France

Week-end à Chartres

Vendredi 22 et samedi 23 septembre 2017

C’est encore nous ! Finalement, vous n’aurez pas été très longtemps sans lecture…

En fait, nous venons de fêter l’anniversaire de Pépère avec presque un an de retard. Je lui avais offert une heure de pilotage ULM et comme nous n’avions pas encore eu les conditions favorables pour faire cette activité, c’est vendredi qu’il a pris les commandes de son petit engin. C’est à côté de Chartres que cela se passait et bien sûr, nous nous sommes dit qu’il serait bien sympathique de se faire une petite visite de Chartres…

Vraiment, pas de regrets car nous avons passé des moments absolument géniaux. J’espère que vous allez, vous aussi, apprécier la visite. Pour commencer quelques photos de notre jeune pilote (entendez par là qu’il n’a pas beaucoup d’heures de vol à son actif !) à bord de son ULM puis de belles images de Chartres sous le soleil. Capitale du grenier à blé de la France qu’est la Beauce, c’est aussi un symbole grâce à sa cathédrale qui fut édifiée entre les 11è et 12è siècles. Elle attire de nombreux touristes du monde entier, particulièrement pour ses vitraux des 12è et 13è siècles qui constituent la plus importante collection de France. Le « bleu de Chartres » est une spécificité de ses vitraux. Ne vous étonnez pas de la voir sur nombre de nos photos, elle est tellement imposante et belle qu’elle attire toujours le regard  ! Il est bien agréable aussi de se promener dans le vieux Chartres ce que nous avons fait sans modération…

Sans le savoir, nous avons pu assister à un spectacle grandiose, « Chartres en Lumières », qui se déroule d’avril à octobre, de 9h du soir à 1h du matin, sans discontinuer. Je ne saurais que trop vous conseiller d’aller y faire un tour. La Cathédrale, déjà splendide comme je vous le disais, devient alors féérique ! Blandine nous a fait des clichés extraordinaires, ne ratez surtout pas le diaporama dédié à Chartres la nuit ! Non seulement la cathédrale est mise en valeur mais d’autres monuments le sont aussi, telles la médiathèque, la chapelle Sainte-Foy et bien d’autres encore. Nous étions tellement éberlués par ces spectacles et surtout, il faut bien le dire par celui de la cathédrale que nous sommes revenus pas moins de 3 fois pour l’admirer. Fort heureusement d’ailleurs car au départ, nous n’avions pas remarqué que le spectacle était aussi sur les façades Nord et Sud…

Avant de repartir, cet après-midi, nous sommes allés visiter une curiosité bien sympathique : la maison Picassiette. C’est une maison complètement recouverte (intérieur comme extérieur) de débris de faïence. Raymond Isidore, son propriétaire surnommé « Picassiette », a consacré une grande partie de sa vie à la réalisation de cette maison. Il passa 29000 heures à la décoration et utilisa 15 tonnes de débris de vaisselles et de verres multicolores, qu’il allait chercher dans les décharges publiques. Ses créations ont commencé en 1930 et se sont achevées en 1964 à sa mort. Elle n’a pas été sans nous rappeler la maison du Facteur Cheval !

Nous espérons que ce « petit week-end » vous aura plu et vous donnera l’envie d’y aller !

Pour voir Chartres de jour, c’est ici.

Pour voir Chartres en Lumières, c’est là.

Quant à la maison Picassiette, elle est ici.

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Week-end à Nancy

3, 4 et 5 juin 2017 – Week-end de Pentecôte

Un week-end prolongé, une météo plutôt bonne, il n’en faut pas plus pour nous donner des envies de découvertes !!! Nous nous sommes donc mis, vendredi soir avec Blandine, à la recherche d’un endroit intéressant et pas trop éloigné à visiter : Arras, pas d’hôtel à prix abordable, même en s’éloignant – Cherbourg, même problème – finalement, pourquoi pas Nancy, certes un peu plus éloigné mais avec un bon potentiel de belles choses à voir et entre autre, la célèbre Place Stanislas ? Vite, vite, chercher un hôtel que l’on trouvera super bien placé et pas très cher. On est parti !

De Nancy, on connaissait bien sûr la Place Stanislas et aussi les bergamotes… mais nous avons découvert quelque chose que nous adorons depuis que de très bons amis nous l’ont fait découvrir, c’est l’Art Nouveau…

L’Art nouveau à Nancy, c’est le musée de l’Ecole de Nancy, des quartiers comme Saurupt avec des maisons souvent un peu folles, la Collection Daum au musée des Beaux-arts,….

A l’approche du XXe siècle l’Art nouveau connaît un développement exceptionnel et international. A Nancy, l’Art nouveau prend le nom d’Ecole de Nancy, ou Alliance provinciale des industries d’art, grâce notamment à la figure emblématique d’Emile Gallé. Verrerie, mobilier, vitrail, céramique, cuir, ferronnerie, architecture, etc., participent à ce vaste mouvement de rénovation des arts décoratifs qui marque encore aujourd’hui la ville de Nancy.

Quant à la célèbre Place Stanislas, elle impressionne, c’est sûr ! Par sa grandeur déjà, mais aussi par sa magnificence, véritable joyau de l’architecture du 18ème siècle (classée au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco). Entourée de grilles finement ouvragées et rehaussées d’or, de fontaines majestueuses, on a pris un plaisir immense à en faire le tour…

Fontaine

Nous sommes arrivés vers 14h00, ce qui nous a laissé tout l’après-midi pour commencer nos pérégrinations. Evidemment, comme nous étions à 10mn à pied de la Place, nous avons commencé par là puis nous avons continué vers la vieille ville (avec le Palais Ducal édifié au 16ème siècle, résidence des ducs de Lorraine et la Porte de la Craffe, élément de fortifications le plus ancien de Nancy, datant du 14ème siècle). Avant de voir tout cela, nous avons fait un détour par le très joli parc de la Pépinière, bouffée de verdure au milieu de la ville.

La roue

Pour voir cette première journée de découverte, c’est par ici.

La météo s’est un peu trompée pour la journée de dimanche qui aurait dû être plus belle que la veille… Hélas, vous verrez que le ciel est bien plombé et que le vent frais nous a surpris… Nous avions prévu une balade en petit train pour un circuit « Art Nouveau » et comme nous n’avions pas particulièrement regardé par la fenêtre avant de partir, nous avons commencé la balade un peu frigorifiés. Heureusement, nous avions pris nos vêtements de pluie, au cas où, et nous avons été heureux de les enfiler pour couper le vent… Cela ne nous a pas empêché d’apprécier cette promenade plutôt reposante ! Dommage, nous ne pouvions descendre du petit train pour des raisons de sécurité, les photos ont donc été un peu difficiles à prendre… J’ai essayé de répertorier toutes ces belles demeures, qui datent pour la plupart du début du 20ème siècle, afin que vous puissiez aller chercher de plus amples infos si le cœur vous en dit… Je ne voudrais pas lasser tout le monde avec des pages d’explications !

Maison Bergeret

De retour Place Stanislas, nous sommes rentrés au Musée des Beaux-Arts, très beau. Nous avons particulièrement aimé la superbe collection de verreries Daum.

D’après Dali…

Nous avons consacré l’après-midi à la visite du musée de l’Ecole de Nancy. Situé dans la propriété d’Eugène Corbin, mécène de l’Ecole de Nancy, le musée et son jardin recréent les ambiances décoratives de l’époque. Nous y avons vu les œuvres d’artistes comme Majorelle (artiste décorateur et ébéniste), Gallé (maître verrier, ébéniste et céramiste), Gruber (décorateur et peintre verrier)… nous ne savions plus où donner de la tête ! Un régal.

Salle à manger

Nous étions partis dans l’idée de voir la villa Majorelle avant d’aller visiter le musée mais hélas, la villa est entièrement « emballée » pour travaux de rénovation. C’est bien notre veine !!!

Tout ce grand tour nous a permis de voir de belles choses au gré des rues et des parcs et c’est avec satisfaction que nous avons regagné notre hôtel en début de soirée avant d’aller se restaurer juste à côté dans un excellent resto. Elle est pas belle la vie !

Cliquez par ici pour voir cette deuxième journée.

Nous avons repris la voiture vers 10h lundi matin afin de ne pas rentrer trop tard dans la grosse circulation d’un retour de WE prolongé. Nous avons fait un stop à St Dizié (circulez, y’a rien à voir !) afin de se délasser un peu et de s’offrir une petite collation.

Prochain rendez-vous à la fin de ce mois pour le début de nos aventures canadiennes et américaines… J’espère vous retrouver fidèles au poste !

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Promenade à Brest

Vendredi 27 mai 2017

C’est avec un peu de retard que je vais vous raconter cette journée car depuis, nous sommes rentrés à Achères… Vu les prévisions de Bison futé (enfin, c’est ce que l’on dit !), nous avons préféré avancer notre retour d’une journée, avec raison car la circulation était fluide.

Revenons à vendredi où nous avions décidé, sur les conseils avisés de nos proches, de découvrir un très bel espace à Brest : le plateau des Capucins. Situé au Centre de Brest dans le quartier historique de Recouvrance, sur la rive droite de la rivière Penfeld, cet endroit doit son nom à l’implantation de moines capucins, à la fin du 17ème siècle, dans un couvent construit par Vauban. Un siècle plus tard, à la révolution, les terrains et bâtiment sont réquisitionnés par la Marine et le couvent est transformé en caserne.

Les bâtiments industriels, qui sont aujourd’hui réhabilités, ont été construits au milieu du 19ème siècle pour abriter des ateliers de mécanique de la Marine Nationale. Le port de Toulon ayant pris le pas sur celui de Brest, le site est abandonné au cours des années 1990. C’est donc la première fois que nous pouvons pénétrer dans une partie de ce qui était l’Arsenal de Brest, terrain militaire interdit au public…

L’allée centrale des Capucins

Pour l’instant, seule une médiathèque est installée dans l’énorme atelier, qui a gardé une grande partie des machines-outils dans la travée centrale où les jeunes viennent pour faire du patin à roulettes, danser le hip-hop, les plus jeunes accompagnés par leurs parents. Il faut dire que cet espace n’est ouvert que depuis le début de l’année ! La médiathèque est absolument magnifique (certainement la plus belle que nous ayons vu), Blandine a même fait semblant de bouquiner… Dans un futur proche, salles de cinéma, restaurants et autres boutiques seront installés dans cet immense espace.

La médiathèque

De l’esplanade, la vue est splendide sur le pont de Recouvrance et la Penfeld ainsi que sur l’ancienne prison de Pontaniou, désaffectée depuis 1990. Célèbre à Brest, elle rentrera peut-être dans le projet de réhabilitation de ce quartier.

Pont de Recouvrance

Nous avons bien sûr emprunté le téléphérique de Brest, premier téléphérique urbain à usage de transport en commun en France. Mis en service en novembre 2016, il a eu des débuts difficiles en raison de pannes à répétition mais Dieu soit loué, nous avons fait l’aller-retour sans encombre ! Il relie les deux rives de la Penfeld, départ des Capucins et arrivée en bas de la rue de Siam, l’artère la plus connue de Brest.

Le téléphérique

De retour au Plateau des Capucins, qui surplombe la plus vieille rue de Brest, nous n’hésitons pas, malgré la fatigue et la chaleur, à aller y faire un petit tour. La rue Saint-Malo, c’est son nom, est la seule rue contemporaine de la Révolution à avoir été épargnée par les bombardements alliés. Une association loi 1901, Vivre la rue, l’a tirée d’une destruction quasi certaine. Cela aurait été vraiment dommage car vous verrez, c’est une très jolie rue !

La rue St Malo

Nous avons ensuite quitté le Plateau des Capucins pour nous diriger vers le port de commerce où, nos a-t-on dit, une nouvelle marina a été construite. Nous avons croisé l’Abeille Bourbon, un des plus gros remorqueurs au monde, qui assure la sécurité maritime du rail d’Ouessant. Nous avons ensuite emprunté une très grande jetée pour voir de plus près la marina, sans danger puisque le vent était inexistant !

La Marina

Pour faire ce tour de Brest avec nous, mais sans fatigue, il vous suffit de cliquer ici.

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Dunes et Abers

Jeudi 25 mai 2017

Encore une belle journée qui s’annonçait, ciel bleu d’azur, température agréable si ce n’était un petit vent un peu frais ici en bord de mer… Nous sommes donc partis nous balader sur les dunes et comme la mer était basse et même très basse car c’est la grande marée, le spectacle était d’autant plus beau que les couleurs étaient variées. Un grand nombre de pêcheurs gratouillait dans les rochers pour ramasser des coquillages.

A marée basse…

L’après-midi, nous sommes partis un peu au hasard et finalement dirigés vers les Abers. Après avoir fait un petit stop pour photographier l’église de Lampaul-Ploudalmézeau qui tient son originalité de son clocher-porche datant de 1622 (inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1926), nous avons continué notre route tout d’abord jusqu’à l’Aber Benoît et ensuite l’Aber Wrac’h.  Je ne doute pas de votre savoir, mais au cas où la mémoire de certains faillirait, je vous rappelle qu’un aber « est l’estuaire d’une petite rivière en forme de crique ou d’anse et servant de lieu de relâche pour les bateaux de pêche y échouant ». Quoi qu’il en soit, ce sont des endroits magnifiques où les photographes en herbe que nous sommes se régalent !

Aber Benoît

Aber Wrac’h

Nous sommes ensuite tombés par hasard sur une magnifique chapelle que nous ne connaissions pas et pourtant pas très éloignée de « chez nous » puisqu’elle est située à Plouvien (pour ceux qui connaissent la région). C’est la chapelle St Jaoua dont j’ai trouvé l’histoire très intéressante sur un site internet : https://bualsantjaoua.org/chapelle/site-et-chapelle/, il vous suffit de chercher la chapelle St Jaoua et vous n’aurez qu’à lire l’article (ce serait trop long pour moi, flemmarde que je suis, d’en faire le résumé !). Vous aurez en même temps l’histoire de la jolie fontaine…

La chapelle

La fontaine

Le soir, nous n’avons pas pu résister au plaisir d’aller regarder le coucher de soleil sur la dune….

Au soleil couchant

Si la Bretagne continue de vous intéresser, cliquez ici pour en voir d’autres images.

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Calvaires et enclos

Mercredi 24 mai 2017

Nous continuons la « re »découverte de notre ancienne région avec grand plaisir ! C’est bizarre, nous voyons les choses avec un œil nouveau, peut-être parce que nous nous mettons dans la peau du globe-trotter que nous aimons tant…

Hier, mardi, le temps a été un peu plus gris que les autres jours et nous avons donc décidé de visiter la petite ville de St Renan, qui a vu naitre Benoît Hamon et Nolwenn Leroy… tout de même !! Au 14è siècle, St Renan est beaucoup plus puissante que Brest qui n’est alors qu’un bourg répondant à l’autorité de cette petite ville. En 1681, Louis XIV décide de faire de Brest un grand port royal et transfère le pouvoir de St Renan vers Brest… C’en est fini de sa puissance !

Saint-Renan

Aujourd’hui, le soleil a refait son apparition. Nous devons aller voir mon Papa (97 ans et toute sa tête) dans sa maison de retraite à Dirinon (rappelez-vous la triste affaire Troadec !). Nous en profitons pour faire un petit détour par Plougastel-Daoulas, bien connu pour ses fraises gariguettes mais surtout pour son magnifique calvaire dont la construction date de 1602. Son érection fut décidée à la suite de la disparition de la peste. 171 statuettes donnent vie à ce beau monument, la frise est ornée d’une multitude de bas-reliefs représentant la vie du Christ, il faut du temps pour tout admirer !

Le calvaire

Nous avons continué notre périple jusqu’au Faou, classé parmi les plus beaux villages de France, dont la rue principale est bordée de maisons à encorbellement datant, comme l’Eglise, du XVIè siècle. Dommage, des travaux d’amélioration du centre-ville sont en court et gâche un peu le cadre…

L’église du Faou

Après un bon repas partagé avec mon frère et ma belle-sœur, nous mettons le cap sur Sizun, connu pour son enclos paroissial superbe. Ensemble architectural typiquement breton, situé au centre du village, l’enclos paroissial est un domaine considéré comme sacré par les bretons. Il est généralement  constitué de quatre éléments indissociables : l’entrée monumentale, le calvaire, l’ossuaire et l’église. Ce qui frappe immédiatement l’attention ici, c’est l’Arc de Triomphe, l’un des plus beaux et des plus importants de Bretagne, rehaussé en son centre par le calvaire. L’ossuaire, avec sa belle façade ornée, entre autre, des statues des 12 apôtres, est aujourd’hui transformé en petit musée bien sympathique. L’intérieur de l’église est très beau aussi, particulièrement le maître-autel et son retable ainsi que la chaire à prêcher qui date de 1784…

L’Arc de Triomphe

La femme-serpent

Nous avons terminé cette belle journée ensoleillée et chaude (26°C !) par les retrouvailles avec Papa qui se porte aussi bien que possible.

Pour découvrir toutes ces belles choses, c’est par ici.

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Aux alentours de Tréompan…

Lundi 22 mai 2017

Pas besoin d’aller loin ici pour s’en mettre plein les yeux ! Nous sommes allés à Portsall (qui fait partie de la commune de Ploudalmézeau), joli petit port où s’est, hélas, déroulé l’une des pires catastrophes écologiques de l’histoire : le naufrage de l’Amoco Cadiz, pétrolier de 234000 tonnes. C’était en mars 1978 et cela reste encore dans nos mémoires aujourd’hui. A l’époque, nous habitions à côté de Brest à une trentaine de kilomètres et l’odeur écœurante de pétrole arrivait jusqu’à là. Quand ma sœur m’a appelée pour nous dire ce qui se passait, nous avons compris ! Je me souviens notre émotion quand nous avons découvert les dégâts : une mer d’huile noire avec les pauvres oiseaux marins pris au piège. C’était affreux et fort heureusement ne subsiste aujourd’hui que l’impressionnante ancre qui, malgré ses 20,5 tonnes, s’est brisée sous la force inouïe des éléments déchaînés.

Le port de Portsall peut avoir des aspects totalement différents selon la marée. En cet après-midi ensoleillé, nous avons eu la chance de le découvrir à marée haute avec ses embarcations à flot. Lorsque la marée est basse, les bateaux sont couchés sur le flanc et le spectacle a un tout autre charme.

Quelques kilomètres plus loin, débute la route touristique qui porte fort bien son nom car elle est empruntée par tous les touristes, mais pas seulement, c’est souvent la balade dominicale des brestois… Pas étonnant car c’est vraiment une pure merveille et à chaque fois que nous venons ici, nous « faisons » la route touristique, qu’il fasse beau comme c’était le cas ou que ce soit la tempête ! Nous avons fait une balade à pied à partir de la chapelle St Samson, la chapelle la plus petite et la plus photographiée de Bretagne. Je ne vous en dis pas plus, les images parlent d’elles-mêmes.

Après dîner, nous avons décidé d’aller voir le coucher du soleil depuis la croix du Guiligui qui domine le port de Portsall. Sur ce promontoire, depuis lequel la vue sur le port est magnifique, se trouve un dolmen, sépulture néolithique datant des années 3500 avant JC. Après que le soleil soit tombé derrière l’horizon, nous sommes redescendus sur le port pour revoir cette fameuse ancre dont je vous parlais plus haut. La marée étant basse à cette heure me permet de vous montrer les bateaux échoués dans le port…

Pour continuer la découverte de la côte Nord, cliquez ici.

Petit clin d’œil pour mon cher petit-fils : Alex, la maison que tu voulais acheter pour ta retraite sur la route touristique !!!

 

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Une semaine en Bretagne…

Notre ancien fief…

Dimanche 21 mai 2017

Après des pages et des pages d’articles du monde entier, je me décide enfin à vous faire visiter la région où nous avons vécu un bon nombre d’années (et où Pépère et les filles sont nés… tout de même !) : la Bretagne, particulièrement le Léon, côte des légendes et pays des abers.

Cela fait maintenant presque 30 ans que nous avons quitté cette région et c’est avec un regard nouveau que nous la redécouvrons. Bien sûr, nous y revenons de temps en temps pour retrouver famille et amis mais cette fois, nous avons décidé de faire comme si c’était la première fois.

C’est ici, à Ploudalmézeau que nous avons passé nos 8 dernières années bretonnes. Ma sœur y habite toujours et elle nous reçoit à chacun de nos séjours, à notre grande joie… C’est donc de là que nous allons rayonner.

A quelques centaines de mètres de chez elle, la grande plage de Tréompan et ses dunes nous attirent inexorablement. Le spectacle y est toujours changeant selon la météo et la saison. Au printemps et avec un ciel bleu d’azur, vous allez voir comme c’est beau !

L’après-midi, nous avons pris la voiture pour aller un peu plus loin (enfin, à une vingtaine de kilomètres, pas plus !) car nous avions le souvenir d’un château avec, à l’arrière, un immense champ de rhododendrons incliné en pente douce jusqu’à l’Aber Benoît. Nous avons retrouvé le château, Kerouartz, mais nous n’avons pas réussi à en faire le tour car il est maintenant devenu propriété privé où mariage et fêtes s’y déroulent dans un cadre idyllique. Bien qu’un peu déçus de n’avoir pu admirer nos rhodos dont c’est la pleine floraison en ce moment, il n’empêche que nous avons fait une très belle balade. Le nombre de manoirs et châteaux est incroyable en Finistère et tout naturellement, nous sommes ensuite allés nous désaltérer dans un autre très joli lieu, le manoir de Trouzilit.

Le soir, c’est avec bonheur que nous avons retrouvé Céline chez elle et, comme en Guadeloupe, elle nous a concocté un super bon repas (rougaille saucisses et île flottante…) . Excellente soirée donc, avec ses parents, où l’ambiance n’était pas à la tristesse…

Si la Bretagne vous tente pour y passer vos vacances cet été, n’hésitez pas, le temps maintenant s’est beaucoup amélioré depuis quelques années… Jetez un œil ici pour vous donner une idée de ce que vous pourrez découvrir.

 

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Berck, son festival de cerfs-volants et la Baie de Somme…

Mercredi 5, jeudi 6 et vendredi 7 avril 2017

La météo prévoyait un tel beau temps pour ces 3 jours que nous avons décidé d’aller faire une petite virée, histoire de se maintenir en forme ! Blandine nous a suggéré le festival de cerfs-volants de Berck et nous avons opté pour son idée… Nous n’avons pas regretté une seconde car c’était vraiment un spectacle sympathique et bon enfant.

Berck est une petite ville du Pas de Calais, séparée de la Somme par la frontière naturelle qu’est la baie d’Authie, où se déroule depuis 31 ans un festival mondial de cerfs-volants. Rien d’étonnant à cela quand on voit la plage immense qui borde la ville. Nous avons été gâtés, d’une certaine façon, car le vent était bien présent, idéal pour ce genre de manifestation, un peu moins agréable pour les oreilles ! Nous avons parcouru la plage d’un bout à l’autre et sommes redevenus des enfants tant nous étions enthousiasmés par les couleurs et l’ambiance qui y régnait.

Après 3 ou 4 heures, nous avons décidé d’aller nous balader, toujours au bord de la mer, mais pour aller voir des phoques qui ont élu domicile dans la baie d’Authie. Ils étaient au rendez-vous et batifolaient gentiment.

Le lendemain matin, nous avons décidé d’aller faire un tour au Touquet, trop proche et trop connu pour que nous n’allions pas visiter ! Nous avons trouvé cette station balnéaire vraiment charmante, nous avons fait un tour de marché et flâné dans les rues sous un ciel par moment un peu mitigé.

Nous avons continué par la baie de Somme, Le Crotoy pour commencer, situé d’un côté de l’estuaire de la Somme et St Valéry sur Somme de l’autre côté. St Valéry est plutôt sympa avec sa partie médiévale. En 1431, Jeanne d’Arc, prisonnière des anglais traverse Saint Valery en passant par la porte que nous avons empruntée, puis sera acheminée à Rouen où elle sera brûlée…

Finalement, nous avons beaucoup musardé depuis le matin ! Il était donc presque 16 heures quand nous sommes arrivés à la réserve ornithologique de Grand Laviers, que nous voulions absolument découvrir. Tant pis, nous avons pris notre temps car évidemment, quel régal de pouvoir admirer tous ces oiseaux dans un site vraiment agréable à parcourir et bien aménagé : beaucoup d’observatoires qui garantissent la tranquillité des oiseaux et nous permettent de pouvoir les admirer. Le seul dommage c’est que les « trous » d’observation sont un peu petits et laissent difficilement passer les objectifs photographiques !

Nous avons quitté la réserve à 19h00 et du coup, nous avons prolongé notre escapade d’une journée ! Nous avons trouvé un hôtel à Abbeville, à 5 km de la réserve, parfait donc…

Le lendemain matin, nous avons profité de cet allongement de séjour pour aller découvrir Le Tréport, joli petit port de pêche, où nous avons profité d’un funiculaire gratuit (eh oui, ça arrive encore !) pour monter en haut des falaises. Là, la vue était splendide et nous avons fait une belle balade à pied. Le beau temps était toujours au rendez-vous, nous avons été vraiment chanceux !

De l’autre côté de la rivière « Bresle » qui fait frontière entre la Seine Maritime et la Somme, se trouve la petite ville de Mers Les Bains. Les villas Belle Epoque et Art Nouveau qui s’alignent le long de l’esplanade, face à la plage, sont magnifiquement préservées.

J’espère que cette escapade, que vous pourrez découvrir en cliquant ici, vous plaira autant qu’à nous ! En tout cas, moi, j’avais envie de partager tout cela avec vous…

 

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ESCAPADE EN POITOU-CHARENTES

Du jeudi 9 au dimanche 12 mars 2017

C’est depuis Madrid ou Tolède que j’aurais dû vous envoyer cet article mais le sort (ou plutôt les contrôleurs aériens) en ont décidé autrement ! Nous avions en effet projeté une petite semaine ibérique mais les grévistes nous ont obligés à changer nos plans. Après l’annulation pure et simple de notre vol (et par là-même, l’annulation de tout notre voyage, à la dernière minute bien sûr), nous étions tellement déçus que nous avons décidé de partir quand même. Après avoir jeté un œil à la météo, nous nous sommes décidés pour la région Poitou-Charentes, que nous ne connaissions pas… Au lieu d’une semaine, nous ne sommes partis que 4 jours (les prix ne sont pas tout à fait les mêmes quand on reste dans l’hexagone) mais nous nous sommes quand même bien régalés.

Jeudi 9 : nous sommes arrivés à la Rochelle en milieu d’après-midi et dès notre installation à l’hôtel, nous sommes partis à la découverte de cette très jolie ville. Nous avions environ 1km600 à parcourir pour arriver au vieux port, mais par une promenade en bord de mer très agréable. Nous avons pris un réel plaisir à flâner dans son vieux port fortifié et à arpenter ses vieilles rues bordées d’arcades. Notre hôtel était situé sur le front de mer ce qui nous a permis de constater l’amplitude des marées assez impressionnantes. Pour voir les photos, c’est ici.

Vendredi 10 : Cap sur l’île de Ré. Cette journée nous a complètement emballés car non seulement il a fait une vraie journée de printemps mais ce que nous y avons découvert nous a vraiment charmés. Nous avons fait le tour de l’île en longeant la mer (et ses parcs à huitres) par de petites routes bordées de mimosas en fleur. Nous avons fait un stop à l’ancienne abbaye des Châteliers, fondée au 12è siècle puis, plus loin dans un village nommé La Flotte dont le port est le plus ancien de l’île.

Nous avons consacré plus de temps à Saint-Martin-de-Ré, le bourg le plus important, jadis place militaire puissante et port actif, bien à l’abri derrière ses impressionnantes fortifications, datant du début du 17è siècle, classées au patrimoine mondial de l’Unesco. L’église St Martin (15è siècle) possède un clocher du haut duquel, si vous êtes courageux, vous pouvez admirer un panorama à 360°. Pépère l’a été et a gravi les 117 marches d’un escalier épouvantablement étroit et dangereux pour pouvoir vous offrir de belles photos ! Nous avons continué notre visite au hasard des rues et sommes parvenus jusqu’à la Citadelle que l’on ne visite pas car c’est la plus grosse centrale de détention de France pour les longues peines… Elle servait déjà de prison sous l’Ancien Régime et c’est d’ici que le capitaine Dreyfus, Guillaume Seznec et le célèbre Papillon partirent pour le bagne de Cayenne. On peut quand même parcourir les bastions du front de mer, ce qui donne un bon aperçu du gigantisme de cette citadelle.

Nous avons ensuite découvert, le long de la route, quelque chose que nous n’avions encore jamais vu : les écluses (ou pêcheries). Ce sont de vastes pièges à poissons en forme de fer à cheval. Elles sont réalisées en pierre sèche et cimentées naturellement par les huîtres et les balanes. A marée montante, les poissons y pénètrent et sont piégés lorsque la mer redescend. Leur présence sur l’île de Ré est très ancienne, sans doute depuis le Moyen Age. Vers 1870, on comptait 140 écluses réparties le long des côtes rocheuses de l’île. Mais, après de nombreuses tempêtes, un grand nombre d’entre elles ont été détruites et non reconstruites.

Ars-en-Ré fut notre arrêt suivant, autre petite bourgade sur notre route, puis le phare des baleines qui doit son nom au fait qu’à l’époque romaine des centaines de baleines seraient venues s’échouer dans le coin.

La fin de notre circuit fut consacrée aux marais salants. Nous avons aperçu un saunier qui travaillait et nous nous sommes donc approchés. Il nous a gentiment expliqué sa façon de travailler à l’ancienne. Il faut savoir qu’il ne reste que quelques sauniers traditionnels et que c’est un métier très difficile, soumis aux aléas des conditions météorologiques… Nous lui avons acheté du sel ainsi que de la fleur de sel et j’ai été vraiment ravie de cette visite inattendue !

Pour partager cette belle journée avec nous, c’est par ici.

Samedi 11 mars : nous avons décidé de descendre jusqu’à Rochefort et de dormir à Marennes. En route, je voulais absolument voir les cabanes de pêcheurs disséminées le long de la côte car je trouve que c’est extrêmement photogénique… Mais il nous a fallu les chercher car finalement, beaucoup d’entre elles ont été détruites par les tempêtes… Nous avons fini par les trouver et j’ai pu m’éclater en les photographiant. Cette pêche s’appelle la pêche au carrelet, du nom du grand filet carré descendu horizontalement au moyen d’un treuil depuis un ponton qui avance en mer et sur lequel est construite une cabane.

Nous sommes allés ensuite à la pointe de la Fumée d’où l’on peut voir l’île d’Aix, le Fort Boyard, l’île d’Oléron, La Rochelle etc…

Rochefort nous a un peu déçus, car à part l’Arsenal, l’Hermione (que nous avons vu à Brest dans un décor bien plus grandiose) et la corderie royale le reste nous a paru tristounet ! Mais c’est notre propre opinion…

La corderie royale est un beau bâtiment construit par Colbert en 1666. Cet édifice de 374 mètres de long servait à assembler des fils de cordage faits avec du chanvre pour les navires de guerre.

Nous nous sommes arrêtés vers le pont transbordeur de Martrou (hélas en cours de restauration, il ne fonctionnait donc pas), classé monument historique depuis 1976. Ouvrage d’art datant de 1900, c’est le seul qui subsiste sur les cinq qui ont été construits en France. Il est long de 176 mètres et domine la Charente de plus de 50 mètres. Pour comprendre le fonctionnement, je vous ai mis un croquis de l’ouvrage après restauration.

Nous avons continué notre route vers Marennes et à notre grand étonnement, nous avons vu beaucoup de nids de cigognes (habités) sur les pylônes électriques. Marennes n’est pas très intéressante en soi, mais les villages ostréicoles alentours tels « La Grève » ou « La Cayenne » avec leurs bateaux et leurs cabanes aux couleurs vives sont très sympa à visiter et font le bonheur des photographes !

Nous avions un hôtel en bord de mer vraiment superbe et c’est après un bon repas (ou Pépère s’est une fois de plus régalé avec des huitres) et une bonne nuit que nous avons repris la route pour Achères car le temps était à la pluie et nous n’avions pas envie de payer un hôtel pour y rester enfermés toute la journée…

Pour voir cette dernière journée, cliquez ici.

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VISITE DE PROVINS

Lundi 31 octobre 2016

Les prévisions météo étaient bonnes pour ce dernier jour d’octobre et nous avions décidé d’aller découvrir Provins, ex-capitale des Comtes de Champagne, inscrite depuis 2001 au Patrimoine Mondial de l’Unesco. La météo a tenu ses promesses et nous avons eu une journée splendide bien qu’un peu fraîche ! Comme le disait notre ami Jean-Marie, nous aimons battre la Champagne en ce moment !!!

Provins est célèbre pour ses fortifications médiévales entourant la ville. L’enceinte de la ville haute, longue de 1 200 mètres et comportant 22 tours aux géométries variées, fut construite au 13è siècle.

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Elle reste aujourd’hui la partie la mieux préservée, mais quelques beaux édifices sont encore remarquablement bien conservés à l’intérieur des remparts : la tour César, la grange aux dîmes, la maison romane, le caveau du St Esprit (ancien hôpital), etc… que vous pourrez voir sur le diaporama. Elle est aussi célèbre pour ses « foires de Champagne ».

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Les comtes de Champagne qui gouvernent la région comprennent dès l’An 1000 l’importance économique du commerce à longue distance, et savent tirer parti de sa situation géographique. Provins est un carrefour de routes, où convergent 9 chemins principaux et 11 secondaires. Ce site permet à la foire, deux fois par an, de devenir un des hauts lieux du commerce en Europe, particulièrement aux XIIe et XIIIe siècles. Cette période du commerce florissant s’achève progressivement au cours du XIVe siècle, lorsque les routes du commerce européen évoluent avec le passage des Alpes par les cols, et l’utilisation accrue du détroit de Gibraltar.

Nous sommes aussi allés faire un tour dans la ville basse, sans s’y attarder car il était temps de reprendre la route !

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Nous avons passé une bien belle journée et j’ai pu à nouveau essayer ma nouvelle hanche !!! J’ai même réussi à monter sur les remparts ! Trop heureuse…

Si vous voulez partager une de nos nouvelles découvertes, c’est par ici.

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