Petit week-end à Boulogne sur Mer

Plongée dans Nausicaa…

Samedi 8 et dimanche 9 février 2026

Nous avions acheté, grâce au C.E. de Blandine, des billets pour l’aquarium de Boulogne sur Mer, Nausicaa… Ces billets étaient valables jusqu’en juillet 2026 mais nous avons tellement de choses programmées d’ici là que nous avions peur de ne pas pouvoir « caser » cette sortie dans notre agenda !!!

La météo semblant clémente, nous nous sommes décidés très vite : demain, on y va ! Aussi vite dit, aussi vite fait ! Nous avons fait route sous le soleil jusqu’a Boulogne mais dès notre arrivée, pluie 😲!!! En fait, pas trop de problème puisque nous serons enfermés, mais quand même, difficile de faire des projets en suivant la météo…

Après s’être bien restaurés dans un restaurant du centre ville (c’est fou les portions servies dans le Nord !), nous nous sommes rendus dans ce magnifique aquarium, le plus grand d’Europe, qui se classe 5ème dans la hiérarchie mondiale. C’est aussi le plus grand centre européen d’élevage de coraux. Nausicaa dispose d’une biodiversité extraordinaire. Le site abrite une variété d’espèces marines, allant des magnifiques poissons colorés aux majestueuses tortues marines en passant par les fascinantes méduses (sans oublier une énorme raie manta). Bref, beaucoup de merveilles à découvrir et je dois vous dire que nous nous sommes régalés et que nous n’avons pas vu passer les 4 heures pendant lesquelles nous avons déambulé… Nous avons bien sûr pris beaucoup de photos, bien qu’il ne soit pas facile de photographier dans un tel endroit !

Quand nous sommes sortis, il faisait toujours aussi maussade, avec des averses intermittentes mais comme il était plus de 18h, nous avons pris un peu de repos à l’hôtel et avons dîné dans un autre restaurant que celui du midi, très bon aussi !

Le dimanche matin, le temps, sans être magnifique était tout à fait propice pour une balade en ville. Nous ne nous étions pas tellement documentés sur cette ville, sinon qu’il y avait du street art, chose que nous aimons beaucoup. A notre grande surprise, la vieille ville de Boulogne-sur-Mer possède un ensemble étonnant de fortifications. Depuis le IIe siècle, la cité installée à une position stratégique cherche à se défendre des envahisseurs. Elevées entre 1227 et 1231 par le Comte Philippe Hurepel, fils du roi Philippe Auguste, les fortifications actuelles sont venues se superposer aux enceintes successives du camp romain de la « Classis Britannica ». Aujourd’hui encore, Boulogne-sur-Mer constitue l’un des sites fortifiés du moyen-âge les plus représentatifs de la région Hauts de France. On en apprend tous les jours, c’est pourquoi nous aimons tellement voyager ! Nous sommes donc partis découvrir tout ceci avec un réel plaisir. Nous avons fait le tour des remparts et nous avons beaucoup aimé notre balade d’autant que le temps s’est maintenu au beau…

Comme je vous le disais, nous avions prévu de découvrir le street Art et c’est ce que nous avons fait ensuite. Depuis quelques années, à l’occasion du festival « Parcours d’Art urbain – Street art », Boulogne-sur-Mer laisse carte blanche à des artistes urbains, d’ici et d’ailleurs, pour qu’ils livrent leur vision de la ville. Si beaucoup d’entre eux exposent dans les galeries du monde entier, ils ont tous débuté dans la rue et participent, chacun à leur façon, à l’émancipation de la culture urbaine. Une vraie galerie à ciel ouvert. Par contre, toutes ces oeuvres sont disséminées dans la ville et il est difficile de tout voir en très peu de temps… nous avons donc choisi les quartiers où elles étaient le plus concentrées.

Nous avions prévu de quitter le boulonnais vers 15h/15h30 de façon à rentre chez nous avant la nuit, il nous restait du temps pour aller jusqu’au Cap Gris Nez situé à une petite trentaine de kilomètres. Mais avant, pas question de quitter Boulogne sans aller jeter un coup d’oeil à ses ports (plaisance et pêche). Le port de pêche de Boulogne est quand même le plus important de France !

Direction le Cap Gris Nez ensuite, d’où l’on a pu entr’apercevoir au loin la côte anglaise… certes il fallait de bons yeux mais quand même ! Quand on parle Cap Gris Nez, on pense évidemment Cap Blanc Nez, que nous avons aperçu au loin mais hélas, le temps nous manquait pour pousser jusqu’à là. De plus, nous aurions vu certainement un peu la même chose, donc on s’est dit que ce serait pour une prochaine fois 😜

Et voilà encore un petit week-end comme on les aime, et que je partage avec vous avec grand plaisir !

A bientôt pour Istanbul !

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Une quinzaine en Martinique (11)

Autour de chez nous…

Vendredi 23 et samedi 24 janvier 2026

Et voilà cette quinzaine qui touche à sa fin… Demain, c’est le grand départ pour la Métropole ! Décollage prévu à 18h25, ce qui nous laisse encore un peu de temps, mais comme il faut que l’on rende les clés de notre petit paradis à 10h00 demain matin, la journée est bien compromise. C’est souvent le cas, on a l’habitude !

Depuis notre journée dans le Nord, le temps ne s’arrange pas, loin de là ! Nous avions de toute façon décidé de rester ici pour profiter de notre agréable maison, la seule sortie que nous avions prévue étant d’aller faire un tour à la rhumerie des Trois-Rivières afin de faire quelques achats à la boutique, dont une bouteille de rhum pour nos derniers apéros… 🤫.

Malgré le temps incertain, nous avons profité de la piscine pendant les séquences sans nuages ! Dès notre arrivée à la rhumerie, la pluie a commencé à tomber, c’est incroyable ces changements de temps si rapides ! Heureusement, cela n’a pas duré très longtemps et du coup, nous avons profité de cette accalmie pour aller ensuite vers le petit port de Trois-Rivières, qui, tout comme la rhumerie se trouve à proximité de notre résidence. C’est très mignon, et comme souvent ici, très photogénique… Avant de rentrer, Gilbert nous a déposées à notre plage (où, à peine arrivées, nous nous sommes pris une saucée qui, heureusement n’a pas duré) et nous sommes rentrées à pied (comme je vous l’avais dit, ce n’est qu’à 5mn d’ici).

Aujourd’hui, nous n’avons pas bougé. Un peu de ménage ce matin, puis nous avons réussi à faire un plouf dans la piscine, le seul de la journée car la pluie n’a pratiquement pas cessé ! Je crois que c’est la pire journée au niveau de la météo… Nous avons discuté avec Marie-Pierre, la propriétaire, qui nous a confirmé que c’était une météo tout à fait anormale, mais que comme partout, il était maintenant impossible de tabler sur un temps « normal »… changement climatique, n’en déplaise à Donald !!!!

C’est le dernier article pour cette fois, normalement, vous aurez à nouveau de la lecture courant mars, depuis la Turquie… A bientôt donc ! 🙋‍♀️

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Une quinzaine en Martinique (10)

Domaine d’Emeraude et Saint-Pierre

Jeudi 22 janvier 2026

Ce que je vais vous raconter dans cet article s’est passé hier… mais nous sommes rentrés tard et fatigués, aussi nous avons choisi de remettre à demain ce que l’on aurait pu faire le jour même 😜!

Quelle journée mitigée nous avons vécue ! Nous avions prévu de visiter les Jardins de Balata, un incontournable de la Martinique mais hélas, c’était sans compter l’affluence des visiteurs, à tel point qu’il a été impossible de stationner alentours. Il faut dire que rien n’est encore fait pour accueillir autant de touristes et ici, en l’occurrence, avec un parking qui doit pouvoir contenir une cinquantaine de voitures au maximum, c’est mission impossible. De plus, la route étant très escarpée, puisque nous sommes en montagne, nous avons donc jugé trop dangereux de se garer sur les bas côtés. Comme tout commençait bien, la pluie s’est invitée et du coup, nous avons passé notre chemin !

Frustrés mais quand même combatifs 💪, nous avons continué notre chemin montagneux… notre destination finale étant Saint-Pierre, nous étions sur la bonne voie. A un moment donné, nous avons vu un site appelé « Domaine d’Emeraude » qui a attiré notre attention. Blandine s’est précipitée sur le guide et le descriptif étant flatteur, nous nous y sommes arrêtés. Ce domaine comprend environ 24ha de forêt tropicale humide avec un pavillon d’explication de tout ce que l’on peut y découvrir, tout cela très bien fait. Trois sentiers plus ou moins longs, bien aménagés, décrivent une boucle dans la forêt et permettent devraient permettre d’observer arbres, oiseaux, fleurs, insectes, papillons etc… De quoi nous mettre l’eau à la bouche ! Hélas, à peine commencé notre parcours, la pluie a commencé et s’est intensifiée à tel point que nous ne pensions qu’à une chose, arriver au bout de cette galère ! Malgré nos parapluies, nous étions trempés comme des soupes, inutile de vous dire que l’observation de tout ce qui nous entourait était le moindre de nos soucis !!! Nous sommes arrivés sains et saufs (sans glissades ni chutes 😮‍💨)… Nous avons finalement bien rigolés de notre « mépot » ! Malgré tout, en début de balade, j’ai pu prendre quelques clichés qui vous montreront que nous avons raté quelque chose de très chouette !

Pas de quoi décourager Les z’arnaud cependant et nous avons continué pour suivre notre programme ! Nous sommes arrivés à Saint-Pierre… sous le déluge, la météo continue elle aussi son programme… Nous avons patienté dans la voiture que la pluie se calme et avons enfin pu commencer notre visite de cette ville martyre !

Située sous un des versants de la funeste Montagne Pelée, la ville fut détruire lors de l’éruption volcanique de 1902. Ce jeudi 8 mai, tout là-haut, le volcan s’apprête à exploser sous la pression des gaz magmatiques. Alors que l’on prépare la commémoration de l’Ascension du Christ, une nuée ardente décime la population de Saint Pierre en 2 minutes et coule une quarantaine de navires marchands restés piégés dans la ville et sa rade au nom d’un scrutin qui n’aura jamais lieu… Sur les 30 000 habitants qui ont péri dans la catastrophe (une explosion dix fois plus forte que la puissance de la bombe d’Hiroshima paraît-il), seuls 3 en réchappent dont le célèbre prisonnier Cyparis, enfermé dans son cachot.

De la Montagne Pelée, nous n’avons vu que les nuages qui la recouvrent, mais nous avons pu faire le tour de la ville, en commençant par les ruines disséminées un peu partout. Le « mémorial de la catastrophe de 1902 » qui abrite le musée Franck A. Perret est très intéressant, surtout quand la pluie recommence à tomber fortement ! Nous n’étions donc pas les seuls à faire la visite 😂… Nous avons cependant trouvé très émouvant tous ces objets exposés retirés des cendres.

Durant notre découverte du musée, la pluie a cessé, ce qui nous a permis de continuer la visite de la ville actuelle. Nous avons parcouru les rues bordées de maisons reconstruites, pour la plupart sur les ruines, et nous sommes allés jusqu’à la cathédrale Notre Dame de l’Assomption, presque intégralement détruite en 1902, seule une partie de la façade restant en élévation. Elle sera reconstruite à l’identique en 1924.

Nous avons repris la route, les nuages toujours aussi menaçants, en passant par le petit bourg de Case Pilote. Dès l’arrivée aux abords de Fort de France, la circulation devint si intense jusqu’à Sainte-Luce que nous avons mis 2h30 pour faire nos 60 kilomètres entre St Pierre et ici !

Aujourd’hui, c’est repos des guerriers, l’eau nous manque (pas la pluie je vous rassure qui elle, arrive d’averses en averses) car ce sont les robinets qui sont taris !!!! On ne sait pas quand ce sera rétabli, coupure probablement due à un excès de pluie ayant endommagé quelques canalisations. C’est un comble ! Heureusement, nous avons la piscine pour nous servir de chasse d’eau et de baignoire 😂😂

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Une quinzaine en Martinique (9)

Sainte-Anne

Mercredi 21 janvier 2026

Après la journée « grande visite » d’hier, nous avons privilégié le farniente autour de la piscine !!! Mais tout de même, nous avons bougé un peu ce matin… Nous nous sommes dirigés vers un des villages les plus connus de Martinique, où nous avions séjourné lors de notre premier séjour, j’ai nommé Sainte-Anne.

Situé à une petite vingtaine de kilomètres d’ici, c’est un très joli village, très animé comme vous pouvez le deviner ! En nous y rendant, nous sommes tombés sur un accident incroyable ! A l’entrée d’un hameau, 2 voitures ont trouvé le moyen de se rentrer dedans, et je ne vous explique même pas l’état des voitures… Une grosse Audi et une autre plus ancienne, complètement disloquées toutes les 2. On se demande comment ils ont pu faire de tels dégâts ! Cela venait de se produire, il n’y avait aucun secours ni police, nous ne savons pas s’il y avait des blessés, mais cela fait peur ! Nous avons déjà remarqué que les autochtones sont très dangereux au volant, heureusement que Gilbert fait très attention mais hélas, quelquefois, on n’y peut pas grand chose !

Heureusement, la beauté des paysages et de Sainte-Anne nous a fait oublié cet incident… ou plutôt cet accident ! Nous voulions acheter quelques légumes au marché, là où nous allions à l’époque, mais comme partout, c’est assez désolant de voir l’état des marchés martiniquais ! Quand il y en a, 3 ou 4 légumes et fruits se battent en duel, mais aujourd’hui, alors qu’il était moins de 10h, il n’y en avait plus du tout ! Seuls les marchandes d’artisanat étaient encore là. Dommage, tous ces marchés animés contribuaient au charme de cette belle île !

Je pense que la plage la plus connue de la Martinique est sans conteste la plage des Salines, aussi, nous avons voulu allez y faire un tour. Je ne vous explique pas la galère pour se garer ! Il nous a fallu prendre un chemin caillouteux et boueux (à cause des pluies qui tombent quotidiennement) et parcourir au moins 500 mètres pour trouver un espace où se garer, tout était déjà blindé sur la route d’accès ! De la folie, et entre nous soit dit, la plage n’a rien d’idyllique car la bande sableuse est vraiment minime ! Bref, il faut vraiment vouloir aller aux Salines, mais après tout, il faut de tout pour faire un monde !

A la fin du diaporama, vous verrez une petite grenouille et quand je dis petite, elle est vraiment minuscule ! Elle fait à peu près la taille d’un ongle et nous l’avons découvert par hasard… du coup, on s’est aperçu qu’il y en avait beaucoup, mais nous ne les avions pas remarquées ! D’ailleurs, Blandine s’est rendu compte ce matin qu’elle en avait une… écrabouillée sous sa tong ! Imaginez, Blan qui ne supporte pas d’écraser la moindre bestiole… Je n’ai pas pu résister au plaisir de vous mettre aussi mon petit colibri que j’ai réussi à photographier cet après-midi.

Nous avons une fois de plus profité de notre piscine et de notre chouette environnement cet après-midi, nous sommes donc toujours aussi heureux ! Vive les vacances 😊

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Une quinzaine en Martinique (8)

La presqu’île de la Caravelle et Sainte-Marie

Mardi 20 janvier 2026

Pour la première fois depuis que nous sommes ici, nous avons passé la journée sur la route… Malgré le temps plus que maussade ici ce matin (beaucoup d’averses) nous avons pris la voiture pour nous rendre dans le Nord-Est de l’île, à savoir jusqu’à Sainte-Marie. Ce n’est pas tant les kilomètres qui comptent (une cinquantaine) mais plutôt l’état des routes ! Nous sommes passés par le centre de l’île (donc la montagne) pour éviter les embouteillages incontournables de la N5, du coup, ce sont virages et dénivelés qui ralentissent la vitesse…

Nous avons vu de beaux paysages sous le soleil… et sous la pluie ! Nous avons commencé par nous rendre sur la presqu’île de la Caravelle, avec le petit village de pêcheurs de Tartane et sa très belle plage (Sophie, ça ne te rappelle rien ? les jolies femmes de pêcheurs qui viennent attendre leurs maris dans une ambiance joyeuse et décontractée… 😂). La presqu’île s’avance de 10km dans l’océan Atlantique et est constituée par un amas de laves volcaniques anciennes, ce qui offre une superbe variété de paysages et de plages. Son classement en Parc naturel régional de la Martinique lui vaut d’avoir été préservée de la bétonisation.

Toujours sur cette presqu’île, le château Dubuc dresse ses ruines dans un cadre splendide. En 1657, Pierre Dubuc, originaire de Dieppe en Normandie, débarque en Martinique pour échapper aux mousquetaires du roi de France, à la suite d’un duel. En récompense de ses victoires contre les indiens, il prend possession de Trinité et de Tartane à partir de 1671 et se lance dans la culture de canne à sucre, café et tabac. La famille Dubuc prospère, et quelques années plus tard, c’est Louis Dubuc, le petit-fils de Pierre, qui reprend l’habitation baptisée Caravelle qui deviendra le château Dubuc.

La situation, l’importance et les activités du château Dubuc en font une demeure au passé sombre… Sous ses airs de grande habitation sucrière du XVIIIe siècle, on y soupçonne certains agissements de contrebande, des trafics de marchandises et d’esclaves. Certains indices rendent évidentes les pratiques clandestines qui s’y sont déroulées : entrepôts surdimensionnés par rapport à la sucrerie, coffres, cachots d’esclaves…

Abandonné après le passage du cyclone désastreux de 1766, le château Dubuc est classé parmi les monuments historiques depuis 1992.

On peut se rendre au château en voiture jusqu’à un certain point mais ensuite il faut marcher sur un sentier très pentu, descente à l’aller et… remontée au retour ! On a attrapé une bonne suée 🥵 car il faisait très chaud et humide. Malgré tout, nous nous estimons chanceux car nous arrivons toujours à nous mettre à l’abri lors des averses…

Nous avons continué notre route jusqu’à Sainte-Marie où nous avions prévu d’aller déjeuner au restaurant St James car j’en avais gardé un très bon souvenir lors de notre premier séjour en Martinique. Nous avions déjeuné dans une salle très créole, ce qui m’avait beaucoup marquée, mais depuis ils se sont bien agrandis et c’est sous un grand auvent que nous avons pris notre repas… créole bien sûr !!! (boudin antillais, accras de crevettes, colombo de cabri, fricassée de lambi et pour finir, blanc-manger coco).

C’est avec le ventre bien plein que nous avons visité le musée du rhum Saint-James, très plaisant à découvrir. Il retrace l’histoire au travers d’une exposition de photographies et d’anciennes affiches présentant la culture de la canne, les différentes étapes d’élaboration du rhum au vieillissement en fût. Il est situé dans une très ancienne et très belle maison coloniale.

La maison de la distillation retrace l’histoire de l’art distillatoire au travers des différents appareils utilisés selon les époques, de l’alambic aux colonnes à distiller. On y découvre également la cave à Millésimes St James recelant, parmi une collection rare et exceptionnelle, des Millésimes de 1885 à nos jours.

Seul bémol, nous avions envie de faire la balade en petit train à travers les plantations de canne et de bananes mais hélas, il ne fonctionne pas l’après-midi !!!!

Nous sommes rentrés en fin d’après-midi, et tout de suite, petit « plongeon » dans la piscine ! une merveille pour se rafraîchir et pour oublier la fatigue de la journée… Même Pépère commence à y prendre goût !

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Une quinzaine en Martinique (7)

L’Habitation Clément

Lundi 19 janvier 2026

Même si l’on a du mal à quitter notre merveilleux havre de paix et de relaxation qu’est notre maison créole, nous avons programmé la visite de l’Habitation Clément, distillerie bien connue de Martinique. Nous avons quitté la maison vers 8h30 et malgré tout, la circulation était très dense. En fait, il faut éviter la N5 qui va sur le Lamentin (aéroport) et Fort de France qui est saturée à toute heure ! Une fois passé cette zone, tout s’est bien déroulé.

Nous avions déjà visité cet incontournable de la Martinique il y a 30 ans mais maintenant, c’est un véritable parcours touristique parfaitement bien aménagé. Portant le nom de la célèbre famille qui a racheté le domaine et développé la distillerie depuis 1887, l’Habitation Clément constitue un vaste domaine agricole niché dans la commune du François. Au cœur des champs de canne à sucre se déploie un site patrimonial majeur avec sa demeure créole datant du 17e siècle, un centre d’art contemporain et un ensemble dédié au rhum, sa tradition et son histoire.

Tout commence par le parc, enfin, plutôt par l’achat des billets d’entrée 😜! 13€ par personne tout de même (et pas de réduction pour les vieux 😞) mais il faut bien entretenir tout le domaine ! Le parc, donc, est magnifique et est labellisé « jardin remarquable ». Au sein de ce parc, un jardin de sculptures forme un musée à ciel ouvert et il est particulièrement agréable d’y flâner, ce que nous n’avons pas manqué de faire.

Vient ensuite la visite des chais et de l’ancienne distillerie. C’est très bien fait et nous avons apprécié les photos qui jalonnent les murs de la distillerie, avec les noms et les emplois tenus par ces personnes, ce qui donne une âme à ces anciens bâtiments…

La maison principale trône majestueusement au-dessus du domaine, abritée par un bouquet d’arbres. Agrandi au fil du temps d’un étage et de galeries latérales pour la ventilation, ce bâtiment d’architecture créole a conservé toute son élégance. Elle est entourée d’un ensemble domestique composé d’une écurie, d’une cuisine, de la case de l’économe rebaptisée « Bush-Mitterand » en souvenir du sommet franco-américain de 1991 qui y a eu lieu, et de la « case à Léo », ancien hangar à calèches devenu salle d’exposition permanente. 

En fin de visite, nous sommes passés par l’atelier des sens, qui permet de découvrir les arômes des différents rhums de la maison et nous avons terminé bien sûr par une dégustation (très raisonnable je vous assure !) et l’achat d’un petit rhum ambré 😋.

Quelques clichés du François avant de reprendre le chemin du retour et arrêt au restaurant (le 1er depuis que nous sommes ici !) à deux pas de chez nous… Rien d’extraordinaire, marlin trop cuit et tagliatelles qui n’ont rien à voir avec les bonnes « pasta a la vongole » italiennes !!!

Quel bonheur de nous retrouver ensuite dans notre piscine pour nous rafraîchir après tout ce programme… C’est vraiment un plus que nous apprécions tellement qu’il nous coute de partir en balade ! C’est tout dire…

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Une quinzaine en Martinique (6)

Trois Îlets et la Pagerie

Samedi 17 et dimanche 18 janvier 2026

Diantre !!! Pas d’article paru hier, j’en connais qui vont m’en vouloir 😤… Vous allez penser que nous n’avons rien fait hier et en fait, ce n’est pas ça du tout. Hier nous sommes retournés aux Trois Îlets, comme nous l’avions prévu, mais cette fois en partant de bonne heure le matin afin d’éviter la grosse circulation que l’on rencontre constamment ici. Cela nous a permis de trouver une place où se garer et de pouvoir visiter ce petit bourg mignonnet… ce qui nous intéressait surtout, c’était de découvrir l’église dans laquelle l’Impératrice Joséphine a été baptisée en 1763 et où ses parents se sont mariés. Comme nous étions samedi, un marché se tenait sur la place de l’église, coloré à souhait, toujours agréable pour les photos…

Nous avons tout naturellement continué à suivre les traces de Joséphine en visitant le domaine de la Pagerie, situé à quelques kilomètres du village des Trois Îlets. C’est là que naquit, en 1763, une petite fille promise à un fabuleux destin : Marie-Joseph-Rose Tascher de la Pagerie, future Joséphine Impératrice des Français. Joséphine passa ses seize premières années dans le domaine, connu à l’époque sous le nom de « Petite Guinée », qui couvrait alors plus de 300 hectares et abritait 200 esclaves. Le domaine vivait de la culture et de la fabrication du sucre, du café et de l’indigo, exportés vers la France. La maison natale fut en partie détruite par un ouragan en 1766, seuls subsistent aujourd’hui le moulin à bête et la cuisine rénovés. De la sucrerie qui abrita la famille de Joséphine lors de l’ouragan et où elle vécut après celui-ci, il ne reste que des vestiges. Nous nous sommes promenés avec grand plaisir dans ce magnifique endroit très fleuri.

Nous avions prévu de passer par la case Carrefour pour réalimenter notre garde-manger après cette visite. C’est ce que nous avons fait d’ailleurs, mais nous avons été pris dans des embouteillages assez incroyables… c’est que les martiniquais vont pique-niquer tous les week-ends sur les plages et forcément, il n’y a pas 50 routes pour les atteindre ! Bref, cela nous a pris pas mal de temps mais nous y sommes arrivés ! Nous avions prévu de passer l’après-midi à la maison car je dois dire que nous apprécions vraiment beaucoup notre maison et sa piscine !

Hier soir, ce fut soirée barbecue et nous nous sommes bien régalés… 😋

Nous avions aussi décidé de ne pas bouger aujourd’hui, d’une part parce que c’est dimanche et que nous n’avions pas envie de passer des heures dans les bouchons et d’autre part, que nous sommes à mi séjour et qu’il faut penser à la logistique : ménage, lessive…. ce que nous avons fait d’ailleurs, entre deux averses. Par contre, cela ne nous a pas empêchées de barboter agréablement dans la piscine !🏊 et de surveiller la vie animale autour de nous afin de vous faire de belles photos !

Voilà pourquoi, vous n’avez pas eu de nouvelles hier, je me suis dit que je ferais le blog aujourd’hui… et en fait, un peu flemmarde dans la journée, je ne m’y suis mise que ce soir !!!

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Une quinzaine en Martinique (5)

Fort de France

Vendredi 16 janvier 2026

Comme je ne vous l’avais pas dit hier (😂), nous nous sommes décidés pour la visite de Fort de France… Bien équipés de parapluies (nous avons essuyé une énorme averse juste avant de se lever), nous sommes donc partis de bonne heure pour cette visite. Malgré tout, et c’est assez incroyable, les bouchons sont partout… et à toute heure ! Il faut donc s’armer de patience pour prendre la route, mais bon, après tout, nous sommes en vacances, cool…

Fort de France est lovée au cœur de la baie des Flamands, au bord de la mer des Caraïbes et au pied des pitons du Carbet. Les beaux édifices coloniaux et les maisons traditionnelles sont concentrés pour la plupart dans les rues du centre historique. C’est tout naturellement là que nous nous sommes dirigés et avons commencé notre découverte par la magnifique bibliothèque Schoelcher. Présenté à l’Exposition universelle de Paris, en 1889, l’édifice de Pierre-Henri Picq, fut expédié et remonté à Fort-de-France en 1893… incroyable exploit ! Juste à proximité, le pavillon Bougenot (1887) abritait, sous le régime de Vichy, le siège de propagande de l’amiral Robert.

Incontournable, la place de la Savane, communément appelée « la Savane » par les foyalais (pour ceux qui ne le savant pas, ce sont les habitants de Fort-de-France 😜) était l’ancienne place d’Armes. Aujourd’hui c’est le cœur de la ville où toutes les manifestations s’y déroulent et où les habitants aiment à flâner.

Nous avons parcouru une partie de la promenade du front de mer, avec une belle vue sur le Fort St Louis. Une partie seulement car nous avons essuyé une bonne averse… ça refroidit toujours un peu ! Du coup, on s’est dirigé vers la cathédrale et nous venons de nous apercevoir que nous avons raté une grande fresque au sol sur cette promenade (en lisant le guide qui nous aide à élaborer le texte du blog !!!). Et voilà ce que c’est que de ne pas se documenter suffisamment avant de partir !

La cathédrale Saint-Louis, tout comme la bibliothèque Schoelcher, est l’œuvre de Pierre-Henri Picq. Inaugurée en 1895, elle est typique de l’architecture à armature métallique de la fin du 19ème siècle.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le marché couvert où nous avons acheté des fruits et légumes qui pesaient bien lourds. C’est Blandine qui s’est coltinée cette charge et pourtant, nous n’avions pas encore fini notre tour !!! Le marché nous a un peu déçu, nous l’avions visité lors de notre dernier séjour, certes il a bien longtemps, mais aujourd’hui fini les martiniquaises avec leurs jolis costumes et coiffes en madras 😞…

Nous avons terminé notre périple par la cour Perrinon et le théâtre Aimé Césaire. Je peux vous dire que Blandine n’était pas fâchée de revoir la voiture et de poser son chargement dans le coffre !!!

Nous avons passé l’après-midi autour et dans la piscine, ce qui nous a fait le plus grand bien… Même Pépère est allé faire trempette, c’est tout dire !!!

La suite…

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Une quinzaine en Martinique (4)

La plage et Sainte Luce

Jeudi 15 janvier 2026

Pas de pluie aujourd’hui, mais quelques belles rafales de vent… Notre installation pour nous protéger du soleil sous notre pergola a bien tenu ! Nous sommes très fières de notre débrouillardise pour installer nos paréos à l’aide de pinces à linge, ce qui nous permet de faire notre sieste bien à l’abri du soleil, qui tape bien fort !

Vu le beau ciel sans nuages (ou presque), nous sommes enfin allés voir la plage qui se situe à 4mn à pied d’ici, en prenant un petit chemin qui passe au bout de notre terrain. Nous traversons un jardin « créole » et au bout, un chemin carrossable nous y conduit directement. C’est une jolie plage, très peu peuplée ce qui est vraiment agréable. Il y a de l’ombre à souhait et nous y avons passé un bon moment… A réitérer, en apportant le nécessaire pour pouvoir s’y délasser, voire, sait-on jamais, s’y baigner !!!

Nous sommes vraiment en mode relax par rapport à d’habitude (peut-être parce que l’on a déjà exploré cette magnifique île…) ! nous n’avons pris la voiture pour aller voir le village de Sainte Luce que vers 16h00. Il faut dire que Sainte Luce est la commune sur laquelle est situé notre maison… 6km et nous y sommes ! C’est un village de pêcheurs martiniquais qui n’est pas défiguré par le tourisme et c’est bien agréable.

C’est sûr, difficile d’approvisionner le blog quand on est si flemmard, mais on y arrive quand même 😜. Finalement, nous profitons un maximum de la chance d’avoir une piscine rien que pour nous et c’est un vrai plaisir de passer du transat (bien à l’ombre…) à la trempette !

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Une quinzaine en Martinique (3)

Au marché de Rivière Pilote et au Diamant

Mercredi 14 janvier 2026

La météo ne change pas, alternance de soleil et d’averses (grosses averses 🌧️!) et comme cela ne semble pas vouloir évoluer, nous allons faire avec ! Nous avons chacun un ☂️ dans notre sac au cas où… jusqu’à présent, nous ne l’avons pas encore ouvert.

Nous sommes donc partis à Rivière Pilote (j’adore les noms ici) car il y a, paraît-il, un marché intéressant, surtout le samedi. Bon, on n’était pas samedi, et du coup, il n’y avait pas une activité délirante… n’empêche, on a quand même trouvé des fruits et de bons avocats (pas en robe les avocats 😜) et surtout des accras confectionnés par une adorable martiniquaise. C’est un marché couvert construit dans les années 1930, inscrit au titre des monuments historiques depuis 2018. A part ça, il faut avouer qu’il n’y a pas grand chose à voir ! Nous n’étions pas loin de la distillerie La Mauny, nous en avons profité pour nous offrir une petite bouteille de rhum afin de pouvoir déguster un ti punch 🍹 le soir, on est à la Martinique après tout ! Nous avons découvert avec stupéfaction que la nouvelle égérie de la maison La Mauny ressemblait à s’y méprendre à Blandine 😂!

Après un temps de repos sous notre pergola, nous avons repris la voiture pour faire un petit circuit sur la presqu’île des Trois-Îlets, la route des anses. Cette route est bordée d’une succession de baies et de plages, parmi les plus touristiques de l’île, du coup il y a tellement de monde (même en ce moment) qu’il est presque impossible de trouver un endroit où se garer : ce n’est pas faute d’avoir essayer mais nous avons dû abdiquer ! Nous n’avons donc pas pu accéder à la Pointe du Bout. Nous avons traversé les Trois-Îlets, très joli village, mais nous ne nous sommes pas arrêtés, toujours pour la même raison. Nous referons cette partie un autre jour, en partant de bonne heure le matin et ainsi, nous aurons aussi le temps d’aller (re)visiter La Pagerie afin de faire un petit coucou à Joséphine…

Nous avons continué notre route vers la Pointe du Diamant en nous arrêtant aux Anses d’Arlet, puis à Petite Anse (un peu moins courues que du côté des Trois-Îlets). Le Rocher est vraiment tout près de la pointe, c’est impressionnant.

Nous avons fait un petit stop à la minuscule Maison du Bagnard… Cette case pittoresque est l’œuvre de Médard Aribot, sculpteur, né en 1901 à Sainte Luce. Pour la petite histoire, cet homme était un ancien bagnard condamné au bagne à perpétuité pour avoir sculpté, sans y avoir été invité, le buste d’un certain colonel Coppens. Cette erreur, associée à des vols qu’on lui attribua fut un cocktail fatal pour le sculpteur. Le condamné passa quinze ans de sa vie au bagne de Cayenne et fut libéré en 1945 au moment de la fermeture du pénitencier. Il revint en Martinique en 1953 où il construisit la petite maison. Il y passa le reste de ses jours jusqu’à sa mort en 1973.

Dernier stop avant de rentrer : Le mémorial Cap 110 de Laurent Valère, situé Anse Cafard, fut édifié en 1998, sur le territoire et à l’initiative de la ville du Diamant, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Le concepteur, Laurent Valère, est un artiste martiniquais né en 1959. Le site a été choisi en hommage aux victimes du dernier naufrage de navire négrier de l’histoire de la Martinique. Aux abords de l’Anse Cafard, un navire transportant des esclaves s’échoua en pleine tempête sur les rochers de la côte la nuit du 8 avril 1830, alors que la traite avait été déclarée illégale. Le bateau fut entièrement détruit, son nom et sa nationalité jamais établis. Sur près de 300 individus, il y eut 86 rescapés : 46 cadavres furent repêchés, dont les corps furent inhumés au cimetière.

L’œuvre déposée à même le sol forme un ensemble de quinze bustes de personnages affligés, présentés de manière serrée, en triangle, en évocation au commerce triangulaire. Chacune des statues pèse quatre tonnes pour une hauteur de 2,50 mètres. Elles sont orientées au Cap 110 (Est-Sud-Est), en direction de l’Afrique et du golfe de Guinée, d’où venait vraisemblablement le navire. Toutes présentent un même visage penché dans le même sens, accablé, les yeux baissés vers la terre et la mer. Elles figurent la foule des victimes anonymes de la traite.

Juste avant de regagner nos pénates, nous nous sommes arrêtés pour un dernier cliché du Rocher du Diamant.

Notre soirée fut à la hauteur de nos espérances… nous avons dégusté nos chipolatas aux herbes (barbecue mené de mains de maître par Blandine !) après avoir mangé nos accras et bu notre ti punch…

Aujourd’hui, nous allons probablement faire un saut à la plage par le petit chemin qui borde « notre » propriété et pour le reste, on verra bien !

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