ESCAPADE EN POITOU-CHARENTES

Du jeudi 9 au dimanche 12 mars 2017

C’est depuis Madrid ou Tolède que j’aurais dû vous envoyer cet article mais le sort (ou plutôt les contrôleurs aériens) en ont décidé autrement ! Nous avions en effet projeté une petite semaine ibérique mais les grévistes nous ont obligés à changer nos plans. Après l’annulation pure et simple de notre vol (et par là-même, l’annulation de tout notre voyage, à la dernière minute bien sûr), nous étions tellement déçus que nous avons décidé de partir quand même. Après avoir jeté un œil à la météo, nous nous sommes décidés pour la région Poitou-Charentes, que nous ne connaissions pas… Au lieu d’une semaine, nous ne sommes partis que 4 jours (les prix ne sont pas tout à fait les mêmes quand on reste dans l’hexagone) mais nous nous sommes quand même bien régalés.

Jeudi 9 : nous sommes arrivés à la Rochelle en milieu d’après-midi et dès notre installation à l’hôtel, nous sommes partis à la découverte de cette très jolie ville. Nous avions environ 1km600 à parcourir pour arriver au vieux port, mais par une promenade en bord de mer très agréable. Nous avons pris un réel plaisir à flâner dans son vieux port fortifié et à arpenter ses vieilles rues bordées d’arcades. Notre hôtel était situé sur le front de mer ce qui nous a permis de constater l’amplitude des marées assez impressionnantes. Pour voir les photos, c’est ici.

Vendredi 10 : Cap sur l’île de Ré. Cette journée nous a complètement emballés car non seulement il a fait une vraie journée de printemps mais ce que nous y avons découvert nous a vraiment charmés. Nous avons fait le tour de l’île en longeant la mer (et ses parcs à huitres) par de petites routes bordées de mimosas en fleur. Nous avons fait un stop à l’ancienne abbaye des Châteliers, fondée au 12è siècle puis, plus loin dans un village nommé La Flotte dont le port est le plus ancien de l’île.

Nous avons consacré plus de temps à Saint-Martin-de-Ré, le bourg le plus important, jadis place militaire puissante et port actif, bien à l’abri derrière ses impressionnantes fortifications, datant du début du 17è siècle, classées au patrimoine mondial de l’Unesco. L’église St Martin (15è siècle) possède un clocher du haut duquel, si vous êtes courageux, vous pouvez admirer un panorama à 360°. Pépère l’a été et a gravi les 117 marches d’un escalier épouvantablement étroit et dangereux pour pouvoir vous offrir de belles photos ! Nous avons continué notre visite au hasard des rues et sommes parvenus jusqu’à la Citadelle que l’on ne visite pas car c’est la plus grosse centrale de détention de France pour les longues peines… Elle servait déjà de prison sous l’Ancien Régime et c’est d’ici que le capitaine Dreyfus, Guillaume Seznec et le célèbre Papillon partirent pour le bagne de Cayenne. On peut quand même parcourir les bastions du front de mer, ce qui donne un bon aperçu du gigantisme de cette citadelle.

Nous avons ensuite découvert, le long de la route, quelque chose que nous n’avions encore jamais vu : les écluses (ou pêcheries). Ce sont de vastes pièges à poissons en forme de fer à cheval. Elles sont réalisées en pierre sèche et cimentées naturellement par les huîtres et les balanes. A marée montante, les poissons y pénètrent et sont piégés lorsque la mer redescend. Leur présence sur l’île de Ré est très ancienne, sans doute depuis le Moyen Age. Vers 1870, on comptait 140 écluses réparties le long des côtes rocheuses de l’île. Mais, après de nombreuses tempêtes, un grand nombre d’entre elles ont été détruites et non reconstruites.

Ars-en-Ré fut notre arrêt suivant, autre petite bourgade sur notre route, puis le phare des baleines qui doit son nom au fait qu’à l’époque romaine des centaines de baleines seraient venues s’échouer dans le coin.

La fin de notre circuit fut consacrée aux marais salants. Nous avons aperçu un saunier qui travaillait et nous nous sommes donc approchés. Il nous a gentiment expliqué sa façon de travailler à l’ancienne. Il faut savoir qu’il ne reste que quelques sauniers traditionnels et que c’est un métier très difficile, soumis aux aléas des conditions météorologiques… Nous lui avons acheté du sel ainsi que de la fleur de sel et j’ai été vraiment ravie de cette visite inattendue !

Pour partager cette belle journée avec nous, c’est par ici.

Samedi 11 mars : nous avons décidé de descendre jusqu’à Rochefort et de dormir à Marennes. En route, je voulais absolument voir les cabanes de pêcheurs disséminées le long de la côte car je trouve que c’est extrêmement photogénique… Mais il nous a fallu les chercher car finalement, beaucoup d’entre elles ont été détruites par les tempêtes… Nous avons fini par les trouver et j’ai pu m’éclater en les photographiant. Cette pêche s’appelle la pêche au carrelet, du nom du grand filet carré descendu horizontalement au moyen d’un treuil depuis un ponton qui avance en mer et sur lequel est construite une cabane.

Nous sommes allés ensuite à la pointe de la Fumée d’où l’on peut voir l’île d’Aix, le Fort Boyard, l’île d’Oléron, La Rochelle etc…

Rochefort nous a un peu déçus, car à part l’Arsenal, l’Hermione (que nous avons vu à Brest dans un décor bien plus grandiose) et la corderie royale le reste nous a paru tristounet ! Mais c’est notre propre opinion…

La corderie royale est un beau bâtiment construit par Colbert en 1666. Cet édifice de 374 mètres de long servait à assembler des fils de cordage faits avec du chanvre pour les navires de guerre.

Nous nous sommes arrêtés vers le pont transbordeur de Martrou (hélas en cours de restauration, il ne fonctionnait donc pas), classé monument historique depuis 1976. Ouvrage d’art datant de 1900, c’est le seul qui subsiste sur les cinq qui ont été construits en France. Il est long de 176 mètres et domine la Charente de plus de 50 mètres. Pour comprendre le fonctionnement, je vous ai mis un croquis de l’ouvrage après restauration.

Nous avons continué notre route vers Marennes et à notre grand étonnement, nous avons vu beaucoup de nids de cigognes (habités) sur les pylônes électriques. Marennes n’est pas très intéressante en soi, mais les villages ostréicoles alentours tels « La Grève » ou « La Cayenne » avec leurs bateaux et leurs cabanes aux couleurs vives sont très sympa à visiter et font le bonheur des photographes !

Nous avions un hôtel en bord de mer vraiment superbe et c’est après un bon repas (ou Pépère s’est une fois de plus régalé avec des huitres) et une bonne nuit que nous avons repris la route pour Achères car le temps était à la pluie et nous n’avions pas envie de payer un hôtel pour y rester enfermés toute la journée…

Pour voir cette dernière journée, cliquez ici.

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Catégories : France | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “ESCAPADE EN POITOU-CHARENTES

  1. Une chouette escapade ! J’ai beaucoup aimé les photos des cabanes de pêcheurs et des cigognes… quand au mimosa, il m’a donné des envies de printemps ! Ici on cuit, et il pleut depuis plusieurs jours, saison humide oblige… Dans la série « Marennes », sur la fin, il y a une habitation qui ressemble un peu à un igloo, et je ‘arrive pas à voir ce qui est dessus ? des feuilles séchées ? du poisson ? Merci pour ce beau reportage en tout cas, et j’espère à bientôt.

  2. Marange

    Encore un super reportage qui m’a fait voyager de ma chambre à Négombo. Toujours de très belles photos comme d’habitude. Merci à Pépère pour son courage et ses jolis clichés. Bisous

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