France

Avec un peu de retard…

Port Barcarès

Juin 2018

Une fois n’est pas coutume, je suis très en retard pour vous parler d’une très jolie région que nous avons visitée en juin dernier mais si je peux donner des idées d’escapades sympa, je le fais avec plaisir… En fait, grâce à Josette, une de mes bonnes amies, nous avons passé une quinzaine de jours à Port Barcarès, dans l’appartement qu’elle nous avait gentiment prêté. Nos «petits», Margot et Mathieu, sont venus avec nous et Alex est lui aussi venu nous rejoindre pour un week-end.

Nous en avons profité pour visiter un peu les alentours… Ille sur Têt tout d’abord, ce Bryce Canyon miniature à quelques kilomètres de Perpignan, dans la vallée de la Têt, fut un beau but de promenade.

Nous avons aussi fait une incursion en Espagne pour aller visiter le splendide musée Dali à Figueres. Nous sommes rentrés par la côte et comme il faisait un temps splendide, nous nous sommes régalés de paysages grandioses.

Une autre journée fut consacrée à la visite de la belle Cité de Carcassonne et comme la famille paternelle de Pépère est de la région, nous avons poussé jusqu’à La Livinière, village d’origine de mon beau-père. C’est toujours enrichissant pour les enfants de découvrir leurs racines et cela leur a permis de faire la connaissance de certains de leurs cousins qu’ils n’avaient encore jamais rencontrés ! En route, nous avons fait un stop à Caunes Minervois dont les carrières lui ont donné une renommée internationale pour son marbre rouge incarnat. Il fut très utilisé sous Louis XIV notamment à Versailles, mais on le trouve aussi à l’Opéra Garnier… nous en avons même vu au Mexique ! Ce fut une très belle journée qui a beaucoup plu à nos petits-enfants. Hélas, c’est toute cette région qui a été dramatiquement touchée par les récentes intempéries…

Pour découvrir cette belle région, c’est ici.

 

Nîmes et l’Occitanie

Octobre 2018

Vive les vieux mariés !!!

Pour cette escapade, je n’ai pas beaucoup de retard, nous sommes rentrés il y a 3 jours…

Comme vous le comprendrez, c’est à l’occasion de nos 50 ans de mariage que nous nous sommes tous retrouvés à Nîmes. Nous avons passé une agréable semaine chez Alex pour parfaire son installation dans son nouvel appartement et le reste de la tribu est arrivée, les uns de Turin et l’autre d’Achères en fin de semaine pour fêter ça dignement !

Nous avons eu du mauvais temps la première semaine (c’est d’ailleurs le jour de notre arrivée que l’Aude et l’Hérault ont subi les terribles inondations – nous avions pris une route de montagne et nous n’étions pas rassurés en voyant les trombes d’eau tomber – mais fort heureusement nous avons pu visiter le charmant village de La Cavalerie juste avant le début du déluge !). A partir du week-end suivant, le temps s’est remis au beau, ce qui nous a donné l’envie de rentrer par la route des écoliers… un deuxième voyage de noces quoi !

C’est ainsi que nous avons visité le cirque de Navacelles, grandiose vraiment, puis la petite ville de Ste Affrique traversée par la Sorgues pour arriver à notre étape du soir, Albi. La vieille ville est très agréable à visiter avec ses maisons en briques, le cloître St Salvi et bien sûr, le joyau : la cathédrale Ste Cécile… Si l’extérieur est massif et austère, l’intérieur laisse sans voix ! 18 500 m² de fresques et décorations en font la plus grande cathédrale peinte en Europe et les dentelles de pierre du jubé et du chœur nous ont laissés pantois ! Seul dommage, je n’avais pas pris mon appareil photo (le coffre de la voiture étant plein à craquer de caisses à outils !!!!), je me suis donc servi de mon téléphone dont la qualité, évidemment, est sans comparaison, notamment en zone sombre…

Ste Affrique

Chœur de la cathédrale Ste Cécile

Cahors fut l’étape suivante avec son magnifique pont Valentré, pont fortifié du XIVè siècle qui franchit le Lot et la vieille ville bien agréable à découvrir.

Pour notre dernier jour de balade, nous avons choisi de rejoindre Figeac en passant par la vallée du Célé à partir de Bouziès. A Bouziès, village sur le Lot, nous avons emprunté un chemin de halage taillé dans la roche. La balade était superbe, la brume flottant au-dessus de la rivière !

Pratiquement parallèle au Lot, le Célé a tracé sa route dans les plateaux calcaires. De nombreux villages bordent son cours tels Cabrerets et son château, Marcilhac-sur-Célé et son ancienne abbaye, Sauliac-sur-Célé et ses maisons accrochées à la falaise, Espagnac-Ste-Eulalie et son prieuré au curieux clocher et, juste avant d’arriver à Figeac, une adorable ancienne chapelle, la Chapelle St Martin à Camboulit.

Nous avons ensuite consacré la fin d’après-midi à la visite de Figeac, bien aidé par un plan très bien fait où tous les points intéressants sont répertoriés sur un circuit. Nous avons vraiment apprécié cette visite et tout notre circuit d’ailleurs. Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas, c’est une très belle région !

Pour vous en donner une idée et vous faire envie, c’est par ici.

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Escapade (imprévue) dans le Sud (3)

Mardi 24 octobre

Dernière journée de vadrouille, mais quelle journée ! Découvrir les gorges du Tarn à cette saison fut un vrai régal : personne (ou presque), des couleurs d’automne absolument sublimes et, quelle chance, un temps splendide !

En découvrant le diaporama, vous vous rendrez compte de la beauté des lieux ! La route, par endroit très encaissée, est jalonnée de petits villages tous plus charmants les uns que les autres avec, bien souvent en surplomb, d’impressionnants châteaux en ruine… Il en est ainsi de Peyrelade, château du 12è siècle juché sur un piton rocheux de 50m de haut et 10m de large, de Castelbouc juché sur un piédestal surplombant le village creusé en troglodytes, ainsi nommé car seules les chèvres pouvaient grimper jusqu’aux ruines…Dans un tout autre genre, le château de La Caze datant du 15è siècle, parfaitement bien conservé, est aujourd’hui transformé en hôtel 4 étoiles. Le village de Pougnadoires, sans château, encastre ses maisons dans les anfractuosités de la roche qui les surplombent dangereusement ! Je finirai par notre « chouchou », Sainte Enimie, lui aussi classé parmi les plus beaux villages de France, avec ses ruelles de pierres pentues que nous avons arpentées avec plaisir.

Castelbouc

Entre-temps, nous avons fait un détour pour nous rendre au « Point Sublime » qui porte si bien son nom ! Au bout d’une route en lacets d’une douzaine de kilomètres, nous arrivons sur le belvédère du Causse de Sauveterre et embrassons un panorama sur le canyon du Tarn, que nous dominons de plus de 400m, absolument fantastique…

Point Sublime

Arrivés presque au bout des gorges, peu avant Florac, nous avons décidé de prendre la direction de Mende où nous passerons la nuit, avant de reprendre la route de la maison… il faut bien rentrer un jour !

Nous avons eu le temps de visiter cette jolie ville de Mende en suivant le circuit balisé de bornes réparties dans le cœur de ville qui nous fait découvrir l’histoire de la cité. La construction de l’imposante cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat débute en 1368 à l’initiative du Pape Urbain V, originaire du Gévaudan… Intéressant de se « perdre » dans les rues étroites en admirant de nombreuses portes cochères vieilles de plusieurs centaines d’années. Nous avons terminé cette escapade en beauté, dans un restaurant « cave » dont l’architecture était à la hauteur de ce que nous avions dans l’assiette !

Mende

Nous avons quitté Mende de bonne heure, quand les brumes de la nuit ne sont pas encore dissipées totalement, du plus bel effet pour le regard (et les photos !).

Regardez ici le diaporama qui, j’espère vous donnera des envies de balades…

Notre circuit en détail…

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Escapade (imprévue) dans le Sud… (2)

Lundi 23 octobre 2017

Nous avons encore passé un petit quart d’heure avec Alex avant de lui dire au revoir et avons repris la route, un peu chagrinés bien sûr, mais bien décidés à profiter de cette journée qui s’annonçait sous les meilleurs auspices d’un point de vue météorologique !

Nous avions décidé de remonter en passant par Millau et de visiter les caves de Roquefort… Quant à savoir combien de temps cette remontée nous prendrait, nous ne le savions pas encore ! Et c’est ce que nous apprécions beaucoup dans ce genre d’aventures. Après Montpellier, nous avons vu le panneau indicateur pour St Guilhem-Le-Désert, beau village dont Gilbert m’avait souvent parlé pour y être passé avec ses parents quand il était tout jeune – je ne vous explique pas le nombre d’années qui s’est écoulé depuis !!!! Nous avons donc pris la bifurcation et roulé sur les adorables routes secondaires dont nous sommes si friands !

Peu avant St Guilhem, nous nous sommes arrêtés au pont du Diable, grand site touristique déserté à cette époque de l’année. Quel bonheur de parcourir à pied le kilomètre bien aménagé qui sépare l’immense parking (vide !) au pont lui-même, pratiquement seuls. Ce pont, situé à l’entrée des Gorges de l’Hérault, fut construit entre 1028 et 1031. La légende veut que la construction s’est avérée longue et difficile, le Diable ruinant chaque nuit le travail accompli durant la journée. C’est ainsi que Guilhem (petit fils de Charles Martel et cousin de Charlemagne) passa un accord avec le Diable : ce dernier construirait le pont en 3 jours en échange de quoi Guilhem lui offrirait l’âme de la première créature qui traverserait le pont. Rusé, Guilhem fit traverser un chien au grand dam de Satan qui, de rage, tenta en vain de détruire son ouvrage. De dépit, il se jeta dans les eaux de l’Hérault…

Quelques kilomètres plus loin, le beau village de St Guilhem-Le-Désert, sur le chemin de Compostelle, classé « plus beau village de France » a été construit autour de l’abbaye de Gellone fondée en 804 par Guilhem. Nous en avons fait le tour avec plaisir et en avons profité pour nous restaurer un peu, n’ayant rien avalé depuis la veille au soir ! Vous découvrirez, entre autre, sur les photos une sorte d’énorme chardon accroché aux portes de certaines maisons appelé « cardabelle » ou « baromètre du berger ». Il prévient de la pluie en refermant son cœur… Je trouve cela très joli !

L’après-midi était déjà avancé lorsque nous sommes arrivés à Roquefort (nous savions déjà que le retour à la maison ne serait pas pour ce jour !). A 630m d’altitude, le village de Roquefort Sur Soulzon – de son vrai nom – s’étire au flanc de l’éboulis du Rocher du Combalou, au sud du Larzac, éboulis à l’origine des caves. Aménagées en étages superposés,  les caves sont ventilées par les fleurines (failles) qui maintiennent une température constante, été comme hiver, de 8°C à 10°C et une hygrométrie de 95%. L’affinage du fameux fromage de Roquefort est une tradition vieille de plus de mille ans. Une information nous a étonnés : le temps d’affinage des fromages ne dure guère plus de 15 jours, temps déterminé par le maître affineur. Le fromage ne se fabrique qu’entre décembre et juillet, le reste de l’année les brebis nourrissent leurs petits et ne donnent donc pas leur lait… les fromages que vous verrez sur les photos sont donc des faux, en plastique !!!

Après cette visite instructive, nous avons continué notre chemin jusqu’à Millau où nous avons passé la nuit. Nous sommes passés sous le viaduc de Millau, superbe ouvrage que nous n’avions vu qu’une seule fois, mais en l’empruntant. C’est une toute autre vision que nous avons eue cette fois, beaucoup plus impressionnante.

Un petit hôtel sympa, un bon repas, voilà une belle journée qui s’achève… A ce moment, nous avions déjà une idée du programme du lendemain, la météo continuant à être clémente ! Mais pour l’instant, partagez avec nous cette journée… demain sera un autre jour !

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Escapade (imprévue) dans le Sud… (1)

21 et 22 octobre 2017

Oui, imprévue ! Nous étions partis pour une semaine à Turin à l’occasion de la confirmation de Mathieu, notre plus jeune petit-fils, et pensions rentrer directement chez nous… Mais voilà, c’était sans compter les surprises de la vie, qui cette fois nous ont permis de satisfaire nos envies toujours plus dévorantes de découvertes… Cela, grâce à Alex qui fait ses études à Nîmes (à l’école d’hôtellerie Vatel) et qui avait besoin de quelques affaires que nous avons proposé de lui apporter. Simple petit détour (!) qui nous permettait de voir notre « grand » qui n’a pas pu venir pour la confirmation de son frère. On ne pouvait pas rater cette occasion si belle ! Partis de Turin vers 10h du matin, nous sommes arrivés à Nîmes en milieu d’après-midi…

Nous avons donc retrouvé Alex qui nous a fait (re)découvrir Nîmes, après plus de quarante ans ! Les arènes (l’amphithéâtre le mieux conservé du monde romain), la maison carrée (temple romain édifié au début du 1er siècle après J.-C), une petite flânerie dans les rues mais rien de plus, nous nous réservons pour Noël où nous nous retrouverons tous en famille là-bas pour 4 jours…

Dimanche, sous un ciel bleu d’azur, nous avons pris la route pour Arles, qu’Alex n’avait pas encore visité et que nous avons pris plaisir à revoir après si longtemps. Le temps, splendide mais hélas un peu frais à cause du vent, nous a permis de profiter de tous ces beaux monuments sous une luminosité idéale… Tout d’abord, le théâtre antique qui a été construit à la fin du 1er siècle avant J.-C sous le règne de l’empereur Auguste, juste après la fondation de la colonie romaine. Commencé vers 40/30 avant J.-C, il fut achevé vers l’an 12 avant J.-C devenant ainsi l’un des premiers théâtres en pierre du monde romain. Nous avons ensuite visité la cathédrale et le cloître St Trophime qui datent du 12ème siècle, les thermes de Constantin, bains romains du 4ème siècle et enfin les Alyscamps, traduction provençale de « Champs-Elysées », nécropole remontant à l’époque romaine… Bien sûr, nous avons fait le tour des arènes, mais ayant visité celles de Nîmes la veille, nous nous sommes contentés d’en découvrir uniquement l’extérieur. Il faut dire que nous avions un « pass » pour 4 monuments que nous avons dû choisir par ordre de préférence !

Le théâtre antique

Le cloître St Trophime

Les Alyscamps

Nous avons déjeuné à Arles et sommes partis ensuite aux Baux de Provence, qui nous avait laissé un très bon souvenir. Après Arles sans touristes, nous nous attendions à être presque seuls à arpenter les rues pentues de ce village des Alpilles situé sur un plateau à 245m d’altitude. Hélas, c’est un des sites touristiques les plus fréquentés de la région, quelle que soit la période de l’année… Comme nous étions dimanche, il y avait foule ! Tant pis, cela ne nous a pas empêché de profiter du point de vue.

Les Baux de Provence

Il nous restait encore du temps (et un peu d’énergie) et nous avons choisi de nous rendre à St Rémy de Provence, tout proche, un autre magnifique village provençal. Nous avons appris, en flânant dans ses rues, que c’était la ville natale de Nostradamus !

St Rémy de Provence

J’ai énormément apprécié ce retour « aux sources »… Quant nous étions jeunes mariés et jeunes parents (et même un peu moins jeunes plus tard !), nous allions passer toutes nos vacances d’été dans la maison que possédait mes parents dans le Var. Nous nous sommes donc replongés dans cette ambiance avec, en moins,  la chaleur écrasante et le vacarme des cigales en plein été. En plus, refaire ce parcours avec notre petit-fils, quel bonheur !

Nous l’avons quitté lundi matin, heureux de cette belle parenthèse, sans savoir ce que nous allions faire ni quand nous regagnerions le bercail !

Vous saurez tout quand j’aurai fini de préparer les autres articles… Pour l’instant, contentez-vous de cliquer ici pour voir en images ce que je viens de vous raconter.

 

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Week-end à Chartres

Vendredi 22 et samedi 23 septembre 2017

C’est encore nous ! Finalement, vous n’aurez pas été très longtemps sans lecture…

En fait, nous venons de fêter l’anniversaire de Pépère avec presque un an de retard. Je lui avais offert une heure de pilotage ULM et comme nous n’avions pas encore eu les conditions favorables pour faire cette activité, c’est vendredi qu’il a pris les commandes de son petit engin. C’est à côté de Chartres que cela se passait et bien sûr, nous nous sommes dit qu’il serait bien sympathique de se faire une petite visite de Chartres…

Vraiment, pas de regrets car nous avons passé des moments absolument géniaux. J’espère que vous allez, vous aussi, apprécier la visite. Pour commencer quelques photos de notre jeune pilote (entendez par là qu’il n’a pas beaucoup d’heures de vol à son actif !) à bord de son ULM puis de belles images de Chartres sous le soleil. Capitale du grenier à blé de la France qu’est la Beauce, c’est aussi un symbole grâce à sa cathédrale qui fut édifiée entre les 11è et 12è siècles. Elle attire de nombreux touristes du monde entier, particulièrement pour ses vitraux des 12è et 13è siècles qui constituent la plus importante collection de France. Le « bleu de Chartres » est une spécificité de ses vitraux. Ne vous étonnez pas de la voir sur nombre de nos photos, elle est tellement imposante et belle qu’elle attire toujours le regard  ! Il est bien agréable aussi de se promener dans le vieux Chartres ce que nous avons fait sans modération…

Sans le savoir, nous avons pu assister à un spectacle grandiose, « Chartres en Lumières », qui se déroule d’avril à octobre, de 9h du soir à 1h du matin, sans discontinuer. Je ne saurais que trop vous conseiller d’aller y faire un tour. La Cathédrale, déjà splendide comme je vous le disais, devient alors féérique ! Blandine nous a fait des clichés extraordinaires, ne ratez surtout pas le diaporama dédié à Chartres la nuit ! Non seulement la cathédrale est mise en valeur mais d’autres monuments le sont aussi, telles la médiathèque, la chapelle Sainte-Foy et bien d’autres encore. Nous étions tellement éberlués par ces spectacles et surtout, il faut bien le dire par celui de la cathédrale que nous sommes revenus pas moins de 3 fois pour l’admirer. Fort heureusement d’ailleurs car au départ, nous n’avions pas remarqué que le spectacle était aussi sur les façades Nord et Sud…

Avant de repartir, cet après-midi, nous sommes allés visiter une curiosité bien sympathique : la maison Picassiette. C’est une maison complètement recouverte (intérieur comme extérieur) de débris de faïence. Raymond Isidore, son propriétaire surnommé « Picassiette », a consacré une grande partie de sa vie à la réalisation de cette maison. Il passa 29000 heures à la décoration et utilisa 15 tonnes de débris de vaisselles et de verres multicolores, qu’il allait chercher dans les décharges publiques. Ses créations ont commencé en 1930 et se sont achevées en 1964 à sa mort. Elle n’a pas été sans nous rappeler la maison du Facteur Cheval !

Nous espérons que ce « petit week-end » vous aura plu et vous donnera l’envie d’y aller !

Pour voir Chartres de jour, c’est ici.

Pour voir Chartres en Lumières, c’est là.

Quant à la maison Picassiette, elle est ici.

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Week-end à Nancy

3, 4 et 5 juin 2017 – Week-end de Pentecôte

Un week-end prolongé, une météo plutôt bonne, il n’en faut pas plus pour nous donner des envies de découvertes !!! Nous nous sommes donc mis, vendredi soir avec Blandine, à la recherche d’un endroit intéressant et pas trop éloigné à visiter : Arras, pas d’hôtel à prix abordable, même en s’éloignant – Cherbourg, même problème – finalement, pourquoi pas Nancy, certes un peu plus éloigné mais avec un bon potentiel de belles choses à voir et entre autre, la célèbre Place Stanislas ? Vite, vite, chercher un hôtel que l’on trouvera super bien placé et pas très cher. On est parti !

De Nancy, on connaissait bien sûr la Place Stanislas et aussi les bergamotes… mais nous avons découvert quelque chose que nous adorons depuis que de très bons amis nous l’ont fait découvrir, c’est l’Art Nouveau…

L’Art nouveau à Nancy, c’est le musée de l’Ecole de Nancy, des quartiers comme Saurupt avec des maisons souvent un peu folles, la Collection Daum au musée des Beaux-arts,….

A l’approche du XXe siècle l’Art nouveau connaît un développement exceptionnel et international. A Nancy, l’Art nouveau prend le nom d’Ecole de Nancy, ou Alliance provinciale des industries d’art, grâce notamment à la figure emblématique d’Emile Gallé. Verrerie, mobilier, vitrail, céramique, cuir, ferronnerie, architecture, etc., participent à ce vaste mouvement de rénovation des arts décoratifs qui marque encore aujourd’hui la ville de Nancy.

Quant à la célèbre Place Stanislas, elle impressionne, c’est sûr ! Par sa grandeur déjà, mais aussi par sa magnificence, véritable joyau de l’architecture du 18ème siècle (classée au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco). Entourée de grilles finement ouvragées et rehaussées d’or, de fontaines majestueuses, on a pris un plaisir immense à en faire le tour…

Fontaine

Nous sommes arrivés vers 14h00, ce qui nous a laissé tout l’après-midi pour commencer nos pérégrinations. Evidemment, comme nous étions à 10mn à pied de la Place, nous avons commencé par là puis nous avons continué vers la vieille ville (avec le Palais Ducal édifié au 16ème siècle, résidence des ducs de Lorraine et la Porte de la Craffe, élément de fortifications le plus ancien de Nancy, datant du 14ème siècle). Avant de voir tout cela, nous avons fait un détour par le très joli parc de la Pépinière, bouffée de verdure au milieu de la ville.

La roue

Pour voir cette première journée de découverte, c’est par ici.

La météo s’est un peu trompée pour la journée de dimanche qui aurait dû être plus belle que la veille… Hélas, vous verrez que le ciel est bien plombé et que le vent frais nous a surpris… Nous avions prévu une balade en petit train pour un circuit « Art Nouveau » et comme nous n’avions pas particulièrement regardé par la fenêtre avant de partir, nous avons commencé la balade un peu frigorifiés. Heureusement, nous avions pris nos vêtements de pluie, au cas où, et nous avons été heureux de les enfiler pour couper le vent… Cela ne nous a pas empêché d’apprécier cette promenade plutôt reposante ! Dommage, nous ne pouvions descendre du petit train pour des raisons de sécurité, les photos ont donc été un peu difficiles à prendre… J’ai essayé de répertorier toutes ces belles demeures, qui datent pour la plupart du début du 20ème siècle, afin que vous puissiez aller chercher de plus amples infos si le cœur vous en dit… Je ne voudrais pas lasser tout le monde avec des pages d’explications !

Maison Bergeret

De retour Place Stanislas, nous sommes rentrés au Musée des Beaux-Arts, très beau. Nous avons particulièrement aimé la superbe collection de verreries Daum.

D’après Dali…

Nous avons consacré l’après-midi à la visite du musée de l’Ecole de Nancy. Situé dans la propriété d’Eugène Corbin, mécène de l’Ecole de Nancy, le musée et son jardin recréent les ambiances décoratives de l’époque. Nous y avons vu les œuvres d’artistes comme Majorelle (artiste décorateur et ébéniste), Gallé (maître verrier, ébéniste et céramiste), Gruber (décorateur et peintre verrier)… nous ne savions plus où donner de la tête ! Un régal.

Salle à manger

Nous étions partis dans l’idée de voir la villa Majorelle avant d’aller visiter le musée mais hélas, la villa est entièrement « emballée » pour travaux de rénovation. C’est bien notre veine !!!

Tout ce grand tour nous a permis de voir de belles choses au gré des rues et des parcs et c’est avec satisfaction que nous avons regagné notre hôtel en début de soirée avant d’aller se restaurer juste à côté dans un excellent resto. Elle est pas belle la vie !

Cliquez par ici pour voir cette deuxième journée.

Nous avons repris la voiture vers 10h lundi matin afin de ne pas rentrer trop tard dans la grosse circulation d’un retour de WE prolongé. Nous avons fait un stop à St Dizié (circulez, y’a rien à voir !) afin de se délasser un peu et de s’offrir une petite collation.

Prochain rendez-vous à la fin de ce mois pour le début de nos aventures canadiennes et américaines… J’espère vous retrouver fidèles au poste !

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Promenade à Brest

Vendredi 27 mai 2017

C’est avec un peu de retard que je vais vous raconter cette journée car depuis, nous sommes rentrés à Achères… Vu les prévisions de Bison futé (enfin, c’est ce que l’on dit !), nous avons préféré avancer notre retour d’une journée, avec raison car la circulation était fluide.

Revenons à vendredi où nous avions décidé, sur les conseils avisés de nos proches, de découvrir un très bel espace à Brest : le plateau des Capucins. Situé au Centre de Brest dans le quartier historique de Recouvrance, sur la rive droite de la rivière Penfeld, cet endroit doit son nom à l’implantation de moines capucins, à la fin du 17ème siècle, dans un couvent construit par Vauban. Un siècle plus tard, à la révolution, les terrains et bâtiment sont réquisitionnés par la Marine et le couvent est transformé en caserne.

Les bâtiments industriels, qui sont aujourd’hui réhabilités, ont été construits au milieu du 19ème siècle pour abriter des ateliers de mécanique de la Marine Nationale. Le port de Toulon ayant pris le pas sur celui de Brest, le site est abandonné au cours des années 1990. C’est donc la première fois que nous pouvons pénétrer dans une partie de ce qui était l’Arsenal de Brest, terrain militaire interdit au public…

L’allée centrale des Capucins

Pour l’instant, seule une médiathèque est installée dans l’énorme atelier, qui a gardé une grande partie des machines-outils dans la travée centrale où les jeunes viennent pour faire du patin à roulettes, danser le hip-hop, les plus jeunes accompagnés par leurs parents. Il faut dire que cet espace n’est ouvert que depuis le début de l’année ! La médiathèque est absolument magnifique (certainement la plus belle que nous ayons vu), Blandine a même fait semblant de bouquiner… Dans un futur proche, salles de cinéma, restaurants et autres boutiques seront installés dans cet immense espace.

La médiathèque

De l’esplanade, la vue est splendide sur le pont de Recouvrance et la Penfeld ainsi que sur l’ancienne prison de Pontaniou, désaffectée depuis 1990. Célèbre à Brest, elle rentrera peut-être dans le projet de réhabilitation de ce quartier.

Pont de Recouvrance

Nous avons bien sûr emprunté le téléphérique de Brest, premier téléphérique urbain à usage de transport en commun en France. Mis en service en novembre 2016, il a eu des débuts difficiles en raison de pannes à répétition mais Dieu soit loué, nous avons fait l’aller-retour sans encombre ! Il relie les deux rives de la Penfeld, départ des Capucins et arrivée en bas de la rue de Siam, l’artère la plus connue de Brest.

Le téléphérique

De retour au Plateau des Capucins, qui surplombe la plus vieille rue de Brest, nous n’hésitons pas, malgré la fatigue et la chaleur, à aller y faire un petit tour. La rue Saint-Malo, c’est son nom, est la seule rue contemporaine de la Révolution à avoir été épargnée par les bombardements alliés. Une association loi 1901, Vivre la rue, l’a tirée d’une destruction quasi certaine. Cela aurait été vraiment dommage car vous verrez, c’est une très jolie rue !

La rue St Malo

Nous avons ensuite quitté le Plateau des Capucins pour nous diriger vers le port de commerce où, nos a-t-on dit, une nouvelle marina a été construite. Nous avons croisé l’Abeille Bourbon, un des plus gros remorqueurs au monde, qui assure la sécurité maritime du rail d’Ouessant. Nous avons ensuite emprunté une très grande jetée pour voir de plus près la marina, sans danger puisque le vent était inexistant !

La Marina

Pour faire ce tour de Brest avec nous, mais sans fatigue, il vous suffit de cliquer ici.

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Dunes et Abers

Jeudi 25 mai 2017

Encore une belle journée qui s’annonçait, ciel bleu d’azur, température agréable si ce n’était un petit vent un peu frais ici en bord de mer… Nous sommes donc partis nous balader sur les dunes et comme la mer était basse et même très basse car c’est la grande marée, le spectacle était d’autant plus beau que les couleurs étaient variées. Un grand nombre de pêcheurs gratouillait dans les rochers pour ramasser des coquillages.

A marée basse…

L’après-midi, nous sommes partis un peu au hasard et finalement dirigés vers les Abers. Après avoir fait un petit stop pour photographier l’église de Lampaul-Ploudalmézeau qui tient son originalité de son clocher-porche datant de 1622 (inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1926), nous avons continué notre route tout d’abord jusqu’à l’Aber Benoît et ensuite l’Aber Wrac’h.  Je ne doute pas de votre savoir, mais au cas où la mémoire de certains faillirait, je vous rappelle qu’un aber « est l’estuaire d’une petite rivière en forme de crique ou d’anse et servant de lieu de relâche pour les bateaux de pêche y échouant ». Quoi qu’il en soit, ce sont des endroits magnifiques où les photographes en herbe que nous sommes se régalent !

Aber Benoît

Aber Wrac’h

Nous sommes ensuite tombés par hasard sur une magnifique chapelle que nous ne connaissions pas et pourtant pas très éloignée de « chez nous » puisqu’elle est située à Plouvien (pour ceux qui connaissent la région). C’est la chapelle St Jaoua dont j’ai trouvé l’histoire très intéressante sur un site internet : https://bualsantjaoua.org/chapelle/site-et-chapelle/, il vous suffit de chercher la chapelle St Jaoua et vous n’aurez qu’à lire l’article (ce serait trop long pour moi, flemmarde que je suis, d’en faire le résumé !). Vous aurez en même temps l’histoire de la jolie fontaine…

La chapelle

La fontaine

Le soir, nous n’avons pas pu résister au plaisir d’aller regarder le coucher de soleil sur la dune….

Au soleil couchant

Si la Bretagne continue de vous intéresser, cliquez ici pour en voir d’autres images.

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Calvaires et enclos

Mercredi 24 mai 2017

Nous continuons la « re »découverte de notre ancienne région avec grand plaisir ! C’est bizarre, nous voyons les choses avec un œil nouveau, peut-être parce que nous nous mettons dans la peau du globe-trotter que nous aimons tant…

Hier, mardi, le temps a été un peu plus gris que les autres jours et nous avons donc décidé de visiter la petite ville de St Renan, qui a vu naitre Benoît Hamon et Nolwenn Leroy… tout de même !! Au 14è siècle, St Renan est beaucoup plus puissante que Brest qui n’est alors qu’un bourg répondant à l’autorité de cette petite ville. En 1681, Louis XIV décide de faire de Brest un grand port royal et transfère le pouvoir de St Renan vers Brest… C’en est fini de sa puissance !

Saint-Renan

Aujourd’hui, le soleil a refait son apparition. Nous devons aller voir mon Papa (97 ans et toute sa tête) dans sa maison de retraite à Dirinon (rappelez-vous la triste affaire Troadec !). Nous en profitons pour faire un petit détour par Plougastel-Daoulas, bien connu pour ses fraises gariguettes mais surtout pour son magnifique calvaire dont la construction date de 1602. Son érection fut décidée à la suite de la disparition de la peste. 171 statuettes donnent vie à ce beau monument, la frise est ornée d’une multitude de bas-reliefs représentant la vie du Christ, il faut du temps pour tout admirer !

Le calvaire

Nous avons continué notre périple jusqu’au Faou, classé parmi les plus beaux villages de France, dont la rue principale est bordée de maisons à encorbellement datant, comme l’Eglise, du XVIè siècle. Dommage, des travaux d’amélioration du centre-ville sont en court et gâche un peu le cadre…

L’église du Faou

Après un bon repas partagé avec mon frère et ma belle-sœur, nous mettons le cap sur Sizun, connu pour son enclos paroissial superbe. Ensemble architectural typiquement breton, situé au centre du village, l’enclos paroissial est un domaine considéré comme sacré par les bretons. Il est généralement  constitué de quatre éléments indissociables : l’entrée monumentale, le calvaire, l’ossuaire et l’église. Ce qui frappe immédiatement l’attention ici, c’est l’Arc de Triomphe, l’un des plus beaux et des plus importants de Bretagne, rehaussé en son centre par le calvaire. L’ossuaire, avec sa belle façade ornée, entre autre, des statues des 12 apôtres, est aujourd’hui transformé en petit musée bien sympathique. L’intérieur de l’église est très beau aussi, particulièrement le maître-autel et son retable ainsi que la chaire à prêcher qui date de 1784…

L’Arc de Triomphe

La femme-serpent

Nous avons terminé cette belle journée ensoleillée et chaude (26°C !) par les retrouvailles avec Papa qui se porte aussi bien que possible.

Pour découvrir toutes ces belles choses, c’est par ici.

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Aux alentours de Tréompan…

Lundi 22 mai 2017

Pas besoin d’aller loin ici pour s’en mettre plein les yeux ! Nous sommes allés à Portsall (qui fait partie de la commune de Ploudalmézeau), joli petit port où s’est, hélas, déroulé l’une des pires catastrophes écologiques de l’histoire : le naufrage de l’Amoco Cadiz, pétrolier de 234000 tonnes. C’était en mars 1978 et cela reste encore dans nos mémoires aujourd’hui. A l’époque, nous habitions à côté de Brest à une trentaine de kilomètres et l’odeur écœurante de pétrole arrivait jusqu’à là. Quand ma sœur m’a appelée pour nous dire ce qui se passait, nous avons compris ! Je me souviens notre émotion quand nous avons découvert les dégâts : une mer d’huile noire avec les pauvres oiseaux marins pris au piège. C’était affreux et fort heureusement ne subsiste aujourd’hui que l’impressionnante ancre qui, malgré ses 20,5 tonnes, s’est brisée sous la force inouïe des éléments déchaînés.

Le port de Portsall peut avoir des aspects totalement différents selon la marée. En cet après-midi ensoleillé, nous avons eu la chance de le découvrir à marée haute avec ses embarcations à flot. Lorsque la marée est basse, les bateaux sont couchés sur le flanc et le spectacle a un tout autre charme.

Quelques kilomètres plus loin, débute la route touristique qui porte fort bien son nom car elle est empruntée par tous les touristes, mais pas seulement, c’est souvent la balade dominicale des brestois… Pas étonnant car c’est vraiment une pure merveille et à chaque fois que nous venons ici, nous « faisons » la route touristique, qu’il fasse beau comme c’était le cas ou que ce soit la tempête ! Nous avons fait une balade à pied à partir de la chapelle St Samson, la chapelle la plus petite et la plus photographiée de Bretagne. Je ne vous en dis pas plus, les images parlent d’elles-mêmes.

Après dîner, nous avons décidé d’aller voir le coucher du soleil depuis la croix du Guiligui qui domine le port de Portsall. Sur ce promontoire, depuis lequel la vue sur le port est magnifique, se trouve un dolmen, sépulture néolithique datant des années 3500 avant JC. Après que le soleil soit tombé derrière l’horizon, nous sommes redescendus sur le port pour revoir cette fameuse ancre dont je vous parlais plus haut. La marée étant basse à cette heure me permet de vous montrer les bateaux échoués dans le port…

Pour continuer la découverte de la côte Nord, cliquez ici.

Petit clin d’œil pour mon cher petit-fils : Alex, la maison que tu voulais acheter pour ta retraite sur la route touristique !!!

 

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