France

Week-End à Lyon

C’est la fête !

Du samedi 27 au mercredi 31 août 2022

Nous avions prévu ce WE de longue date car nous voulions marquer les 50 ans de Blandine en famille (et par la même occasion mes 27ans à l’envers) !!! Quoi de mieux que Lyon dont la Sainte Patronne n’est autre que Blandine et dont la situation géographique est idéale, à « mi-chemin » entre nous et nos italiens…

Nous avions loué des studios dans un appart’hôtel et, sans vraiment y avoir prêté attention, nous nous sommes retrouvés quartier Sainte Blandine, juste en face de l’Eglise du même nom, enfin bref, on ne pouvait pas faire mieux !!!

Après avoir pris possession de nos studios et la joie des retrouvailles, nous n’avons pas boudé notre bonheur autour d’un petit apéritif bien sympa !

Dès le lendemain matin, nous sommes partis à la découverte de cette ville que nous ne connaissions absolument pas, et pourtant ce n’est pas faute d’être passés tout près pendant des décennies ! Le seul dommage c’est que nous avons fait toutes ces visites sans Margot qui a étudié pendant toute la durée du séjour pour préparer un examen qui aura lieu le 27 septembre… c’est une courageuse ma Princesse ! Nous ne la verrons donc que le soir.

Allez, assez discuté, c’est parti pour la visite du quartier de la Confluence, le plus près de « chez nous »… Mais pour mieux vous situer, voilà une petite carte avec les quartiers que nous avons visités.

Entre la gare de Lyon Perrache et la pointe sud de la Presqu’île, ce quartier est devenu depuis 2003 et après une vaste opération d’aménagement, le symbole du progrès à la lyonnaise. Nous avons suivi le quai Rambaud le long de la Saône, l’une des vitrines de la reconversion architecturale du quartier. C’est joli, c’est vert et l’on a du mal à imaginer que l’on se promène dans l’une des plus grandes villes de France ! Nous avons découvert des édifices très particuliers tels ce « cube orange » surnommé aussi « la mimolette » et ce « rectangle vert » (siège de la chaîne Euronews)… Au bout du quai Rambaud, la Saône et le Rhône se rejoignent face au Musée des Confluences. Ce musée anthropologique à l’architecture audacieuse a été inauguré en 2014.

Nous avons ensuite traversé le pont Raymond Barre qui enjambe le Rhône (sur lequel nous avons fait une petite pause car la chaleur était vraiment intense), ce qui nous a permis de rejoindre le quartier de Gerland. Mathieu aurait aimé nous entraîner jusqu’au stade du même nom mais nous n’avons pas cédé car nous avions déjà bien marché et nous n’étions qu’à la moitié de notre parcours ! Le quai qui longe le Rhône est moins urbanisé et beaucoup plus vert que le côté Saône.

La deuxième journée, sachant que nous aurons encore beaucoup de marche, nous avons décidé d’aller jusqu’à la Gare de Perrache pour prendre le métro qui nous a conduit jusqu’au Vieux Lyon, début de notre programme du jour.

Le métro nous dépose au pied de la cathédrale St Jean, au cœur du Vieux Lyon. Ce quartier, pris en étau entre la rive droite de la Saône et la colline de Fourvière, se distingue par ses ruelles et ses demeures ocre rose qui marient le Moyen Age et la Renaissance.

La cathédrale dont la construction débute en 1165, a connu des événements marquants, comme les deux conciles de 1245 et de 1274, le couronnement du Pape Jean XXII en 1316, la messe en l’honneur du mariage royal entre Henri IV et Marie de Médicis en 1600… A l’intérieur, une horloge astronomique datant du 14ème siècle a hélas été vandalisée en 2013 et hélas ne sonne plus les heures !

Le « Jardin Archéologique », où des vestiges de plusieurs édifices ont été mis à jour, jouxte la cathédrale.

L’une des caractéristiques du Vieux Lyon sont ses nombreuses traboules. Les traboules, du latin trans ambulare (passer à travers), sont des raccourcis qui relient une rue à l’autre à travers un ou plusieurs immeubles. C’est vraiment une curiosité que nous ne voulions pas manquer et en continuant notre balade dans la rue St Jean, nous avons pu pénétrer dans les plus connues.

Après avoir déambulé dans les coins et les recoins, nous avons décidé de monter à la Basilique Notre Dame de Fourvière… à pied !

Nous avons tout d’abord emprunté la montée des Carmes-Déchaussés et ses 238 marches puis continué par la montée Nicolas de Lange et ses 563 marches, quelques 798 marches en tout ! Nous avons mis du temps (surtout moi et Blandine, les autres nous ont attendus un peu…) mais quelle joie d’arriver en haut ! Il faut dire qu’on n’en voyait pas le bout…

Sur la photo ci-contre, on leur colle encore au train, mais ça ne va pas durer !!!

Nous sommes donc passés du quartier du Vieux Lyon au quartier de Fourvière et c’est un peu fatigués et essoufflés que nous avons découvert l’esplanade, qui offre une vue sur toute la ville, et la basilique, partie intégrante du paysage lyonnais.

La basilique a été élevée après la guerre de 1870, l’archevêque de Lyon s’étant engagé à construire une église si l’ennemi n’approchait pas de la ville. L’édifice a été consacré en 1896. Autant sa silhouette est massive, autant le décor intérieur est exubérant avec ses mosaïques, ses ors, ses bois sculptés… Contempler toutes ces merveilles nous a permis de nous reposer un peu !

Pas très éloignés se trouvent les théâtres romains de Lugdunum, mis au jour à partir de 1933. De dimensions analogues à ceux d’Arles et d’Orange, le grand théâtre est le plus ancien de France. Aujourd’hui, le site accueille le festival d’été des Nuits de Fourvière. Nous avons traversé le site, fort heureusement en descente, et nous avons pris le célèbre funiculaire pour rejoindre le Vieux Lyon. Mais la journée n’était pas finie, loin de là…

Après une pause grignotage, nous avons traversé le pont Bonaparte pour rejoindre le quartier de la Presqu’île et la place Bellecour (que nous avons surnommée Mochecour !), place monumentale qui serait un lieu incontournable de passage, rendez-vous et évènements… mais qui ne nous a pas du tout emballés. Il y faisait une chaleur torride, sans la moindre ombre, bref nous ne nous y sommes pas attardés. Nous avons encore flâné dans les rues, les places, les passages jusqu’à l’Hôtel de Ville. Au passage, nous avons longé l’Hôtel Dieu où Rabelais fut nommé médecin de l’hôpital en 1532 !

Nous avons terminé notre périple par la place de l’Opéra et épuisés, nous avons sauté dans le métro puis dans le Tram qui nous a déposés à l’arrêt Ste Blandine… Petite visite dans « son » église (nous en avons profité malgré notre fatigue car elle n’était pas ouverte habituellement) et retour à l’hôtel heureux après nos 12km parcourus sous la grosse chaleur !

Pour ce dernier jour, il nous restait encore un quartier important à visiter, le quartier de la Croix Rousse. Perché sur la colline qui lui a donné son nom, c’est là qu’œuvraient les fameux canuts. Nous avons repéré sur le plan « le mur des canuts », magnifique fresque évolutive qui couvre 1200 m², et nous avons décidé de commencer par là. Situé tout au Nord du quartier, nous avons pris le métro pour nous y rendre sachant que nous serions ainsi au plus haut et qu’il nous suffirait de redescendre pour visiter le reste de ce quartier… Bien nous en a pris car nous nous sommes aperçus qu’il valait mieux descendre la « Montée de la Grande Côte » que la monter !!!

Après avoir admiré ce magnifique mur peint, nous avons flâné suivant nos envies et les points d’intérêt… La « maison des canuts » qui fait revivre les traditions, le « gros caillou » gros bloc quartzite poussé par le front d’un glacier du quaternaire, la « cour des voraces » lieu de réunion d’une confrérie de canuts pour arriver finalement à « l’amphithéâtre des 3 Gaules » lieu de supplice de Sainte Blandine !

Une petite faim et une grosse fatigue nous ont incités à faire un stop dans un petit restaurant et comme nous étions le 30 août, Bénédicte a eu cette adorable idée d’offrir un petit dessert à sa sœur bien-aimée qui a même fait semblant de souffler des bougies qui n’existaient pas !

Regonflés par cette halte, nous sommes repartis à la recherche des autres « murales » célèbres de la ville, à commencer par la « fresque des lyonnais ». Réalisée en 1995 par CitéCréation (à qui l’on doit aussi « le mur des canuts », pas moins de 31 personnages de la région y sont représentés parmi lesquels Bernard Pivot, l’abbé Pierre, Paul Bocuse…

Plus loin, « la fresque de la bibliothèque de la cité », mur peint sur 400 m² représente une immense bibliothèque recensant plusieurs centaines d’écrivains de genres différents de Lyon et de Rhône-Alpes. Pour nous qui sommes adeptes des « murales », nous avons été gâtés !

Comme il n’était pas encore très tard et que nous étions un peu entamés physiquement, nous avons décidé de nous offrir une petite croisière sur la Saône. Le prochain départ étant « cap sur l’île Barbe », hop nous voilà partis !!! Assis sur le pont du bateau, nous avons apprécié cette jolie balade qui nous a conduit jusqu’à cette petite île dont nous avons fait le tour en admirant son église romane.

Nous avons repris le chemin de retour, tous ensemble jusqu’à la Place des Jacobins où nous nous sommes séparés : les uns faisant quelques emplettes et les autres (nous en l’occurence) rentrant directement en empruntant métro et tram… Nous sommes arrivés à temps, les premières gouttes de pluie orageuse commençant à tomber !

Le soir, après le restaurant, nous avions acheté un beau (et bon) gâteau pour fêter dignement les évènements…

Après avoir parcouru une trentaine de kilomètres à pied, nous pouvons maintenant dire que nous avons un bon aperçu de cette belle ville qui nous a beaucoup plu. Le fait d’avoir fait tout cela en famille a encore amplifié notre plaisir !!! A refaire… ailleurs

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Retour aux sources…

Week-end à Troyes

25 / 28 février 2022

Loin d’imaginer la situation dramatique que nous vivons aujourd’hui, nous avions planifié (pourtant au dernier moment) d’aller faire un tour dans ma ville natale puisque c’est à Troyes que je suis née (ainsi que mon frère et ma sœur) et que j’y ai vécu jusqu’à mes 10 ans… J’y ai donc encore beaucoup de souvenirs. Cela faisait des années (je devrais dire dizaines d’années) que je n’y étais pas retournée !

Je vais donc dédier cet article à mon frère et à ma sœur… Cette première galerie de photos les concernera presque exclusivement car ce n’est certainement pas la partie touristique de la ville mais j’espère raviver leurs souvenirs et peut-être leur transmettre l’émotion que j’ai eu de revoir tous ces lieux de notre enfance !

Dès notre arrivée, nous avons pris possession de notre appartement AirBnB superbement bien situé, juste à côté de la synagogue, dans une rue faisant partie du circuit touristique… Nous étions logés dans un immeuble datant du 16ème siècle, un peu de guingois mais très sympa ! Nous avons très vite décidé d’aller faire un tour dans mon ancien quartier et j’étais tellement dans mes souvenirs que je n’ai pas senti la fatigue, j’avais retrouvé mes jambes de gamine… par contre, Pépère et Blandine étaient un peu crevés, pas étonnant quand on s’est aperçu qu’on avait quand même fait 8km !

Troyes est la capitale historique de la Champagne et, bizarrement, à y regarder de plus près, on observe que le tracé du contour de la vieille ville a la forme d’un bouchon de champagne… ça ne s’invente pas ! C’est au cœur du 16ème siècle que nous sommes transportés : les ruelles pavées cheminent au milieu d’un vaste centre piéton, très homogène, entre les maisons à pans de bois (le plus grand ensemble qui subsiste de nos jours en France) superbement rénovées et les monuments religieux (cathédrale, basilique et églises) avec leurs magnifiques vitraux qui font que de nombreux spécialistes ont baptisé Troyes « Ville Sainte du Vitrail ». Un musée du vitrail existe d’ailleurs, que nous voulions aller visiter, mais hélas il était fermé… La ville s’est développée grâce au dynamisme commercial datant des foires médiévales (les fameuses foires de Champagne), au rayonnement artistique et culturel de l’école champenoise de sculpture du 16ème siècle et, enfin, au savoir-faire industriel. Troyes s’est érigée en capitale de la bonneterie dès le 19ème siècle, je me souviens maman travaillant, entre autre, pour Valton (qui n’est autre que la marque Petit-Bateau). Tout le monde avait du travail à l’époque, ce qui n’a pas été la même chose quand nous sommes arrivés en Bretagne !

Nous avons bien sûr consacré pas mal de temps aussi à la visite des églises. Tout d’abord, l’église de la Madeleine dont la construction commença au 12ème siècle est surtout connue pour son célèbre jubé, une dentelle de pierre comme suspendue entre le cœur et la nef. Les magnifiques vitraux du chœur, qui datent du 15/16ème siècle, ont aussi attiré notre attention.

La basilique St Urbain (que j’ai nommé par erreur église !), construite à la demande de Jacques Pantaléon, originaire de Troyes, qui devint pape en 1261 sous le nom d’Urbain IV. Il fit construire la basilique à l’emplacement exact de la boutique de son père, un savetier… Les vitraux ici aussi sont remarquables.

L’église St Nizier attire l’attention par son toit aux tuiles vernissées qui nous font penser aux Hospices de Beaune.

Et pour finir, la Cathédrale St-Pierre-St-Paul, imposant édifice qui fut construit entre le début du 13ème siècle et le début du 17ème. Elle n’a qu’une tour, l’autre n’ayant jamais été élevée… L’intérieur, aux lumineuses pierres blanches, présente une remarquable unité malgré les siècles qu’a nécessités sa construction, mais c’est surtout à ses vitraux que le monument doit toute son originalité : 1500m² de verrières qui résument à elles seules l’histoire du vitrail du 13ème au 19ème siècle… magnifique !

Nous avons pu visiter le musée de Vauluisant (au moins, celui-là était ouvert !). L’élégant hôtel de Vauluisant, dont la façade Renaissance ne manque pas d’allure, abrite 2 musées : le 1er retrace l’âge d’or de l’art champenois à son apogée au 16ème siècle (peintures, sculptures, vitraux) vraiment très intéressant et le second évoque l’histoire de la bonneterie de 1750 à nos jours (avec évocation des marques emblématiques de la région, noms qui ont bien résonnés dans ma tête !)…

Après avoir parcouru pas loin de 25km en 2 jours, donc d’avoir bien exploré la ville, nous avons continué le pèlerinage. Quand j’étais petite, mes parents louaient à l’année une ferme désaffectée et nous y passions toutes nos vacances scolaires (à part les sacro-saintes semaines en Bretagne !) avec nos cousines… Imaginez les souvenirs engrangés dans ma petite tête. Maintenant, la ferme a été bien restaurée par la fille de nos loueurs et elle y a ouvert une maison d’hôtes vraiment très chouette (pour ceux que cela intéresserait, « Les Furets »). Nous y avions passé une nuit il y a une bonne dizaine d’années avec ma famille et avions retrouvé avec joie la propriétaire de l’époque… Hélas, dimanche il n’y avait personne !

Nous aimons beaucoup la campagne environnante et nous avons poussé jusqu’à Chaource, petit village typique, célèbre pour son fromage déjà prisé à l’époque de Philippe le Bel, et à découvrir impérativement pour son église qui recèle un véritable trésor dans une crypte : une mise au tombeau extraordinaire réalisée en 1515 par un artiste connu sous le nom de Maître de Chaource. On peut aussi y voir une magnifique crèche en bois doré datée de 1540, composée de 22 statuettes en bois sculpté, peint et doré à l’or fin…

Sur la route du retour, petit arrêt aux Riceys, seule commune champenoise à détenir 3 AOC viticoles : pour le champagne, les coteaux champenois, et le rosé des Riceys que l’on connaissait déjà à la table de Louis XIV…

J’espère ne pas vous avoir ennuyé avec ce grand article et même, au contraire, vous avoir donné l’envie d’aller découvrir ma belle région… En tout cas, moi, je me suis régalée d’y aller et d’avoir fait ce petit reportage !

Peut-être que certains d’entre vous ne connaissent que les magasins d’usine de Troyes mais là-dessus, je ne peux vous donner aucun conseil car comme vous l’avez peut-être remarqué, les magasins et nous… c’est pas notre truc !

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Week-end dans la Sarthe

Visite du Mans

Du Jeudi 11 au dimanche 14 novembre 2021

Un week-end de 4 jours se profilant (du moins pour Blandine puisque pour nous… c’est toujours longs week-ends !!!), nous avons cherché un endroit que nous n’avions pas encore visité et digne d’intérêt, avec une météo relativement clémente et avons finalement choisi Le Mans (aidés en cela par un petit reportage télévisé vu quelques jours auparavant !).

Nous logions à deux pas de la ville médiévale, la Cité Plantagenêt, bien pratique pour visiter à notre rythme cette superbe cité. Les premières traces humaines sur le sol du Mans datent d’environ 4000 ans avant JC. Elle est conquise en 56 av JC par les romains mais le nom de cité Plantagenêt commence en 1128 par un mariage en la cathédrale St Julien : celui du comte du Maine Geoffroy V le Bel et de Mathilde, fille du roi d’Angleterre Henri 1er. Il aimait chasser dans les landes proches de sa cité natale et ne manquait pas, selon la légende, d’orner sa coiffe de rameaux de genêts en fleurs. Il fût ainsi surnommé Plantagenêt par les Manceaux, ce qui a donné son nom à cette famille qui allait régner sur l’Angleterre. Voilà un résumé très succinct de l’Histoire de la ville !

Nous avons été charmés et, incultes que nous sommes, très étonnés de découvrir une cité médiévale au Mans car pour nous, comme pour beaucoup de gens je pense, Le Mans se résumait à la célèbre course des 24 heures ! Erreur grossière. Nous avons parcouru avec délice toutes ces ruelles pavées (d’accord, c’est un peu fatiguant…) bordées de chasse-roues qui avaient pour mission de préserver des roues des charriots les murs des maisons. Plus d’une centaine de maisons en pan-de-bois, datant en majorité des 15ème et 16ème siècles, offrent leurs belles façades à nos regards curieux. Certaines sont ornées d’un pilier d’angle (ou pilier cornier) : pilier rouge, pilier vert, pilier aux clés etc… qui représentaient à l’époque des enseignes commerciales mais étaient aussi un moyen de se repérer en l’absence de tout nom donné aux rues ou de numérotation des maisons.

L’histoire de la cathédrale commence au 5ème siècle de notre ère. Le menhir adossé à la cathédrale atteste la permanence d’un lieu de culte, à proximité, depuis le Néolithique. La cathédrale nouvelle date du milieu du 11ème siècle. Sa façade occidentale est aujourd’hui intégralement conservée. Peu de cathédrales romanes ont gardé, authentique, une façade de l’an 1100 ! La nef présente un très important ensemble de vitraux romans dont « l’Ascension » qui a été réalisé à la fin du 11ème siècle. C’est le plus ancien vitrail conservé dans un édifice religieux.

Après nous être un peu reposés à l’hôtel, nous avons remis les baskets et cette fois, nous avons fait le tour de la cité en longeant les murailles d’enceinte.

L’enceinte romaine du Mans, avec celles des deux capitales impériales, Rome et Constantinople, est le mur défensif le mieux conservé de tout l’Empire romain. La profusion de ses décors qui couvrent de bas en haut les tours et les courtines est unique au 3ème siècle de notre ère…

Ce n’est qu’aux 14ème et 15ème siècles, devant les menaces anglaises du début de la guerre de Cent Ans, que de nouvelles enceintes, médiévales cette fois, ont été construites pour renforcer certains points faibles des défenses de la ville, entre autre la cathédrale, l’évêché et le château.

Bien sûr, nous avons été aussi faire un tour dans la nouvelle ville…

Notre première journée a été bien occupée et du coup, le lendemain, nous avons décidé d’éloigner un peu notre terrain de découvertes… Nous nous sommes tout d’abord rendus à l’Abbaye Royale de l’Epau située à quelques kilomètres du Mans. Cette abbaye cistercienne a été fondée en 1230 par Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion. Elle a subi bien des vicissitudes au cours du temps : à la révolution, presque désertée par les moines, elle est vendue comme bien national à un industriel. Transformée en blanchisserie puis en exploitation agricole, elle est enfin rachetée par le département de la Sarthe en 1959.

Nous y avons découvert quelques jolies salles dont le chauffoir où les moines venaient se réchauffer, lire ou méditer. Il s’agissait de la seule pièce du monastère avec une cheminée ! Le scriptorium était utilisé par les moines pour recopier et enluminer les manuscrits et, à notre grand étonnement, cette pièce n’était pas chauffée ! C’est pourquoi nous avons découvert un petit guichet (que nous pensions être un passe-plat !) communiquant avec le chauffoir afin de réchauffer l’encre pour ne pas qu’elle gèle !!! brrrr…

Une exposition était en cours d’installation dans l’abbatiale. L’exposition « Anima(ex)Musica-Bestiaire utopique » créée par le Collectif « Tout reste à faire » repose sur l’idée de créer des arthropodes (animaux dotés de pattes articulées) à partir de pièces d’instruments de musique usagées. C’était vraiment très chouette mais dommage, l’expo n’ouvrira ses portes que le 20 novembre. D’après ce que nous avons compris, les insectes seront animés et sonores !

Et pour terminer en beauté ce WE, nous sommes allés au Château du Lude situé à une cinquantaine de kilomètres.  Le château et les jardins du Lude s’inscrivent dans le parcours des grands châteaux de la Loire. Au-delà de son aspect imposant, Le Lude est avant tout un site avec une âme, que l’on ressent tout au long de la visite. En effet, il est un des rares parmi les grands châteaux à être encore habité, objet de tous les soins d’une famille qui l’occupe depuis 260 ans. Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur… Nous avons eu la chance d’avoir un temps agréable pendant la visite des Jardins mais quand nous sommes ressortis du château, nous avons pris quelques gouttes d’eau. Rien de grave, nous avions de toute façons terminé.

Après un super bon repas dans un restaurant de la vieille ville (nous y avions déjà dîné la veille), « La Vieille Porte », que nous vous recommandons chaleureusement si vous passez par là et une bonne nuit de sommeil, nous avons repris la route. Notre beau WE était terminé, mais que de beaux souvenirs encore !

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Petite semaine en Italie

Du mercredi 5 au samedi 15 mai 2021

Quel bonheur de pouvoir à nouveau partager quelques découvertes avec vous ! Dès qu’il nous fut possible de partir à plus de 10kms de chez nous, direction l’Italie pour voir les enfants… Cela faisait plus de 8 mois que nous ne nous étions pas vus et on commençait à se languir. Nous nous sommes prêtés bien volontiers aux formalités obligatoires (test antigéniques pour l’aller, test PCR pour le retour…) afin de pouvoir enfin se serrer dans les bras !

Nous sommes donc partis le 5 mai en faisant une escale du côté de Grenoble qui n’a pas eu d’intérêt puisqu’il faisait un temps épouvantable. Par contre, le lendemain, la route nous conduisant à la frontière franco/italienne de Montgenèvre nous a permis de faire de beaux clichés du côté du col du Lautaret où nous nous sommes retrouvés sous la neige !!!

Notre séjour chez les enfants s’est, comme d’habitude, très bien passé. Nous avons profité les uns des autres, fait de belles balades à pied, dîné en terrasse quand, chez nous, ça n’était toujours pas possible, bref plein de plaisirs partagés… Par contre, j’ai un peu oublié l’appareil photo !

Pour le retour, nous avions prévu une étape à Dijon en espérant que le temps soit de la partie et nous n’avons pas été déçus. Une seule (grosse) averse est venue tempérer notre ardeur durant notre découverte de la capitale de la moutarde… Heureusement, c’était à la fin de la balade et nous avons pu nous abriter sous un arbre touffu qui nous a servi de parapluie.

Le parcours de la chouette à Dijon

Nous avons été agréablement surpris par cette ville, capitale des Ducs de Bourgogne. Nous avions un après-midi pour la découvrir et nous avons donc choisi de faire le « parcours de la chouette », bien balisé par des marques facilement repérables sur les trottoirs…

Suivez le guide....
Suivez le guide…

« Bien ancrée dans la pierre de l’église Notre-Dame, on pourrait penser que la chouette date de la construction de l’édifice… et bien détrompez-vous ! Si l’église a été bâtie entre 1230 et 1250, la chouette, quant à elle, est un peu plus jeune et aurait été sculptée au 15ème siècle. Elle a tout de suite été adoptée des dijonnais, si bien qu’elle a donné son nom à la rue où elle se situe dès le Moyen-âge. Dès lors, la petite chouette est devenue la mascotte de la ville et il est alors paru inévitable qu’elle prête également son nom au parcours historique de la ville. »

Flâner dans Dijon est un véritable plaisir, ne serait-ce que par la beauté des rues…

Toutes ces maisons à colombages…

Bien regarder partout… ici, une statue de Ste Catherine (copie d’après un modèle du XVe siecle)

Ste Catherine

Le Palais des Duc de Bourgogne, qui a vu naître Jean-Sans-Peur, Philippe-Le-Bon et Charles-Le-Téméraire (quand même !!!) abrite maintenant l’Hôtel de Ville et le Musée des Beaux-Arts.

Le Palais des Ducs de Bourgogne

Autre bel édifice

La Porte Guillaume

Il semble que les dijonnais ne se contentent pas de moutarde…

Mais nous avons finalement trouvé un magasin de moutarde ! Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts… Nous avons été étonnés tout de même de ne voir qu’un seul artisan et qui plus est, fabrique sa moutarde à Beaune…

La Cathédrale Notre-Dame est un chef d’œuvre de l’architecture bourguignonne du XIIIe siècle, remarquable par sa façade ornée de fine colonnettes et de rangs de fausses gargouilles.

Elles est surmontée du « Jacquemart », prise de guerre de Philippe le Hardi, qui rythme toujours la vie du quartier. C’est une belle histoire que celle de Jacquemart : Le Duc prit cette horloge à Courtrai (Belgique) en 1382 et l’offrit aux dijonnais, chez lesquels elle arriva en 1383, en reconnaissance de leur aide dans la guerre des Flandres. Au XVIIe siècle, le célibat de Jacquemart ayant été plaisamment moqué, on lui adjoignit en 1651 une compagne : Jacqueline. En 1714, ce fut leur stérilité qui fut raillée et on leur fabriqua alors un petit Jacquelinet, rejoint en 1884 par Jacquelinette, pour frapper les quarts d’heure avec lui !!!

Le Jacquemart, qui surmonte la Cathédrale Notre-Dame

Après 2 bonnes heures de balade, un peu de repos est bien appréciable, sous la protection de l’arbre qui va nous abriter dans quelques minutes, quand l’averse va nous tomber dessus !!!

Souvenir des repas en chambre de la période Covid…

J’espère que cette petite escapade vous aura fait plaisir. et vous donnera l’envie d’aller y faire un tour !

Tout semble au beau fixe pour l’instant au niveau de la pandémie, nous partons donc samedi prochain pour Malte (avec un peu plus d’un an de retard)… Nous avons par contre été obligés d’annuler purement et simplement notre voyage aux US qui devait commencer le 20 juin et nous l’avons remplacé par un tour d’Espagne. Cela devrait être très chouette aussi et j’espère pouvoir vous faire profiter de toutes nos prochaines découvertes…

Le logiciel d’édition de ce blog a complètement changé et je n’arrive pas à présenter le diaporama comme habituellement… Vous le trouverez donc ci-dessous, sans avoir besoin de « cliquer », à vous de me dire si cela vous gêne ou non. Si oui, je vais tâcher de me creuser la tête pour comprendre comment faire !

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Week-end en Vendée

Du vendredi 19 au mardi 23 février 2021

Un peu de soleil dans cette période déprimante ! Enfin, quand je dis soleil, c’est un bien grand mot car si nous avons été ravis de nous échapper du train train confiné quotidien, le soleil n’était, hélas, pas au rendez-vous. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de mettre toutes les chances de notre côté : nous avons attendu la dernière minute pour nous décider où partir afin de consulter la météo que l’on pensait la plus fiable possible ! Au vu des bulletins, c’était L’ENDROIT où jeter notre dévolu… ciel bleu et grand soleil étaient assurés ! Grisaille et vent ont remplacé ce bulletin si optimiste. Nous nous sommes finalement contentés de ne pas avoir de pluie et du coup, nous avons passé un excellent séjour ! On devient de moins en moins difficile…

Nous avions réservé un appartement très sympa à St Jean de Monts (entre Pornic et Les Sables d’Olonne), excellent endroit pour partir à la découverte de la région. A peine installés, nous sommes partis explorer cette petite station balnéaire (il ne fallait pas perdre de temps, couvre-feu oblige !) et avons fait une belle balade sur la plage, qui, soit dit en passant, est magnifique : énorme avec un sable extra fin. C’est fou ce que l’air de la mer est vivifiant et vous terrasse de fatigue (bonne la fatigue…).

Plage de St Jean

Le lendemain, un magnifique ciel rouge nous a laissés espérer une belle journée (encore que… rougeur du matin, chagrin – rougeur du soir, espoir, comme disait ma grand-mère), nous avons donc décidé de partir pour l’île de Noirmoutier située à une vingtaine de kilomètres. Le seul dommage fut le vent, vraiment très fort, à tel point que par moment, je me demandais si je n’allais pas m’envoler !! Nous en avons fait le tour complet, avec beaucoup de stops et de marches entre mer et marais. La petite ville de Noirmoutier est mignonne, surtout le quartier de Banzeau avec ses maisons typiques. Bien sûr, dès le matin, nous sommes allés voir le passage du Gois, chaussée submersible reliant l’île au continent, praticable uniquement à marée basse. Avant la construction du pont, c’était la seule voie possible hormis le passage par bateau. Nous y sommes retournés en soirée, la marée basse étant prévue à 16h53, nous pensions peut-être voir toute la chaussée découverte mais il était encore trop tôt… Cette fois, il y avait beaucoup de monde, certains attendant pour pouvoir emprunter cet itinéraire. Nous nous sommes arrêtés au port du Bonhomme, réputé pour ses ventes de fruits de mer, et nous avons succombé à la tentation : huîtres pour Pépère, divines crevettes pour nous… Nous avons même eu droit à quelques rayons de soleil dans l’après-midi !

Quartier de Banzeau

L’Anse Rouge

Le dimanche, le temps toujours aussi maussade, nous avons décidé d’aller visiter St Gilles Croix de Vie que l’on nous avait décrit comme la plus belle station balnéaire du coin ! Ce n’est pas du tout notre avis, nous n’y avons rien trouvé d’extraordinaire et les plages, à côté de celles de St Jean de Monts, sont inexistantes à marée haute et dotées d’un sable grossier… nous n’avons certainement pas les mêmes valeurs !

St Gilles

Du coup, nous avons poussé jusqu’aux Sables d’Olonne et là nous avons été charmés. Il y avait beaucoup de monde sur le port pour aller voir les bateaux de retour du Vendée-Globe, mais nous, nous avons pris la direction du centre ville pour aller visiter un quartier adorable, « l’île Penotte » qui n’a rien d’une île, mais qui est très original. A l’origine ce quartier, tout ce qui a de plus ordinaire, est devenu un musée en plein air grâce à une artiste sablaise Danièle Arnaud-Aubin. Elle n’avait qu’un seul objectif, redonner vie à son quartier d’enfance et commença à créer en 1997 des fresques de coquillage sur les murs avec l’accord des propriétaires et de la Mairie. Le résultat est superbe !

Les Sables

L’île Penotte

Le dernier jour, qui était prévu épouvantable d’un point de vue météorologique, a finalement été tout à fait passable : pas de vent et pas une goutte de pluie ! En fait, d’ailleurs, nous n’avons pas eu une goutte de pluie durant tout le séjour, donc nous ne pouvons pas nous plaindre. Ce dernier jour, donc, nous l’avons consacré à la visite de Pornic, charmante petite ville balnéaire dont nous avons fait le tour avec beaucoup de plaisir. Nous nous sommes aussi baladés sur le sentier du littoral avec toutes les « pêcheries » (cabanes de pêcheurs au carrelet) et les belles maisons bourgeoises.

Pornic

Cabane de pêcheur

C’est avec grand plaisir que je vous invite à partager ce week-end si convoité en espérant que cela vous sortira un peu de la morosité ambiante. J’espère pouvoir vous faire d’autres articles dans un avenir prochain, mais pour l’instant, je me demande si on ne va pas plutôt vers un durcissement des conditions sanitaires !!!

Pour voir les différents diaporamas, cliquez ci-dessous :

Diaporama de St Jean de Monts

Diaporama de Noirmoutier

Diaporama des Sables d’Olonne

Diaporama de Pornic

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Etape de retour…

Dimanche 27 septembre 2020

Comme je vous l’avais dit dans mon dernier article, il était prévu de faire étape chez des amis qui ont ouvert une magnifique maison d’hôtes (nous passions à quelques kilomètres de chez eux), ce qui a été l’occasion d’avoir une fin de vacances en apothéose !

Nous les avons rencontrés il y a une bonne dizaine d’années lors d’un voyage au Mexique. Nous étions avec notre ami/guide Rachid sur le site de Palenque et il nous expliquait toute l’histoire de cette cité maya (il faut dire que Rachid, ethnologue, en connaît un rayon !!!). Bref, Christophe, Anna et leurs enfants ont tendu l’oreille en entendant parler français et nous ont demandé s’ils pouvaient profiter des explications de notre guide… Et c’est ainsi que nous avons commencé cette longue amitié ! Ils étaient en train de faire le tour du monde et je dois dire que je leur serai toujours reconnaissante car c’est vraiment grâce à eux si nous sommes partis le faire à notre tour. Ils ont été la clé qui a ouvert la boîte des rêves…

Ils habitaient la région parisienne à cette époque, ce qui nous a facilité les choses pour rester en contact. Maintenant, ils ont tourné la page et ont « construit » ce beau projet de Maison d’Hôtes. Ils ont dégoté la perle rare, cette magnifique villa Belle Epoque, mais tout n’a pas été très simple car il a fallu entreprendre de gros travaux pour en arriver à ce qu’elle est aujourd’hui. Ils ont fait un travail extraordinaire, nous n’en revenons toujours pas ! Dans la décoration, chaque détail a été pensé, je crois qu’il faudrait des jours et des jours pour tout remarquer.

C’est bien simple, je crois que la meilleure façon de vous rendre compte, c’est d’aller y faire un petit tour, c’est tout près des Châteaux de la Loire, bel endroit donc ! Et si le cœur vous en dit, je vous mets le lien pour accéder au site internet : https://www.villa-alecya.fr/

Comme cette maison a une belle histoire, je vous mets un autre lien où vous pourrez en savoir plus et aussi voir de belles photos. Pour notre part, nous avons surtout fait des photos d’extérieur ! Quand nous avons fait le tour du propriétaire, nous étions plus occupés à écouter ce que nous racontait Christophe plutôt qu’à prendre des photos et le lendemain matin, nous n’avions pas beaucoup de temps… http://carnetdejuliette.fr/villa-alecya-chambres-dhotes-de-charme-touraine/

La Villa Alecya – Ste-Catherine-de-Fierbois

L’entrée par le Jardin d’Hiver

Détail

Le salon

La salle à manger

La cage d’escalier

Le fumoir avec son magnifique vitrail Art Nouveau

Le jardin d’hiver

Le parc fleuri…

L’arrière de la Villa

Le potager

Le parc

Comme je vous le disais, pour voir les chambres, allez cliquer sur les liens que je vous ai donnés mais je peux vous dire qu’elles sont magnifiques et que nous y avons dormi comme des bébés. Pour notre part, nous étions « du côté de chez Swan » et Blandine chez « Madame Butterfly »… de quoi faire de beaux rêves non ?

Voilà, nos vacances totalement improvisées ont été très agréables et nous en garderons un très bon souvenir. Maintenant, nous espérons pouvoir partir aux Etats-Unis au mois de juin prochain puisque nous avons reprogrammé à l’identique ce que nous avions prévu en ce mois de septembre… Mais nous avons tout de même de sérieux doutes encore ! Croisons les doigts, qui vivra verra…

 

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Dernier jour…

Samedi 26 septembre 2020

Les derniers jours de vacances sont déjà toujours tristes mais aujourd’hui, c’est l’apothéose !! on ne va pas se plaindre car nous avons eu 3 belles semaines ensoleillées mais la visite de Rochefort s’est faite sous la pluie. Il pleut sans interruption depuis ce matin et en plus il fait froid !

Malgré ces conditions fort peu agréables, nous avons décidé de braver la pluie et d’aller visiter Rochefort. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés au pont transbordeur de Martrou. Il en existait 5 en France mais seul celui-ci a été remis en service. Quand nous étions passés par là en 2017, il était en restauration et cela m’avait frustrée de ne pouvoir le voir fonctionner. Mais là, quel bonheur, on a même pu traverser la Charente à son bord (le machiniste a fait la navette rien que pour nous !). Classé monument historique depuis 1976, c’est un impressionnant ouvrage d’art en fer construit en 1900, long de 176 mètres qui surplombe la Charente de plus de 50 mètres.

Le pont transbordeur

La nacelle

Direction Rochefort ensuite qui, comme la première fois, ne m’a pas beaucoup plus emballée !! hormis la corderie royale, l’Hermione mal mise en valeur dans sa cale (on l’a vue à Brest, à côté de la tour Tanguy, elle avait une autre allure !) et la porte de l’arsenal, nous n’avons pas vu autre chose de bien intéressant !

La corderie royale

L’Hermione

Un peu transis de froid, nous avons décidé de rentrer directement sans prendre la route des écoliers.

Demain nous reprenons la route pour Achères mais en faisant une étape en Touraine chez des amis.

Pour voir les photos pluvieuses du jour, c’est par là.

 

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La Citadelle de Brouage

Vendredi 25 septembre 2020

La matinée a été très pluvieuse mais nous avions des espoirs pour l’après-midi, nos météos « téléphones » nous donnant un bon épisode sans pluie pour le reste de la journée. Et ce fut le cas, c’est pourquoi nous avons décidé d’aller visiter une citadelle du 17ème siècle, la Citadelle de Brouage, située à seulement une vingtaine de kilomètres de St Trojan.

Brouage vue du ciel

Fondée en 1555, Brouage avait pour première vocation le commerce du sel. En 1627, le Cardinal de Richelieu  demande à Pierre d’Argencourt de fortifier la ville qui va devenir une place forte réputée imprenable. Dès la fin du XVII° siècle Brouage commence à décliner et Vauban intervient en 1685 pour diminuer l’importance des fortifications. Utilisée comme ville prison pendant la Révolution, Brouage s’endort, oubliée par la mer. Le chenal qui la reliait à la mer n’existe plus aujourd’hui, enlisé dans les marais.

Sa notoriété est également due à un personnage, Samuel de Champlain, né à Brouage vers 1570 et fondateur de la ville de Québec.

L’église, construite en 1608, fut remise en état grâce à la générosité de la ville de Québec et comporte plusieurs vitraux et verrières offerts par le Canada.

Détail d’un vitrail

Nous avons parcouru les 2 kms de remparts sous un vent à décorner les bœufs !!! Notre poids nous a permis de tenir et de ne pas nous envoler !!! Qu’importe, la balade était très sympathique et la vue sur le paysage alentours fait de marais est magnifique.

La rue principale

Une des 19 échauguettes

Les prés salés

Il reste encore aujourd’hui quelques bâtiments de cette époque tels que des poudrières, une forge, une glacière, une halle aux vivres… que l’on peut visiter car ils abritent des expositions.

La poudrière St Luc

La glacière

Intérieur de la halle aux vivres

Cet endroit est aussi un paradis pour les oiseaux puisque ces prés salés en abritent quelques 150 espèces… Hélas, nous n’en avons pas vus autant, mais nous avons réussi à photographier un bel ibis et un épervier.

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés juste avant d’emprunter le pont qui relie le continent à l’île pour nous approcher du fort de Louvois et voir le viaduc sous un autre angle.

La journée s’est achevée par une bonne nouvelle (un peu trop tardive pour moi !) car lors de notre dîner au restaurant, le patron, voyant ma tête, nous a annoncé que les plots qui m’ont précipitée dans les coquilles d’huîtres avaient été retirés par la municipalité !!!

Les photos du jour sont à votre disposition en cliquant ici.

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Visite de Marennes

Jeudi 24 septembre 2020

Quel drôle de temps !! on passe du soleil aux trombes d’eau d’une minute à l’autre. On a quand même réussi à se faire une petite balade en dehors de l’île. Nous sommes allés à Marennes, petite ville située sur l’estuaire de la Seudre, capitale de la fameuse huître Marennes Oléron.

Bien encadrés à Marennes (enfin à La Tremblade mais c’est pareil) !

En fait, pour voir les ostréiculteurs, il faut se rendre aux petits ports de La Grève et de La Cayenne. Le spectacle des bateaux et des cabanes aux couleurs vives le long du chenal sont vraiment très photogéniques.

A l’entrée du port de La Cayenne

Le long du chenal

Cabane d’ostréiculteur

Les producteurs y proposent la vente et la dégustation d’huîtres mais ces dernières se déclinent de bien d’autres façons artistiques (j’en ai fait l’affreuse expérience !!).

Coquilles d’huîtres vues de près (comme je les ai vues !)

Composition artistique

La balade n’a pas été très longue aujourd’hui car la pluie s’est intensifiée en début d’après-midi. Nous verrons ce que demain nous réservera.

Pour voir les photos du jour, c’est par ici.

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Visite de La Rochelle

Mercredi 23 septembre 2020

Nous avons appris ce matin au réveil que l’île d’Oléron avait été touchée par une tornade mais ne vous inquiétez pas, nous n’étions pas sur l’île à ce moment là et bien que nous ayons été touchés par un violent orage sur l’île de Ré, tout va bien pour nous.

Il pleuvait encore beaucoup hier soir sur l’île !!

Autre photo impressionnante, voici les dégâts causés par la chute après 3 jours…

De loin !

De près !

Ce n’est que la partie apparente de l’iceberg !! mains, genoux sont tous autant abimés ! âmes sensibles, ne regardez pas !!

Revenons à notre journée de balade qui a commencé par Fouras (non pas pour aller voir le Père !!) mais pour admirer le Fort Vauban et ses jolies plages. Les cabanes de pêcheurs de Fouras également appelées « carrelets » ne sont pas en grand nombre, nous sommes donc partis plus loin à Yves où nous savions en trouver beaucoup plus.

Le fort Vauban de Fouras

Les carrelets de Yves

Direction La Rochelle ensuite pour une découverte des joyaux de la ville, entre autre, l’entrée du port avec ses tours défensives, ses arcades, ses maisons moyenâgeuses au pans de bois couverts d’ardoises qui alternent avec des demeures renaissance en pierre ornées de fantastiques visages sculptés. Un des plus beaux monuments à nos yeux est l’hôtel de ville, qui avait brûlé en 2013 et qui a été depuis restauré.

Les tours de l’entrée du port

Rue à arcades

Maison à pans d’ardoises

L’hôtel de ville

Après cette belle visite, nous sommes partis en direction de l’île de Ré dont hélas, vous ne verrez que quelques photos car l’orage s’est abattu violemment et c’est sous des trombes d’eau que nous avons fait demi-tour !! Autant dire que nous n’avons rien vu (nous avons quand même donné la modique somme de 8 euros pour passer le pont !!).

Finalement, nous nous estimons très chanceux car toute la journée (ou presque) a été belle et nous sommes passés à côté de la tornade. Avons-nous le droit de nous plaindre ??

Pour partager la journée avec nous, voici le diaporama.

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