Aujourd’hui, nous avons voulu prendre de la hauteur ! Nous commençons à être bien entrainés, nous avons donc tenté la montée à la Piazzale Michelangelo. Notre petite fille nous avait vanté le panorama magnifique sur la ville de Florence et comme le temps était parfait pour ce genre d’activité, nous avons décidé de nous lancer !
En fait, cela a été moins dur que je ne pensais ! Jusqu’à présent, on a quand même un peu souffert des restes de Covid, surtout dans les montées… Mais aujourd’hui, pas de problème majeur. Nous avons pris la navette (j’aurais tendance à dire comme d’habitude, on prend vite un train-train quotidien) et de là, nous avons longé l’Arno (comme d’habitude aussi !!!) mais pas jusqu’au Ponte Vecchio cette fois. La montée commence vers la tour que je vous ai déjà montrée à plusieurs reprises et traverse le « Giardino delle Rose » (c’est trop beau dit en italien !). C’est magnifique de voir Florence à différents stades selon la hauteur atteinte.
De la vaste esplanade où se dresse une belle statue de Michel-Ange, se déploie un panorama splendide sur la ville avec les Apennins en toile de fond. Après en avoir fait le tour, nous avons encore poussé plus loin l’effort puisque nous sommes montés jusqu’à San Miniato Al Monte, une très jolie église que j’avais repérée depuis longtemps en longeant le fleuve (il faut dire que la rive de l’Arno entre notre arrêt de bus et le Ponte Vecchio n’a plus de secret pour nous – nous la parcourons 2 fois par jour…). La très belle façade en marbre vert et blanc date du 12ème siècle et attire le regard de loin. L’intérieur aussi vaut le détour, harmonieuse combinaison de vert et de blanc, comme sur la façade.
Derrière l’église, un très grand et beau cimetière qui n’a pas manqué de nous rappeler celui de la Recoleta de Buenos Aires… en beaucoup moins grand quand même et sans le caveau d’Evita Peron !!!
Nous avons pris le chemin du retour (plus facile que l’aller, il va sans dire) et nous avons décidé d’aller visiter la Basilique Santa Croce, de l’autre côté de l’Arno. Elle appartenait à l’ordre des Franciscains et date du 14ème siècle à l’exception de sa façade néogothique et de son campanile, construits seulement au 19ème siècle. L’intérieur est immense (140m sur 40), le sol est dallé de 276 pierres tombales et le long des murs s’alignent de somptueux tombeaux dont ceux de Galilée et de Michel-Ange… Bref, encore une très belle découverte !
Nous avons jugé que nous en avions fait assez pour aujourd’hui d’autant qu’il faut toujours calculer les 2km minimum pour rejoindre l’endroit où nous prenons la navette…
Ce soir, nous allons partir à l’aéroport car Blandine arrive (elle est dans l’avion à l’heure où je vous écris) et nous allons la récupérer à 22h35. Je pense que demain, nous allons visiter tout le centre de Florence avec elle.
J’espère que vous vous régalerez en partageant notre journée !
Tout d’abord, je dois faire une rectification car hier, dans le diaporama des Uffizi, j’ai fait une grosse erreur ! J’ai marqué « Aphrodite » sur une des photos alors qu’il s’agissait d’Hermaphrodite ! Pas tout à fait la même chose… Voilà qui est réparé !
Aujourd’hui, nous nous sommes levés sous un ciel bleu d’azur et ce beau temps nous a accompagné toute la journée. C’est très agréable surtout quand une partie du programme se fait en extérieur ! Nous avons commencé par la visite du Palais Pitti, très belle découverte… Cet énorme palais renaissance a été construit au 15ème siècle pour la famille Pitti, influente famille de marchands et de banquiers, grands rivaux des Médicis !
La visite commence par la galerie Palatine, composée de nombreuses salles aux plafonds magnifiques et qui abrite une extraordinaire collections de peintures (de Titien, Raphaël, Rubens… j’en passe et des meilleurs !), puis l’on passe dans les appartement royaux richement décorés et dans la galerie d’Art Moderne avec de très belles œuvres aussi. Dans notre guide, il est fait mention de la galerie des Costumes mais il n’y avait rien… Tout cela représente plusieurs kilomètres de marche car le palais est vraiment grand et l’on en fait tout le tour !
Après nous être un peu restaurés, nous sommes partis visiter les Jardins de Boboli qui font partie du Palais. Ils sont très grands aussi, magnifiques, tout en montée et en descente et comme les plans ne sont pas très bien détaillés, on se perd vite dans ce dédale de petits sentiers… Quant à trouver la sortie, c’est aussi un problème car dans les jardins de Boboli, toutes les routes ne mènent pas à la sortie !!! Mais ouf, nous l’avons finalement trouvée…
Bref, nous avons parcouru encore beaucoup de chemin aujourd’hui mais cela valait le coup car nous avons fait de belles découvertes. Le plus dur est de rejoindre le point de départ de la navette qui nous reconduit au camping… Après une journée de déambulation, faire au moins 2km de plus, ça compte et ce sont vraiment les plus durs !!!
Demain, nous n’avons pas encore décidé du programme, mais ce que nous savons c’est que tous les musées et visites d’intérieurs sont fermés !
Demain soir, tard, nous récupérons Blandine à l’aéroport…
Avec une semaine de retard due au Covid, et oui, malgré toutes nos précautions, nous avons fini par y avoir droit (ce ne fut pas très méchant je vous rassure), nous voilà repartis pour faire ce que nous savons faire de mieux, nous balader ! Un peu fatigués quand même, on y laisse des plumes après cette cochonnerie, mais tout de même prêts pour l’aventure. Notre programme, prévu depuis un moment, s’est donc trouvé chamboulé mais nous allons tout de même faire ce qui était prévu, dans un ordre différent… Il faut savoir s’adapter dans la vie.
Nous avons donc quitté notre « home sweet home » pour un périple qui va nous faire passer par la Toscane, les Marches et peut-être plus selon nos envies ! Nous devions initialement être à Turin pour l’anniversaire de Bénédicte mais Covid oblige, nous avons dû changer nos plans…
Notre première étape a été Cluny et sa célèbre abbaye… Très agréable soirée dans une maison d’hôtes vraiment sympa ! Voici quelques photos de ce beau village bourguignon
Nous avons repris la route le lendemain pour notre deuxième étape chez nos enfants à Turin… Superbe soirée, tellement heureux de nous retrouver en famille ! Nous n’y avons passé qu’une soirée mais comme nous devons nous retrouver à Pâques à Grottammare, ce n’est pas trop grave.
Nous avons quitté Turin hier pour finalement arriver à Florence. Après 3 jours de route, nous étions heureux d’y être ! Nous avons élu domicile dans un camping (!!!) où nous avons loué un grand bungalow vraiment très bien… Nous sommes en banlieue de Florence, une navette nous amène vers le centre-ville en une dizaine de minutes, donc pas de problème. Nous avons opté pour cette solution car la circulation en ville est très difficile et est réservé uniquement aux personnes autorisées. Il est donc très compliqué d’avoir un hôtel au centre-ville quand on est en voiture.
Nous avons commencé notre découverte de cette ville magnifique ce matin. Nous avions réservé la visite de la « Galleria degli Uffizi » (les Offices), le célèbre musée florentin, à 12h00, ce qui nous a laissé une bonne partie de la matinée pour une première reconnaissance. Bien sûr, nous avons traversé le célèbre Ponte Vecchio, puis nous avons marché jusqu’au Duomo et je dois dire que nous en avons pris plein les yeux. Les photos sont difficiles à prendre tout d’abord parce que l’on manque de recul (et nous n’avions pas pris l’appareil avec l’objectif 10/24 – nous le prendrons la prochaine fois) et puis il y a tellement de monde ! C’était d’ailleurs la même chose dans le musée mais j’espère que vous aurez quand même un bel aperçu, j’ai réussi à me faufiler entre les gens pour être au premier rang (l’avantage d’être petite !) mais ce n’était pas facile.
J’ai renseigné les photos afin de m’éviter de faire un long discours ! J’ai pitié de vous et surtout, je suis crevée et je n’ai pas le courage d’écrire des pages et des pages… Il faut dire que nous avons fait 12km aujourd’hui (dont 3 heures à piétiner dans le musée) et qu’il est tard… Vous ne m’en voudrez pas j’en suis sure.
Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous avons beaucoup aimé notre première approche !
Nous n’avons pas encore décidé du programme de demain, ce sera probablement la visite du Palais Pitti… A voir !
Blandine doit nous rejoindre lundi soir, elle passera une journée ici à Florence avec nous et le 13, nous partirons pour Grottammare où nous passerons en famille les fêtes pascales. Beau programme en perspective…
Loin d’imaginer la situation dramatique que nous vivons aujourd’hui, nous avions planifié (pourtant au dernier moment) d’aller faire un tour dans ma ville natale puisque c’est à Troyes que je suis née (ainsi que mon frère et ma sœur) et que j’y ai vécu jusqu’à mes 10 ans… J’y ai donc encore beaucoup de souvenirs. Cela faisait des années (je devrais dire dizaines d’années) que je n’y étais pas retournée !
Je vais donc dédier cet article à mon frère et à ma sœur… Cette première galerie de photos les concernera presque exclusivement car ce n’est certainement pas la partie touristique de la ville mais j’espère raviver leurs souvenirs et peut-être leur transmettre l’émotion que j’ai eu de revoir tous ces lieux de notre enfance !
Dès notre arrivée, nous avons pris possession de notre appartement AirBnB superbement bien situé, juste à côté de la synagogue, dans une rue faisant partie du circuit touristique… Nous étions logés dans un immeuble datant du 16ème siècle, un peu de guingois mais très sympa ! Nous avons très vite décidé d’aller faire un tour dans mon ancien quartier et j’étais tellement dans mes souvenirs que je n’ai pas senti la fatigue, j’avais retrouvé mes jambes de gamine… par contre, Pépère et Blandine étaient un peu crevés, pas étonnant quand on s’est aperçu qu’on avait quand même fait 8km !
Troyes est la capitale historique de la Champagne et, bizarrement, à y regarder de plus près, on observe que le tracé du contour de la vieille ville a la forme d’un bouchon de champagne… ça ne s’invente pas ! C’est au cœur du 16ème siècle que nous sommes transportés : les ruelles pavées cheminent au milieu d’un vaste centre piéton, très homogène, entre les maisons à pans de bois (le plus grand ensemble qui subsiste de nos jours en France) superbement rénovées et les monuments religieux (cathédrale, basilique et églises) avec leurs magnifiques vitraux qui font que de nombreux spécialistes ont baptisé Troyes « Ville Sainte du Vitrail ». Un musée du vitrail existe d’ailleurs, que nous voulions aller visiter, mais hélas il était fermé… La ville s’est développée grâce au dynamisme commercial datant des foires médiévales (les fameuses foires de Champagne), au rayonnement artistique et culturel de l’école champenoise de sculpture du 16ème siècle et, enfin, au savoir-faire industriel. Troyes s’est érigée en capitale de la bonneterie dès le 19ème siècle, je me souviens maman travaillant, entre autre, pour Valton (qui n’est autre que la marque Petit-Bateau). Tout le monde avait du travail à l’époque, ce qui n’a pas été la même chose quand nous sommes arrivés en Bretagne !
Nous avons bien sûr consacré pas mal de temps aussi à la visite des églises. Tout d’abord, l’église de la Madeleine dont la construction commença au 12ème siècle est surtout connue pour son célèbre jubé, une dentelle de pierre comme suspendue entre le cœur et la nef. Les magnifiques vitraux du chœur, qui datent du 15/16ème siècle, ont aussi attiré notre attention.
La basilique St Urbain (que j’ai nommé par erreur église !), construite à la demande de Jacques Pantaléon, originaire de Troyes, qui devint pape en 1261 sous le nom d’Urbain IV. Il fit construire la basilique à l’emplacement exact de la boutique de son père, un savetier… Les vitraux ici aussi sont remarquables.
L’église St Nizier attire l’attention par son toit aux tuiles vernissées qui nous font penser aux Hospices de Beaune.
Et pour finir, la Cathédrale St-Pierre-St-Paul, imposant édifice qui fut construit entre le début du 13ème siècle et le début du 17ème. Elle n’a qu’une tour, l’autre n’ayant jamais été élevée… L’intérieur, aux lumineuses pierres blanches, présente une remarquable unité malgré les siècles qu’a nécessités sa construction, mais c’est surtout à ses vitraux que le monument doit toute son originalité : 1500m² de verrières qui résument à elles seules l’histoire du vitrail du 13ème au 19ème siècle… magnifique !
Nous avons pu visiter le musée de Vauluisant (au moins, celui-là était ouvert !). L’élégant hôtel de Vauluisant, dont la façade Renaissance ne manque pas d’allure, abrite 2 musées : le 1er retrace l’âge d’or de l’art champenois à son apogée au 16ème siècle (peintures, sculptures, vitraux) vraiment très intéressant et le second évoque l’histoire de la bonneterie de 1750 à nos jours (avec évocation des marques emblématiques de la région, noms qui ont bien résonnés dans ma tête !)…
Après avoir parcouru pas loin de 25km en 2 jours, donc d’avoir bien exploré la ville, nous avons continué le pèlerinage. Quand j’étais petite, mes parents louaient à l’année une ferme désaffectée et nous y passions toutes nos vacances scolaires (à part les sacro-saintes semaines en Bretagne !) avec nos cousines… Imaginez les souvenirs engrangés dans ma petite tête. Maintenant, la ferme a été bien restaurée par la fille de nos loueurs et elle y a ouvert une maison d’hôtes vraiment très chouette (pour ceux que cela intéresserait, « Les Furets »). Nous y avions passé une nuit il y a une bonne dizaine d’années avec ma famille et avions retrouvé avec joie la propriétaire de l’époque… Hélas, dimanche il n’y avait personne !
Nous aimons beaucoup la campagne environnante et nous avons poussé jusqu’à Chaource, petit village typique, célèbre pour son fromage déjà prisé à l’époque de Philippe le Bel, et à découvrir impérativement pour son église qui recèle un véritable trésor dans une crypte : une mise au tombeau extraordinaire réalisée en 1515 par un artiste connu sous le nom de Maître de Chaource. On peut aussi y voir une magnifique crèche en bois doré datée de 1540, composée de 22 statuettes en bois sculpté, peint et doré à l’or fin…
Sur la route du retour, petit arrêt aux Riceys, seule commune champenoise à détenir 3 AOC viticoles : pour le champagne, les coteaux champenois, et le rosé des Riceys que l’on connaissait déjà à la table de Louis XIV…
J’espère ne pas vous avoir ennuyé avec ce grand article et même, au contraire, vous avoir donné l’envie d’aller découvrir ma belle région… En tout cas, moi, je me suis régalée d’y aller et d’avoir fait ce petit reportage !
Peut-être que certains d’entre vous ne connaissent que les magasins d’usine de Troyes mais là-dessus, je ne peux vous donner aucun conseil car comme vous l’avez peut-être remarqué, les magasins et nous… c’est pas notre truc !
Un week-end de 4 jours se profilant (du moins pour Blandine puisque pour nous… c’est toujours longs week-ends !!!), nous avons cherché un endroit que nous n’avions pas encore visité et digne d’intérêt, avec une météo relativement clémente et avons finalement choisi Le Mans (aidés en cela par un petit reportage télévisé vu quelques jours auparavant !).
Nous logions à deux pas de la ville médiévale, la Cité Plantagenêt, bien pratique pour visiter à notre rythme cette superbe cité. Les premières traces humaines sur le sol du Mans datent d’environ 4000 ans avant JC. Elle est conquise en 56 av JC par les romains mais le nom de cité Plantagenêt commence en 1128 par un mariage en la cathédrale St Julien : celui du comte du Maine Geoffroy V le Bel et de Mathilde, fille du roi d’Angleterre Henri 1er. Il aimait chasser dans les landes proches de sa cité natale et ne manquait pas, selon la légende, d’orner sa coiffe de rameaux de genêts en fleurs. Il fût ainsi surnommé Plantagenêt par les Manceaux, ce qui a donné son nom à cette famille qui allait régner sur l’Angleterre. Voilà un résumé très succinct de l’Histoire de la ville !
Nous avons été charmés et, incultes que nous sommes, très étonnés de découvrir une cité médiévale au Mans car pour nous, comme pour beaucoup de gens je pense, Le Mans se résumait à la célèbre course des 24 heures ! Erreur grossière. Nous avons parcouru avec délice toutes ces ruelles pavées (d’accord, c’est un peu fatiguant…) bordées de chasse-roues qui avaient pour mission de préserver des roues des charriots les murs des maisons. Plus d’une centaine de maisons en pan-de-bois, datant en majorité des 15ème et 16ème siècles, offrent leurs belles façades à nos regards curieux. Certaines sont ornées d’un pilier d’angle (ou pilier cornier) : pilier rouge, pilier vert, pilier aux clés etc… qui représentaient à l’époque des enseignes commerciales mais étaient aussi un moyen de se repérer en l’absence de tout nom donné aux rues ou de numérotation des maisons.
L’histoire de la cathédrale commence au 5ème siècle de notre ère. Le menhir adossé à la cathédrale atteste la permanence d’un lieu de culte, à proximité, depuis le Néolithique. La cathédrale nouvelle date du milieu du 11ème siècle. Sa façade occidentale est aujourd’hui intégralement conservée. Peu de cathédrales romanes ont gardé, authentique, une façade de l’an 1100 ! La nef présente un très important ensemble de vitraux romans dont « l’Ascension » qui a été réalisé à la fin du 11ème siècle. C’est le plus ancien vitrail conservé dans un édifice religieux.
Après nous être un peu reposés à l’hôtel, nous avons remis les baskets et cette fois, nous avons fait le tour de la cité en longeant les murailles d’enceinte.
L’enceinte romaine du Mans, avec celles des deux capitales impériales, Rome et Constantinople, est le mur défensif le mieux conservé de tout l’Empire romain. La profusion de ses décors qui couvrent de bas en haut les tours et les courtines est unique au 3ème siècle de notre ère…
Ce n’est qu’aux 14ème et 15ème siècles, devant les menaces anglaises du début de la guerre de Cent Ans, que de nouvelles enceintes, médiévales cette fois, ont été construites pour renforcer certains points faibles des défenses de la ville, entre autre la cathédrale, l’évêché et le château.
Bien sûr, nous avons été aussi faire un tour dans la nouvelle ville…
Notre première journée a été bien occupée et du coup, le lendemain, nous avons décidé d’éloigner un peu notre terrain de découvertes… Nous nous sommes tout d’abord rendus à l’Abbaye Royale de l’Epau située à quelques kilomètres du Mans. Cette abbaye cistercienne a été fondée en 1230 par Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion. Elle a subi bien des vicissitudes au cours du temps : à la révolution, presque désertée par les moines, elle est vendue comme bien national à un industriel. Transformée en blanchisserie puis en exploitation agricole, elle est enfin rachetée par le département de la Sarthe en 1959.
Nous y avons découvert quelques jolies salles dont le chauffoir où les moines venaient se réchauffer, lire ou méditer. Il s’agissait de la seule pièce du monastère avec une cheminée ! Le scriptorium était utilisé par les moines pour recopier et enluminer les manuscrits et, à notre grand étonnement, cette pièce n’était pas chauffée ! C’est pourquoi nous avons découvert un petit guichet (que nous pensions être un passe-plat !) communiquant avec le chauffoir afin de réchauffer l’encre pour ne pas qu’elle gèle !!! brrrr…
Une exposition était en cours d’installation dans l’abbatiale. L’exposition « Anima(ex)Musica-Bestiaire utopique » créée par le Collectif « Tout reste à faire » repose sur l’idée de créer des arthropodes (animaux dotés de pattes articulées) à partir de pièces d’instruments de musique usagées. C’était vraiment très chouette mais dommage, l’expo n’ouvrira ses portes que le 20 novembre. D’après ce que nous avons compris, les insectes seront animés et sonores !
Et pour terminer en beauté ce WE, nous sommes allés au Château du Lude situé à une cinquantaine de kilomètres. Le château et les jardins du Lude s’inscrivent dans le parcours des grands châteaux de la Loire. Au-delà de son aspect imposant, Le Lude est avant tout un site avec une âme, que l’on ressent tout au long de la visite. En effet, il est un des rares parmi les grands châteaux à être encore habité, objet de tous les soins d’une famille qui l’occupe depuis 260 ans. Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur… Nous avons eu la chance d’avoir un temps agréable pendant la visite des Jardins mais quand nous sommes ressortis du château, nous avons pris quelques gouttes d’eau. Rien de grave, nous avions de toute façons terminé.
Après un super bon repas dans un restaurant de la vieille ville (nous y avions déjà dîné la veille), « La Vieille Porte », que nous vous recommandons chaleureusement si vous passez par là et une bonne nuit de sommeil, nous avons repris la route. Notre beau WE était terminé, mais que de beaux souvenirs encore !
C’est de la maison que je vous écris ce dernier article, dans la grisaille parisienne ! Comme je vous le disais avant-hier, nous avions la journée devant nous et nous en avons bien profité ! Un des incontournables de l’île est un parc naturel que nous n’avions pas encore eu le temps de visiter. Il se trouve du côté de Mahon, ça tombe bien puisque notre vol partait de ce côté de l’île.
Le parc a été créé en 1995 et en 2003 les limites ont été étendues jusqu’à un total de 5000 hectares, aussi bien marines que terrestres. C’est un bel endroit où 3 itinéraires ont été aménagés, nous en avons parcouru 2 sur les 3, ce qui représente quand même pratiquement 9 kilomètres, pas si mal avant de prendre l’avion ! Le temps était quelque peu orageux et la température avoisinait les 27/28°C, de quoi attraper une belle suée car les chemins n’étaient pas toujours faciles… Je me demandais dans quel état nous serions le soir au moment d’embarquer mais en fait, nous étions frais et dispo !
Nous n’avons pas vu beaucoup d’oiseaux, mais ils m’ont bien narguée tout au long de la balade ! Ils pépiaient sans arrêt mais étaient tellement bien camouflés dans les arbres et les arbustes qu’il était impossible de les apercevoir ou si rapidement que je n’ai pas pu en avoir un seul en photo… Je dois dire que j’ai pas mal pesté !
Tout le processus de retour (rendre la voiture de location, s’enregistrer…) s’est bien passé et nous n’avons décollé qu’avec une 1/2 heure de retard, ce qui s’est à peine ressenti à l’arrivée. Nous n’avons tout de même regagné nos pénates qu’à plus de 11 heures du soir, bien accueillis par Blandine qui nous avait fait toutes les courses pour la semaine pour nous éviter du boulot (Ah, depuis qu’elle a sa voiture, c’est super !!!).
Nous avons beaucoup aimé notre séjour (il faudrait être difficile !). La petite sœur de Majorque est très différente, nous l’avons trouvée plus verte (mais peut-être est-ce dû à la saison) et dans l’ensemble assez riche. J’ai adoré les jolis portails en bois d’olivier (mais ça, je vous l’ai déjà dit !) et bien sûr, sa richesse archéologique… Une dizaine de jours nous a suffit pour voir les principaux sites d’intérêt.
Bien sûr, nous sommes prêts à repartir… mais pour l’instant, on n’a pas de projet en vue (je ne me fais pas de souci, il ne faut pas longtemps pour élaborer une petite virée !!!).
Cami de Cavalls et Coucher de soleil au Cap d’Artrutx
Mercredi 20 octobre 2021
Nous ne sommes pas allés bien loin aujourd’hui car la balade d’hier sur le Cami de Cavalls nous a tellement plu que nous avons décidé d’en faire un autre morceau… Nous sommes partis du Cap d’Artrutx (en fait le cami part de Cala en Bosc, un peu plus loin) jusqu’à Cala de Son Vell (je dis cela pour ceux qui connaissent où pour les curieux qui regarderont sur Maps !). En fait, cela n’a pas grande importance si ce n’est que nous nous étions fixé un endroit où faire demi-tour (il faut toujours penser au retour !) et qu’à défaut de signalisation, nous pensions en être encore assez loin… Déception, évidemment, mais je sentais qu’aller plus loin serait hasardeux, le chemin, bien qu’étant donné comme facile, est tout de même semé d’embuches et passe quelquefois dans des endroits sablonneux, toujours difficiles à aborder ! Bref, la balade nous a quand même comblée car la mer était d’une couleur absolument magnifique. Fatigués après nos 8km, nous sommes rentrés casser une petite croûte et nous reposer un peu ! C’est là que nous nous sommes aperçus que notre objectif avait été non seulement atteint mais même dépassé ! Quel joie de pouvoir se dire que nous ne sommes pas si vieux croûtons que ça !!!
Comme c’était notre dernière chance de pouvoir observer le coucher de soleil au Cap d’Artrutx (réputé pour cela) puisqu’hélas nous rentrons demain, nous sommes allés y faire un tour. Ce n’est qu’à 7km de chez nous et cela valait vraiment la peine… C’est magnifique de voir le ciel s’embraser ainsi…
J’ai confectionné mon dernier dîner (comme toujours avec les moyens du bord, l’appartement n’est pas très bien agencé pour faire des repas élaborés !) avec tout ce qui nous restait « en magasin » et nous nous sommes régalés de spaghettis à la sauce… sans nom mais délicieuse !
Demain, nous avons encore toute la journée devant nous puisque nous décollons à 19h00 mais évidemment, nous devons rendre les clés de l’appartement dans la matinée. Nous verrons bien ce que nous irons visiter selon nos envies du moment.
C’est avec beaucoup de nostalgie que nous allons rentrer dans la grisaille parisienne, avec toutes cette actualité démoralisante mais nous pouvons nous estimer heureux d’avoir pu profiter de ces belles vacances…
Pour moi, Minorque représente la douceur de vivre dans un environnement riche de beautés naturelles. Je me souviendrai particulièrement de ces magnifiques portails qui, dès le début m’ont interpelée, faits de bois d’olivier et clôturant autant les belles villas que les entrées de champs. J’adore !
Nous n’avions jamais réussi à visiter la cathédrale de Ciutadella, c’est chose faite aujourd’hui. Sa construction s’est étalée tout au long du 14ème siècle sur les lieux mêmes où s’élevait la mosquée principale de la médina musulmane. Après bien des péripéties (au 16ème siècle elle subit un incendie dévastateur, puis s’effondra en grande partie un an plus tard) elle fut élevée au rang de cathédrale en 1795 par le Pape Pie VI. Hélas, elle fut saccagée en grande partie pendant la guerre civile de 1936 par des groupes incontrôlés du Front Populaire. La cathédrale fut restaurée et ouverte solennellement au culte la Semaine Sainte de 1941.
Ce qui nous a particulièrement étonnés c’est sa luminosité… 12 chapelles entourent la nef, après en avoir fait le tour, nous avons été voir le jardin de l’Evêque, attenant à la cathédrale.
Le billet d’entrée à la cathédrale était aussi valable pour la visite du Couvent Saint Augustin, nous en avons donc profité ! Dans cet édifice des 17 et 18ème siècle, dont une partie sert encore de couvent, on peut admirer l’Eglise Notre Dame du Secours, qui fut dotée de riches retables et d’un orgue magnifique qui date de 1794. La quasi totalité de ce précieux ensemble artistique a été victime de la furie destructrice déchaînée par la guerre civile de 1936 !!! Depuis 1990 l’église est l’objet d’une coûteuse restauration. L’orgue baroque, pièce historique d’une valeur inestimable, a été récupéré, restauré et inauguré en avril 2006. Les salles donnant sur le cloître accueille le musée diocésain de Minorque. Nous avons pu y voir une collection d’objets hétéroclites allant des pièces archéologiques datant de l’époque talayotique en passant par des animaux empaillés (que je me suis abstenue de photographier !)
Ensuite, direction le marché aux poissons qui était ouvert, lui aussi, aujourd’hui. J’aime toujours l’ambiance marché… et là, que du beau poisson frais !
Après cette belle matinée passée à Ciutadella (que nous aimons beaucoup, soit dit en passant), nous sommes rentrés, comme nous en avons pris l’habitude pour nous restaurer un peu et nous reposer avant de repartir !
Un des incontournables de Minorque, c’est son Cami de Cavalls, sentier côtier de 185km qui fait le tour de l’île. Le tracé se divise en 20 étapes balisées, dont la longueur va de 6km à 13km. Je vous rassure tout de suite, on n’a jamais envisagé d’en faire la totalité, mais nous voulions l’emprunter sur quelques kilomètres… Nous sommes donc partis de Cala Blanca, une plage pas très éloignée de notre hôtel et avons marché pendant environ 2 ou 3km (c’est qu’il faut penser au retour pour rejoindre la voiture !!). Nous avons beaucoup apprécié cette balade, avec une très belle luminosité de fin de journée.
Nous avons terminé cette belle journée dans un restaurant au décor très sympa et nous y avons fort bien dîné. Demain, c’est notre dernier jour complet ici, je ne sais pas comment nous allons occuper cette dernière journée mais je suis sûre que nous trouverons quelque chose de chouette pour nous occuper !
Comme je vous l’annonçais hier soir, nous sommes allés jusqu’à l’autre bout de l’île pour visiter la Capitale ! Mahon tient ce rôle depuis le 18ème siècle lorsque les anglais se sont emparés de Minorque. Personnellement, nous préférons Ciutadella qui, pour nous, a beaucoup plus de charme… Nous ne regrettons donc pas d’être logés par ici !
Je qualifierai Mahon de ville mignonette, mais sans plus. Le cœur historique de la ville domine le port du haut d’une falaise de 40 mètres, ce qui est assez impressionnant. Nous avons agréablement flâné dans les rues et avons été amusés par le marché qui se tient dans un ancien cloître, bizarre de voir les saucissons contre les colonnes d’un cloître !!!
Ce qui reste de l’ancienne muraille, le Bastio de Sant Roc, porte qui date du 14ème siècle, a été très endommagée lors de l’assaut du pirate Barberousse… Toute une histoire ! Nous avons visité l’Eglise Santa Maria, temple néogothique du 18ème siècle dont une grande partie de ses trésors ont été détruits lors de la guerre civile espagnole. Seul l’orgue demeura intact.
Nous avons ensuite voulu aller visiter la forteresse Mola, un incontournable de l’île mais hélas, nous nous sommes cassés le nez devant l’entrée : entre octobre et avril, elle n’est accessible au public qu’entre 10h et 14h… comme il était 13h55, tout était bouclé !
Nous avons donc repris la route du retour en prévoyant d’aller à un endroit appelé Son Bou, donné comme la plage la plus grande de Minorque (elle fait 2,5km de long) et où se tiennent les vestiges d’une basilique paléochrétienne.
Nous avions encore du temps devant nous et bien que nous nous étions dit que les sites archéologiques allaient devenir lassants, nous nous sommes rendu compte que nous étions tout proche du principal site talayotique des Baléares et nous nous sommes dit que ce serait peut-être idiot de rater ça ! Et nous avons eu bien raison car c’est de loin le plus beau site que nous ayons vu. Il s’agit de Torre D’en Galmés.
Torre d’en Galmés est le plus important village préhistorique des Baléares. On estime que durant sa splendeur maximale (entre 1300 av. J.-C. et la conquête romaine), quelque 900 personnes y ont vécu. Pour la première fois, nus avons réussi à retrouver sur le site la représentation des panneaux explicatifs…
Ceci est un exemple, mais nous avons réussi à en interpréter plusieurs comme cela ! Nous nous sommes régalés de parcourir tous ses dédales de pierres pour une fois plus compréhensibles…
A l’heure qu’il est, nous n’avons pas encore de programme pour demain… Wait and see !
Pierres et plages ont été le menu du jour ! Nous avons commencé ce matin par faire un tour à Ciutadella pour essayer de trouver une souris pour mon ordinateur, la mienne m’ayant lâchée… Mission accomplie rapidement grâce au bazar chinois du coin, ce qui nous a permis d’aller visiter le village talayotique voisin de celui que nous avions visité hier… Agréable balade parmi les arbres, toujours intéressant à découvrir.
Cet après-midi, nous sommes partis sous un ciel menaçant, très menaçant ! Il était plus noir que bleu d’ailleurs mais tant pis, nous avons tenté et nous avons bien fait car nous n’avons pas eu une goutte d’eau !!!
Nous avons visité un autre village, Son Catlar, donné comme étant un des plus vastes des Baléares, en tout cas celui qui a le mieux conservé son enceinte. Je pense que nous allons ralentir sur l’archéologie car j’ai peur que mon blog ne devienne lassant !!! J’ai trouvé sur les sites des panneaux qui expliquent bien la disposition des villages talayotiques. C’est intéressant car il faut quand même beaucoup d’imagination pour essayer de recréer ces villages dans sa tête !
Et maintenant, à vous d’être imaginatifs !!!
Comme nous étions sur la route des plages, nous en avons profité pour aller y faire un tour… En fait, il faut les mériter car pour atteindre la première il faut marcher 500 mètres (ça peut aller…) et pour atteindre la deuxième, Cala en Turqueta, c’est 1km500 (tout en descente, mais évidemment, il faudra bien remonter !) avant d’atteindre le sable fin… J’imagine en plein été, sous la cagna, avec gosses, bouées et tout le fatras… quel courage il faut déployer ! Mais nous l’avons fait ! Je crois que si nous avions su ce qui nous attendait, nous ne nous serions pas lancé sur ce chemin, il faut dire que nous avions déjà pas mal crapahuté et que nous commencions à fatiguer… Bon, j’ai eu mes photos, donc tout va bien !
Si tout va bien, demain nous envisageons la traversée intégrale de l’île puisque nous pensons aller visiter Mahon…
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