France

Calvaires et enclos

Mercredi 24 mai 2017

Nous continuons la « re »découverte de notre ancienne région avec grand plaisir ! C’est bizarre, nous voyons les choses avec un œil nouveau, peut-être parce que nous nous mettons dans la peau du globe-trotter que nous aimons tant…

Hier, mardi, le temps a été un peu plus gris que les autres jours et nous avons donc décidé de visiter la petite ville de St Renan, qui a vu naitre Benoît Hamon et Nolwenn Leroy… tout de même !! Au 14è siècle, St Renan est beaucoup plus puissante que Brest qui n’est alors qu’un bourg répondant à l’autorité de cette petite ville. En 1681, Louis XIV décide de faire de Brest un grand port royal et transfère le pouvoir de St Renan vers Brest… C’en est fini de sa puissance !

Saint-Renan

Aujourd’hui, le soleil a refait son apparition. Nous devons aller voir mon Papa (97 ans et toute sa tête) dans sa maison de retraite à Dirinon (rappelez-vous la triste affaire Troadec !). Nous en profitons pour faire un petit détour par Plougastel-Daoulas, bien connu pour ses fraises gariguettes mais surtout pour son magnifique calvaire dont la construction date de 1602. Son érection fut décidée à la suite de la disparition de la peste. 171 statuettes donnent vie à ce beau monument, la frise est ornée d’une multitude de bas-reliefs représentant la vie du Christ, il faut du temps pour tout admirer !

Le calvaire

Nous avons continué notre périple jusqu’au Faou, classé parmi les plus beaux villages de France, dont la rue principale est bordée de maisons à encorbellement datant, comme l’Eglise, du XVIè siècle. Dommage, des travaux d’amélioration du centre-ville sont en court et gâche un peu le cadre…

L’église du Faou

Après un bon repas partagé avec mon frère et ma belle-sœur, nous mettons le cap sur Sizun, connu pour son enclos paroissial superbe. Ensemble architectural typiquement breton, situé au centre du village, l’enclos paroissial est un domaine considéré comme sacré par les bretons. Il est généralement  constitué de quatre éléments indissociables : l’entrée monumentale, le calvaire, l’ossuaire et l’église. Ce qui frappe immédiatement l’attention ici, c’est l’Arc de Triomphe, l’un des plus beaux et des plus importants de Bretagne, rehaussé en son centre par le calvaire. L’ossuaire, avec sa belle façade ornée, entre autre, des statues des 12 apôtres, est aujourd’hui transformé en petit musée bien sympathique. L’intérieur de l’église est très beau aussi, particulièrement le maître-autel et son retable ainsi que la chaire à prêcher qui date de 1784…

L’Arc de Triomphe

La femme-serpent

Nous avons terminé cette belle journée ensoleillée et chaude (26°C !) par les retrouvailles avec Papa qui se porte aussi bien que possible.

Pour découvrir toutes ces belles choses, c’est par ici.

Catégories : France | 3 Commentaires

Aux alentours de Tréompan…

Lundi 22 mai 2017

Pas besoin d’aller loin ici pour s’en mettre plein les yeux ! Nous sommes allés à Portsall (qui fait partie de la commune de Ploudalmézeau), joli petit port où s’est, hélas, déroulé l’une des pires catastrophes écologiques de l’histoire : le naufrage de l’Amoco Cadiz, pétrolier de 234000 tonnes. C’était en mars 1978 et cela reste encore dans nos mémoires aujourd’hui. A l’époque, nous habitions à côté de Brest à une trentaine de kilomètres et l’odeur écœurante de pétrole arrivait jusqu’à là. Quand ma sœur m’a appelée pour nous dire ce qui se passait, nous avons compris ! Je me souviens notre émotion quand nous avons découvert les dégâts : une mer d’huile noire avec les pauvres oiseaux marins pris au piège. C’était affreux et fort heureusement ne subsiste aujourd’hui que l’impressionnante ancre qui, malgré ses 20,5 tonnes, s’est brisée sous la force inouïe des éléments déchaînés.

Le port de Portsall peut avoir des aspects totalement différents selon la marée. En cet après-midi ensoleillé, nous avons eu la chance de le découvrir à marée haute avec ses embarcations à flot. Lorsque la marée est basse, les bateaux sont couchés sur le flanc et le spectacle a un tout autre charme.

Quelques kilomètres plus loin, débute la route touristique qui porte fort bien son nom car elle est empruntée par tous les touristes, mais pas seulement, c’est souvent la balade dominicale des brestois… Pas étonnant car c’est vraiment une pure merveille et à chaque fois que nous venons ici, nous « faisons » la route touristique, qu’il fasse beau comme c’était le cas ou que ce soit la tempête ! Nous avons fait une balade à pied à partir de la chapelle St Samson, la chapelle la plus petite et la plus photographiée de Bretagne. Je ne vous en dis pas plus, les images parlent d’elles-mêmes.

Après dîner, nous avons décidé d’aller voir le coucher du soleil depuis la croix du Guiligui qui domine le port de Portsall. Sur ce promontoire, depuis lequel la vue sur le port est magnifique, se trouve un dolmen, sépulture néolithique datant des années 3500 avant JC. Après que le soleil soit tombé derrière l’horizon, nous sommes redescendus sur le port pour revoir cette fameuse ancre dont je vous parlais plus haut. La marée étant basse à cette heure me permet de vous montrer les bateaux échoués dans le port…

Pour continuer la découverte de la côte Nord, cliquez ici.

Petit clin d’œil pour mon cher petit-fils : Alex, la maison que tu voulais acheter pour ta retraite sur la route touristique !!!

 

Catégories : France | 4 Commentaires

Une semaine en Bretagne…

Notre ancien fief…

Dimanche 21 mai 2017

Après des pages et des pages d’articles du monde entier, je me décide enfin à vous faire visiter la région où nous avons vécu un bon nombre d’années (et où Pépère et les filles sont nés… tout de même !) : la Bretagne, particulièrement le Léon, côte des légendes et pays des abers.

Cela fait maintenant presque 30 ans que nous avons quitté cette région et c’est avec un regard nouveau que nous la redécouvrons. Bien sûr, nous y revenons de temps en temps pour retrouver famille et amis mais cette fois, nous avons décidé de faire comme si c’était la première fois.

C’est ici, à Ploudalmézeau que nous avons passé nos 8 dernières années bretonnes. Ma sœur y habite toujours et elle nous reçoit à chacun de nos séjours, à notre grande joie… C’est donc de là que nous allons rayonner.

A quelques centaines de mètres de chez elle, la grande plage de Tréompan et ses dunes nous attirent inexorablement. Le spectacle y est toujours changeant selon la météo et la saison. Au printemps et avec un ciel bleu d’azur, vous allez voir comme c’est beau !

L’après-midi, nous avons pris la voiture pour aller un peu plus loin (enfin, à une vingtaine de kilomètres, pas plus !) car nous avions le souvenir d’un château avec, à l’arrière, un immense champ de rhododendrons incliné en pente douce jusqu’à l’Aber Benoît. Nous avons retrouvé le château, Kerouartz, mais nous n’avons pas réussi à en faire le tour car il est maintenant devenu propriété privé où mariage et fêtes s’y déroulent dans un cadre idyllique. Bien qu’un peu déçus de n’avoir pu admirer nos rhodos dont c’est la pleine floraison en ce moment, il n’empêche que nous avons fait une très belle balade. Le nombre de manoirs et châteaux est incroyable en Finistère et tout naturellement, nous sommes ensuite allés nous désaltérer dans un autre très joli lieu, le manoir de Trouzilit.

Le soir, c’est avec bonheur que nous avons retrouvé Céline chez elle et, comme en Guadeloupe, elle nous a concocté un super bon repas (rougaille saucisses et île flottante…) . Excellente soirée donc, avec ses parents, où l’ambiance n’était pas à la tristesse…

Si la Bretagne vous tente pour y passer vos vacances cet été, n’hésitez pas, le temps maintenant s’est beaucoup amélioré depuis quelques années… Jetez un œil ici pour vous donner une idée de ce que vous pourrez découvrir.

 

Catégories : France | 2 Commentaires

Berck, son festival de cerfs-volants et la Baie de Somme…

Mercredi 5, jeudi 6 et vendredi 7 avril 2017

La météo prévoyait un tel beau temps pour ces 3 jours que nous avons décidé d’aller faire une petite virée, histoire de se maintenir en forme ! Blandine nous a suggéré le festival de cerfs-volants de Berck et nous avons opté pour son idée… Nous n’avons pas regretté une seconde car c’était vraiment un spectacle sympathique et bon enfant.

Berck est une petite ville du Pas de Calais, séparée de la Somme par la frontière naturelle qu’est la baie d’Authie, où se déroule depuis 31 ans un festival mondial de cerfs-volants. Rien d’étonnant à cela quand on voit la plage immense qui borde la ville. Nous avons été gâtés, d’une certaine façon, car le vent était bien présent, idéal pour ce genre de manifestation, un peu moins agréable pour les oreilles ! Nous avons parcouru la plage d’un bout à l’autre et sommes redevenus des enfants tant nous étions enthousiasmés par les couleurs et l’ambiance qui y régnait.

Après 3 ou 4 heures, nous avons décidé d’aller nous balader, toujours au bord de la mer, mais pour aller voir des phoques qui ont élu domicile dans la baie d’Authie. Ils étaient au rendez-vous et batifolaient gentiment.

Le lendemain matin, nous avons décidé d’aller faire un tour au Touquet, trop proche et trop connu pour que nous n’allions pas visiter ! Nous avons trouvé cette station balnéaire vraiment charmante, nous avons fait un tour de marché et flâné dans les rues sous un ciel par moment un peu mitigé.

Nous avons continué par la baie de Somme, Le Crotoy pour commencer, situé d’un côté de l’estuaire de la Somme et St Valéry sur Somme de l’autre côté. St Valéry est plutôt sympa avec sa partie médiévale. En 1431, Jeanne d’Arc, prisonnière des anglais traverse Saint Valery en passant par la porte que nous avons empruntée, puis sera acheminée à Rouen où elle sera brûlée…

Finalement, nous avons beaucoup musardé depuis le matin ! Il était donc presque 16 heures quand nous sommes arrivés à la réserve ornithologique de Grand Laviers, que nous voulions absolument découvrir. Tant pis, nous avons pris notre temps car évidemment, quel régal de pouvoir admirer tous ces oiseaux dans un site vraiment agréable à parcourir et bien aménagé : beaucoup d’observatoires qui garantissent la tranquillité des oiseaux et nous permettent de pouvoir les admirer. Le seul dommage c’est que les « trous » d’observation sont un peu petits et laissent difficilement passer les objectifs photographiques !

Nous avons quitté la réserve à 19h00 et du coup, nous avons prolongé notre escapade d’une journée ! Nous avons trouvé un hôtel à Abbeville, à 5 km de la réserve, parfait donc…

Le lendemain matin, nous avons profité de cet allongement de séjour pour aller découvrir Le Tréport, joli petit port de pêche, où nous avons profité d’un funiculaire gratuit (eh oui, ça arrive encore !) pour monter en haut des falaises. Là, la vue était splendide et nous avons fait une belle balade à pied. Le beau temps était toujours au rendez-vous, nous avons été vraiment chanceux !

De l’autre côté de la rivière « Bresle » qui fait frontière entre la Seine Maritime et la Somme, se trouve la petite ville de Mers Les Bains. Les villas Belle Epoque et Art Nouveau qui s’alignent le long de l’esplanade, face à la plage, sont magnifiquement préservées.

J’espère que cette escapade, que vous pourrez découvrir en cliquant ici, vous plaira autant qu’à nous ! En tout cas, moi, j’avais envie de partager tout cela avec vous…

 

Catégories : France | 7 Commentaires

ESCAPADE EN POITOU-CHARENTES

Du jeudi 9 au dimanche 12 mars 2017

C’est depuis Madrid ou Tolède que j’aurais dû vous envoyer cet article mais le sort (ou plutôt les contrôleurs aériens) en ont décidé autrement ! Nous avions en effet projeté une petite semaine ibérique mais les grévistes nous ont obligés à changer nos plans. Après l’annulation pure et simple de notre vol (et par là-même, l’annulation de tout notre voyage, à la dernière minute bien sûr), nous étions tellement déçus que nous avons décidé de partir quand même. Après avoir jeté un œil à la météo, nous nous sommes décidés pour la région Poitou-Charentes, que nous ne connaissions pas… Au lieu d’une semaine, nous ne sommes partis que 4 jours (les prix ne sont pas tout à fait les mêmes quand on reste dans l’hexagone) mais nous nous sommes quand même bien régalés.

Jeudi 9 : nous sommes arrivés à la Rochelle en milieu d’après-midi et dès notre installation à l’hôtel, nous sommes partis à la découverte de cette très jolie ville. Nous avions environ 1km600 à parcourir pour arriver au vieux port, mais par une promenade en bord de mer très agréable. Nous avons pris un réel plaisir à flâner dans son vieux port fortifié et à arpenter ses vieilles rues bordées d’arcades. Notre hôtel était situé sur le front de mer ce qui nous a permis de constater l’amplitude des marées assez impressionnantes. Pour voir les photos, c’est ici.

Vendredi 10 : Cap sur l’île de Ré. Cette journée nous a complètement emballés car non seulement il a fait une vraie journée de printemps mais ce que nous y avons découvert nous a vraiment charmés. Nous avons fait le tour de l’île en longeant la mer (et ses parcs à huitres) par de petites routes bordées de mimosas en fleur. Nous avons fait un stop à l’ancienne abbaye des Châteliers, fondée au 12è siècle puis, plus loin dans un village nommé La Flotte dont le port est le plus ancien de l’île.

Nous avons consacré plus de temps à Saint-Martin-de-Ré, le bourg le plus important, jadis place militaire puissante et port actif, bien à l’abri derrière ses impressionnantes fortifications, datant du début du 17è siècle, classées au patrimoine mondial de l’Unesco. L’église St Martin (15è siècle) possède un clocher du haut duquel, si vous êtes courageux, vous pouvez admirer un panorama à 360°. Pépère l’a été et a gravi les 117 marches d’un escalier épouvantablement étroit et dangereux pour pouvoir vous offrir de belles photos ! Nous avons continué notre visite au hasard des rues et sommes parvenus jusqu’à la Citadelle que l’on ne visite pas car c’est la plus grosse centrale de détention de France pour les longues peines… Elle servait déjà de prison sous l’Ancien Régime et c’est d’ici que le capitaine Dreyfus, Guillaume Seznec et le célèbre Papillon partirent pour le bagne de Cayenne. On peut quand même parcourir les bastions du front de mer, ce qui donne un bon aperçu du gigantisme de cette citadelle.

Nous avons ensuite découvert, le long de la route, quelque chose que nous n’avions encore jamais vu : les écluses (ou pêcheries). Ce sont de vastes pièges à poissons en forme de fer à cheval. Elles sont réalisées en pierre sèche et cimentées naturellement par les huîtres et les balanes. A marée montante, les poissons y pénètrent et sont piégés lorsque la mer redescend. Leur présence sur l’île de Ré est très ancienne, sans doute depuis le Moyen Age. Vers 1870, on comptait 140 écluses réparties le long des côtes rocheuses de l’île. Mais, après de nombreuses tempêtes, un grand nombre d’entre elles ont été détruites et non reconstruites.

Ars-en-Ré fut notre arrêt suivant, autre petite bourgade sur notre route, puis le phare des baleines qui doit son nom au fait qu’à l’époque romaine des centaines de baleines seraient venues s’échouer dans le coin.

La fin de notre circuit fut consacrée aux marais salants. Nous avons aperçu un saunier qui travaillait et nous nous sommes donc approchés. Il nous a gentiment expliqué sa façon de travailler à l’ancienne. Il faut savoir qu’il ne reste que quelques sauniers traditionnels et que c’est un métier très difficile, soumis aux aléas des conditions météorologiques… Nous lui avons acheté du sel ainsi que de la fleur de sel et j’ai été vraiment ravie de cette visite inattendue !

Pour partager cette belle journée avec nous, c’est par ici.

Samedi 11 mars : nous avons décidé de descendre jusqu’à Rochefort et de dormir à Marennes. En route, je voulais absolument voir les cabanes de pêcheurs disséminées le long de la côte car je trouve que c’est extrêmement photogénique… Mais il nous a fallu les chercher car finalement, beaucoup d’entre elles ont été détruites par les tempêtes… Nous avons fini par les trouver et j’ai pu m’éclater en les photographiant. Cette pêche s’appelle la pêche au carrelet, du nom du grand filet carré descendu horizontalement au moyen d’un treuil depuis un ponton qui avance en mer et sur lequel est construite une cabane.

Nous sommes allés ensuite à la pointe de la Fumée d’où l’on peut voir l’île d’Aix, le Fort Boyard, l’île d’Oléron, La Rochelle etc…

Rochefort nous a un peu déçus, car à part l’Arsenal, l’Hermione (que nous avons vu à Brest dans un décor bien plus grandiose) et la corderie royale le reste nous a paru tristounet ! Mais c’est notre propre opinion…

La corderie royale est un beau bâtiment construit par Colbert en 1666. Cet édifice de 374 mètres de long servait à assembler des fils de cordage faits avec du chanvre pour les navires de guerre.

Nous nous sommes arrêtés vers le pont transbordeur de Martrou (hélas en cours de restauration, il ne fonctionnait donc pas), classé monument historique depuis 1976. Ouvrage d’art datant de 1900, c’est le seul qui subsiste sur les cinq qui ont été construits en France. Il est long de 176 mètres et domine la Charente de plus de 50 mètres. Pour comprendre le fonctionnement, je vous ai mis un croquis de l’ouvrage après restauration.

Nous avons continué notre route vers Marennes et à notre grand étonnement, nous avons vu beaucoup de nids de cigognes (habités) sur les pylônes électriques. Marennes n’est pas très intéressante en soi, mais les villages ostréicoles alentours tels « La Grève » ou « La Cayenne » avec leurs bateaux et leurs cabanes aux couleurs vives sont très sympa à visiter et font le bonheur des photographes !

Nous avions un hôtel en bord de mer vraiment superbe et c’est après un bon repas (ou Pépère s’est une fois de plus régalé avec des huitres) et une bonne nuit que nous avons repris la route pour Achères car le temps était à la pluie et nous n’avions pas envie de payer un hôtel pour y rester enfermés toute la journée…

Pour voir cette dernière journée, cliquez ici.

Catégories : France | 2 Commentaires

VISITE DE PROVINS

Lundi 31 octobre 2016

Les prévisions météo étaient bonnes pour ce dernier jour d’octobre et nous avions décidé d’aller découvrir Provins, ex-capitale des Comtes de Champagne, inscrite depuis 2001 au Patrimoine Mondial de l’Unesco. La météo a tenu ses promesses et nous avons eu une journée splendide bien qu’un peu fraîche ! Comme le disait notre ami Jean-Marie, nous aimons battre la Champagne en ce moment !!!

Provins est célèbre pour ses fortifications médiévales entourant la ville. L’enceinte de la ville haute, longue de 1 200 mètres et comportant 22 tours aux géométries variées, fut construite au 13è siècle.

dsc_0628

Elle reste aujourd’hui la partie la mieux préservée, mais quelques beaux édifices sont encore remarquablement bien conservés à l’intérieur des remparts : la tour César, la grange aux dîmes, la maison romane, le caveau du St Esprit (ancien hôpital), etc… que vous pourrez voir sur le diaporama. Elle est aussi célèbre pour ses « foires de Champagne ».

dsc_0594

Les comtes de Champagne qui gouvernent la région comprennent dès l’An 1000 l’importance économique du commerce à longue distance, et savent tirer parti de sa situation géographique. Provins est un carrefour de routes, où convergent 9 chemins principaux et 11 secondaires. Ce site permet à la foire, deux fois par an, de devenir un des hauts lieux du commerce en Europe, particulièrement aux XIIe et XIIIe siècles. Cette période du commerce florissant s’achève progressivement au cours du XIVe siècle, lorsque les routes du commerce européen évoluent avec le passage des Alpes par les cols, et l’utilisation accrue du détroit de Gibraltar.

Nous sommes aussi allés faire un tour dans la ville basse, sans s’y attarder car il était temps de reprendre la route !

dsc_0652

Nous avons passé une bien belle journée et j’ai pu à nouveau essayer ma nouvelle hanche !!! J’ai même réussi à monter sur les remparts ! Trop heureuse…

Si vous voulez partager une de nos nouvelles découvertes, c’est par ici.

Catégories : France | 4 Commentaires

ESCAPADE EN CHAMPAGNE

Mercredi 26 et jeudi 27 octobre 2016

Quel bonheur de reprendre (un peu !) la route… A peine finies les contraintes infirmières/piqures (ouf, il était temps, je commençais à devenir un hématome ambulant !), nous avons décidés de nous échapper sans plus attendre : dès le lendemain, départ pour Reims, Epernay et la route touristique du champagne. En plus, quel excellent test pour mesurer mes capacités de marche ! A ce niveau, je peux vous rassurer, les progrès sont bien là.

Evidemment, pas d’escapade sans appareil photo et sans l’envie de vous faire partager nos découvertes.

dsc_0482Reims est une jolie ville avec sa belle cathédrale chargée d’histoire et quelle histoire : se dire que tous nos rois ont été couronnés là a quelque chose d’émouvant. Je pense malgré tout en avoir vu de plus belles (c’est aussi une histoire de goût) mais ce que j’ai aimé particulièrement ici sont les vitraux exécutés par Marc Chagall en 1974 qui ornent  la chapelle d’axe de la cathédrale. Notre hôtel était fort bien situé, tout près de la fontaine Subé dont le sommet est surmonté d’un ange doré, et à 10mn à pied de la cathédrale. Nous avons flâné où nous menaient nos pas (quelque peu guidés par le plan de la ville quand même !) pendant plus de 2 heures et je n’étais pas peu fière. Bien sûr, je me suis aidé de ma canne et nous avons fait un petit stop pour se désaltérer, mais je sens que je suis sur la bonne pente !!! Imaginez comme les horizons s’ouvrent dans ma tête…

Grâce à Blandine qui nous a envoyé un message de « bon anniversaire », nous avons réalisé que nous étions le 26 octobre et donc que nous fêtions nos 48 ans de mariage ! Sans elle, nous l’aurions complètement oublié. Du coup, on s’est offert un bon petit restaurant le soir pour clore cette belle journée et vous n’allez sûrement pas nous croire mais nous n’avons même pas bu de champagne… Je sais, c’est un comble pour une champenoise qui se trouve à Reims un jour pareil !!! Nous avons préféré un apéritif écossais, que voulez-vous, on ne se refait pas.

Le lendemain, nous avons suivi la route touristique du champagne entre Reims et Epernay et nous avons été émerveillés par les couleurs de l’automne : splendide ! Je crois que c’est le moment idéal pour faire cette route, ce doit être beaucoup plus monotone en été quand tout est uniformément vert. Il doit rester quelques grains de raisin par-ci par-là dans les vignes car nous avons été pris dans un vol d’étourneaux, vous verrez c’était impressionnant, il y en avait partout autour de la voiture. Après avoir traversé de nombreux villages où les petits producteurs sont légion, nous avons terminé notre périple par Epernay et avons parcouru à pied l’Avenue de Champagne où sont concentrés les gros producteurs. Nous avons été conscients de marcher sur des millions de bouteilles stockées dans les caves et donc sur la fortune que cela représente !

 dsc_0549

Deux belles journées que vous pouvez partager avec nous en cliquant ici.

 

Catégories : France | 12 Commentaires

NOUVELLES

Samedi 24 septembre 2016

Aujourd’hui n’est pas coutume, je ne vais pas tout de suite vous parler balade ! Mais le grand espoir que j’ai de bientôt pouvoir recommencer à parcourir le monde… Bon, il me faudra sûrement attendre un peu avant de repartir mais je suis très confiante. Comme je sais qu’un grand nombre d’entre vous étaient au courant de mes misères et savaient que je devais subir une opération de la hanche, je viens vous donner de mes nouvelles qui sont on ne peut meilleures ! J’ai en effet été opérée jeudi 22 et 3 heures après être revenue dans ma chambre, j’ai déjà fait le tour du lit en marchant !!! C’est extraordinaire car en plus, je n’ai pas de douleurs (ou si infimes par rapport aux 9 mois de galères que je viens de passer !). Bref ça continue à aller de mieux en mieux, j’ai donc un moral d’acier, aidée en cela par le soleil magnifique qui inonde ma chambre. J’espère que cela va continuer comme ça, mais il n’y a pas de raison n’est-ce pas ? Je dois sortir de la clinique soit lundi, soit mercredi m’a dit le chirurgien, mais ça ne m’étonnerait pas que ce soit lundi vu ma forme !

Je ne peux quand même pas résister au plaisir de vous faire découvrir quelque chose car avant de me faire opérer, pour me changer les idées, Pépère m’a emmenée à un super  village en Normandie qui s’appelle Pont-Audemer et à Honfleur, et une autre fois, avec Blandine, nous sommes allés à Etretat. Nous y avons passé une journée superbe et nous avons pique-niqué face à la mer, en haut des falaises. Si vous ne connaissez pas encore où si vous voulez revoir ces jolis endroits, il vous suffit de cliquer ici.

Catégories : France | 6 Commentaires

En France, sur la Nationale 6

Lundi 4 et mardi 5 avril

Et si pour une fois, je vous faisais visiter un peu la France…

Après notre mois passé au Sri Lanka (d’où l’on est rentré sans problème), nous voilà à nouveau sur les routes ! Comme nous avions décidé d’aller voir nos enfants à Turin et que nous ne comptons plus les fois où nous avons parcouru l’autoroute Paris/Turin depuis 20 ans, nous avons voulu prendre le chemin des écoliers…

Nous avons choisi une route mythique, la Nationale 6, que tant de gens ont empruntée pour partir en vacances dans les années soixante. En fait, cette nationale reliait Sens à Lyon puis ensuite continuait sur l’Italie via le Mont Cenis. Les automobilistes qui voulaient rejoindre Paris au Sud de la France pour les vacances empruntaient la 6 jusqu’à Lyon, puis la 7 jusqu’en Provence.

Etant native de Troyes en Champagne (j’y ai vécu jusqu’à mes 10 ans), c’est une route qui me rappelle beaucoup de souvenirs de ma jeunesse, mes parents aimant, comme nous, rouler leur bosse ! En route donc…

La N6 part de Sens, dans l’Yonne, et c’est à partir de là que nous allons remonter la vallée de l’Yonne par sa rive droite.

La première petite ville qui m’a fait sortir mon appareil photo a été Villeneuve-sur-Yonne car pour y pénétrer, il faut passer une superbe porte qui faisait partie du système défensif de la ville et qui a été construite au XIIIe siècle (elle a son pendant de à la sortie de la ville). L’église gothique date de la même époque, dommage, elle est difficile à photographier vu le peu de recul que l’on peut prendre.

DSC_0062

DSC_0078Quand je vous parlais de mes souvenirs de jeunesse, il y en a un qui nous a fait faire un tout petit détour : Cézy, tout petit village typique le long du fleuve, où mon frère s’est marié (il y a si longtemps, c’était en 1959 !) mais je garde un souvenir assez précis de cette journée… J’avais alors 9 ans ! Je ne me souvenais plus du pont suspendu qui fait le charme de ce village, mais vous allez voir, il est très beau. J’ai bien sûr appelé mon frère pour lui dire où j’étais et il nous a guidé jusqu’à la maison des parents de ma belle-sœur. C’était marrant !

Joigny, ensuite, un vrai joyau avec de très belles maisons à pan de bois de type champenois dont la maison de l’arbre de Jessé, la maison du Bailly et la maison du Pilori.

DSC_0090La maison de l’arbre de Jessé présente une remarquable façade. Les montants de bois reproduisent la généalogie du Christ comme évoqué notamment dans l’évangile de saint Matthieu : Jessé, endormi, rêve d’un arbre jaillissant de son corps et sur les branches apparaît la parenté du Christ et au sommet la Vierge et l’enfant Jésus. Ce thème religieux est très rarement exploité sur un édifice civil ; Cette maison fait partie des trois seules maisons en France avec un arbre de Jessé.

La maison du Bailly date du  XVIe siècle. Elle présente des pans de bois sculptés d’éléments végétaux sur 2 façades. Il faut aussi remarquer le léger encorbellement de l’étage. Selon une tradition, le bailli y rendait la justice.

La maison du Pilori (XVIes.) est la maison à pans de bois au décor le plus riche de la ville. Elle possède une façade ornée de céramiques (carreaux émaillés verts, bleus et jaunes) et de piliers sculptés ; Saint-François d’Assise, Saint Martin et Saint Jean-Baptiste y sont représentés.

Nous avons fait une belle balade pour découvrir toutes ces belles maisons et avant de repartir, nous avons enjambé l’Yonne pour avoir une vue générale sur la ville avec les églises St Thibault et St Jean qui dominent la cité depuis le XVIe siècle.

DSC_0115

Nous avons repris la typique N6, bordée d’arbres comme l’étaient toutes les routes d’antan, pour arriver à Auxerre, préfecture de l’Yonne.

La première chose que nous avons vue est une ancienne plaque de cocher en fonte,  qui nous a effectivement transportées quelques années en arrière ! Nous avons eu un peu de mal à trouver un endroit où se garer et finalement nous nous sommes arrêtés le long du fleuve d’où la vue est splendide…  Nous sommes ensuite partis à l’aveuglette car nous n’avions ni plan ni documentation, ce qui n’est pas très facile. Nous avons à nouveau découvert de belles maisons datant du Moyen-Age, particulièrement sur la place St Nicolas avec sa belle fontaine. Nous avons grimpé jusqu’à la cathédrale St Etienne puis l’heure avançant et mes pauvres jambes fatiguant de plus en plus, nous avons repris la route…

DSC_0134

Nous sommes allés jusqu’à Beaune afin de pouvoir prendre directement l’autoroute le lendemain matin. Nous avions aussi envie de visiter le joyau de Beaune, l’Hôtel -Dieu.

Nous avons trouvé un hôtel merveilleusement situé puisque nous n’étions qu’à 5mn à pied de l’Hôtel-Dieu… Bien nous en a pris car le lendemain matin, déception, il pleuvait des cordes !!! Tant pis, nous sommes partis avec nos parapluies à l’heure de l’ouverture des visites et du coup, nous avons eu la chance d’être seuls pour visiter cette merveille !

L’Hôtel-Dieu, avec ses façades gothiques, ses toits vernissés aux dessins géométriques multicolores, fait partie du patrimoine des Hospices de Beaune, institution charitable créée en 1443 par Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne.

DSC_0171

Le 1er janvier 1452, l’hôpital accueille son premier patient. Dès lors et jusqu’au XXe siècle, les sœurs des Hospices de Beaune prendront soin de nombreux malades dans plusieurs grandes salles. L’Hôtel-Dieu a rapidement acquis une grande renommée auprès des pauvres, mais aussi auprès des nobles et des bourgeois. A travers leurs dons, ceux-ci ont permis d’agrandir et d’embellir l’hôpital par la création de nouvelles salles et l’apport d’œuvres d’art. Ainsi l’Hôtel-Dieu est-il devenu un véritable « Palais pour les Pôvres ». Ses fonctions médicales ont été transférées en 1971 dans un hôpital moderne, à l’exception d’une maison de retraite.

Nous pénétrons dans la cour et sommes subjugués par la beauté des lieux… Nous commençons la visite par la « salle des pôvres », elle a conservé ses dimensions d’origine (50 m de long, 14 m de large, 16 m de haut). Elle est ornée de poutres polychromes uniques au monde. Les dragons multicolores qui « crachent » les poutres traversières évoquent les monstres de l’enfer. Au-dessus de la grande porte se trouve un remarquable Christ aux Liens datant de la fin du XVème siècle et sculpté dans un seul et même fût de chêne. La chapelle fait partie intégrante de la Salle des Pôvres et symbolise la parfaite symbiose entre l’aspect religieux et médical de l ‘Hôtel-Dieu. C’est dans cette chapelle que prenait place à l’origine le fameux polyptyque de Rogier van der Weyden, que nous découvrirons à la fin de la visite.

DSC_0174 DSC_0175

Nous passons ensuite dans la salle St Hugues. Elle ne fut créée que bien plus tard, en 1645, et était affectée aux malades plus aisées qui pouvaient payer leur soins. Elle est richement décorée par des peintures qui représentent les miracles du Christ.

DSC_0208La cuisine est aujourd’hui présentée comme elle était au début du XIXe siècle. Dotée d’une vaste cheminée à deux foyers, elle est meublée de différents éléments dont un tournebroche automatisé datant de 1698, unique en France, animé par un petit automate en costume traditionnel appelé « Messire Bertrand » qui semble tourner la manivelle en veillant aux activités de la cuisine.

DSC_0214La pharmacie, où les sœurs apothicaires préparaient « les drogues » destinées aux malades hospitalisés est la pièce suivante. Sur le fourneau, deux imposants alambics en cuivre permettaient d’extraire les substances actives des plantes (peut-être pour en faire des suppositoires dans cet étrange moule !). Dans la seconde salle de la pharmacie ou officine, les étagères présentent une collection de 130 pots de faïence datés de 1782, dans lesquels étaient conservés les onguents, huiles, pilules ou sirops…

Enfin, le polyptyque du Jugement dernier, œuvre remarquable peinte au XVe siècle, transféré pour sa conservation dans une salle climatisée a été scié sur toute l’épaisseur des panneaux, afin de pouvoir le présenter ouvert et fermé au public. A l’origine, il était accroché au-dessus de l’autel dans la chapelle de la Salle des Pôvres, mais n’était ouvert à la vue des malades que les dimanches et jours de fête.

DSC_0229

Franchement, c’est une visite à ne pas rater, nous en sommes ressortis subjugués ! Si vous passez par-là, n’hésitez pas, entrez…

Nous avons repris la route pour Turin sous une pluie battante pendant presque tout le chemin mais nous sommes arrivés sous un temps plus clément ! De toute façon, la joie de revoir toute notre petite famille aurait fait oublier n’importe quelle météo !

Quand je me relis mon texte, je me rends compte que je vous ai raconté beaucoup de choses, preuve s’il en est, que la France regorge de sites merveilleux à visiter !!! Pour les voir, c’est ici.

Catégories : France | Étiquettes : | 6 Commentaires

Propulsé par WordPress.com.