Hier, le temps a été assez mauvais, il a plu toute la matinée, nous n’avons eu une accalmie qu’à partir de 15h. Nous en avons profité pour aller faire un tour. En fait, le plan de la ville de l’Isle sur la Sorgue nous vantait une balade le long de la rivière vers le « partage des eaux ». Nous avons été bien déçus par cette balade qui se fait le long d’une petite route toujours encombrée par les voitures et qui ne borde pas forcément la rivière ! Les maisons qui se sont construites le long des berges sont pour la plupart très moches et délabrées !!! Bref, nous en avons profité pour aller faire quelques courses chez Intermarché mais cela nous a quand même permis de passer le créneau sans pluie en étant occupés !!!
Aujourd’hui, nous sommes heureux de notre journée car bien que sans grand soleil, nous n’avons pas eu de pluie, voire même quelques taches de ciel bleu ! Nous avons décidé d’aller faire un tour à Oppède le Vieux, situé sur un éperon rocheux, c’est une ancienne place forte et jadis prospère comme en témoignent quelques belles demeures des 15ème et 16ème siècles. Elle a été abandonnée en 1912 pour une installation dans la plaine. Nous sommes montés depuis le parking visiteurs par un beau chemin bien aménagé jusqu’aux ruines du château. Nous avons aimé flâner dans ses calades pentues…
Nous avons repris la route en direction de Lacoste en faisant un stop à l’Abbaye de St Hilaire, occupée par les carmes du 13ème au 18ème siècle. Aujourd’hui propriété privée ouverte à la visite par ses propriétaires, nous avons pu admirer, adossé à la tour clocher du cloître les vestiges d’un pigeonnier comptant parmi les plus anciens de Provence.
Lacoste ensuite, un autre joli village perché où nous avons encore eu les jambes pour grimper jusqu’au château, ancienne propriété de la famille du marquis de Sade (1740-1814) et qui fut racheté et restauré en 2001 par le couturier Pierre Cardin. Nous avons pris beaucoup de plaisir à arpenter ses ruelles pavées et nous en avons profité pour nous offrir un moment de détente dans un salon de thé très sympa.
Il nous reste à espérer que demain le temps nous permettra de continuer nos visites, sans doute du côté de Pernes-les-Fontaines, non loin de Carpentras…
Nous avons passé la journée à Avignon qui n’est qu’à une trentaine de kilomètres d’ici, et malgré le vent – le très grand vent devrais-je dire – nous avons beaucoup apprécié cette balade.
Nous avons commencé par nous rendre à l’Office du Tourisme et la personne qui nous a renseignés nous a incité à commencer par le Pont St Bénezet – plus connu sous le nom du Pont d’Avignon – car elle craignait que, comme la veille, celui-ci soit fermé à un moment ou à un autre à cause du grand vent. Nous avons donc suivi son conseil et nous sommes dirigés, grâce au plan qu’elle nous a fourni, vers ce fameux pont.
Témoin majeur de l’histoire d’Avignon, il a été construit au 13ème siècle et fut plusieurs fois emporté par les crues du Rhône. Au 17ème siècle, sa reconstruction est définitivement abandonnée. Grâce à la célèbre chanson, il est connu dans le monde entier ! Le vent soufflait incroyablement sur le pont et il fallait s’accrocher pour ne pas s’envoler. La vue sur le Palais des Papes depuis le pont est magnifique.
Nous avions réservé notre visite du Palais des Papes, à 13h00 car on ne peut y accéder qu’aux heures pleines. A l’heure dite, nous avons pris ce bel outil qu’est l’histopad, tablette tactile qui, au fur et à mesure de l’avancée de la visite, vous conte l’histoire du lieu où vous vous trouvez et vous offre une reconstitution en 3D de l’endroit à l’époque, c’est à dire, pour ce qui nous concerne, au 14ème siècle.
Le Palais des Papes, résidence des souverains pontifes, édifié à partir de 1335, en moins de 20 années, est principalement l’œuvre de 2 papes bâtisseurs : Benoît XII et son successeur Clément VI. Il présente 25 lieux de visite et des décors de fresques inestimables de l’artiste italien Matteo Giovannetti (vous pourrez admirer ses fresques dans la chapelle St Jean, on aurait bien aimé vous en montrer plus mais les photos étant interdites, c’est le seul endroit où Blandine a pu se soustraire au regard des cerbères !!!).
Après cette belle visite, nous nous sommes rendus au Jardins des Doms qui offre un panoramique sur une grande partie de la ville et du Rhône et une belle vue sur le Pont d’Avignon !
Pour terminer, nous avons suivi un des itinéraires préconisé sur notre plan de ville qui nous a conduit dans la vieille ville jusqu’à la rue des teinturiers longeant la Sorgue, avec ses roues à aube, l’un des endroits les plus pittoresques de la ville.
Retour vers le parking en longeant les remparts qui encore aujourd’hui, entourent complètement la ville. Nous étions bien heureux de retrouver le confort de la voiture après 10 bons kilomètres parcourus !
Aujourd’hui, malgré le grand vent, nous avons tenu notre programme. Et du vent, il y en a eu ! Sans doute certaines rafales atteignaient les 100 km/h…
Nous sommes tout de même partis à la découverte de cette jolie petite ville qu’est l’Isle-sur-la-Sorgue. Elle conserve la mémoire de son passé, lorsque les meuniers, les tisserands et les tanneurs en faisaient une petite cité florissante. Seules demeurent 17 roues à aube qui en compta jusqu’à 66. Aujourd’hui la ville vit grâce à ses antiquaires et ses galeries d’art qui ont porté sa réputation bien au-delà des frontières régionales et nationales. Les bras de la Sorgue, les grands platanes, les petits ponts, les roues à aube donnent à cette localité un aspect frais où il est agréable de chiner… sauf que nous, on n’aime pas chiner et on n’aime pas la foule, c’est pourquoi nous avions choisi un jour de fermeture des antiquaires ! Nous avons été surpris par la collégiale Notre Dame des Anges du 17ème siècle et dont l’intérieur baroque est richement décoré.
Cette belle balade nous a pris toute la matinée mais il nous reste encore la promenade du partage des eaux à faire que nous réservons pour un autre jour.
De retour à la maison pour se sustenter et se reposer un peu, nous avons hésité à repartir tant le vent était fort. On s’est quand même décidé sur le coup de 18h pour aller faire un tour à Fontaine-de-Vaucluse et bien nous en a pris car les touristes avaient déserté les lieux et le vent s’était calmé… Bon plan !
Nous avons flâné dans les rues du village situé au fond d’un cirque rocheux aux parois impressionnantes. Nous nous sommes arrêtés au moulin à papier (dont nous avions encore un souvenir assez vivant après plus de 40 ans !). Puis nous sommes partis jusqu’à la résurgence de la Sorgue dont on ne connaît toujours pas aujourd’hui la provenance. En fait, il faut y venir quand les eaux sont très hautes et que la Sorgue d’un profond vert émeraude se déverse du gouffre, ce qui n’était pas le cas aujourd’hui ! Mais peu importe, la balade était vraiment sympa…
Village des Bories, Gordes, Sénanque et Roussillon
Lundi 15 mai 2023
Nous voici repartis sur les belles routes de France… Nous sommes arrivés hier dans cette très belle région que nous n’avions pas revue depuis des lustres (certainement dans les années 80). Comme nous en avons pris l’habitude, nous faisons des étapes quand la distance à parcourir est importante et c’est ainsi que nous avons fait étape avant hier à Vichy… Je n’ai pas fait de photos car j’ai déjà fait un article il n’y a pas si longtemps sur cette belle ville.
Nous sommes logés sur le golf de Saumane de Vaucluse juste à côté de Fontaine de Vaucluse (nous sommes en plein dans le Vaucluse comme vous pouvez le constater !) et je dois dire que nous nous congratulons Blandine et moi pour notre choix car c’est vraiment sympa comme lieu de villégiature.
Il fait très beau, la température est idéale pour se balader (d’autant que nous avons visité quelques villages escarpés), le seul petit bémol étant un vent très soutenu, mais on ne peut pas tout avoir !
Aujourd’hui donc, nous avons commencé la journée par la visite du Village des Bories – curieuses cabanes de pierres sèches, certaines d’entre elles n’étaient que des remises à outils ou des bergeries, mais beaucoup ont été habitées depuis l’âge du fer jusqu’au 18ème siècle – balade qui nous a enchantés…
A quelques encâblures, se trouve le village très réputé de Gordes, avec ses « calades » (ruelles pavées bordées de caniveaux) et son château bâti en 1525. Il est classé dans les « plus beaux villages de France ». Gilbert a lu très récemment qu’il avait été élu le plus beau village du monde par un organisme américain ce qui nous laisse un peu dubitatif. Bien qu’il nous ait plu, nous estimons en avoir vu de plus beaux pour notre part, que ce soit en France, en Italie ou en Espagne… mais ça, c’est très subjectif !!!
Nous avons continué notre route jusqu’à l’Abbaye cistercienne de Sénanque, incontournable dans la région. Nous sommes arrivés à point nommé pour la visite guidée de 14h30, on ne pouvait pas mieux faire. Nous avons eu la chance d’avoir un guide très intéressant qui nous a appris, entre autres choses, qu’elle avait été fondée en 1148. Six moines vivent encore dans les lieux et le silence est donc de rigueur (pas facile pour nous…) d’autant que les moines cisterciens prônent un idéal ascétique suivant la règle de St Benoît : isolement, pauvreté et humilité (tout ce qui nous fait rêver !!!). Bien sûr, il nous a appris beaucoup de petites anecdotes que je ne vais pas vous relater ce soir. L’abbaye est très réputée également pour ses champs de lavande qui, hélas, vous l’aurez compris en regardant les photos, ne sont pas en fleurs en ce moment !!!
Pour clore cette journée déjà riche en découvertes, nous sommes allés dans un autre joli village nommé Roussillon. Adossé à des falaises ocres, le village entremêle ses maisons aux façades colorées et ses ruelles étroites entrecoupées d’escaliers… pour une fin de journée, c’est un peu dur mais nous l’avons fait !!! Ce village fait aussi partie des « plus beaux villages de France ».
Nous sommes situés tout à côté de l’Isle sur la Sorgue (2km), village lui aussi très renommé, particulièrement pour ses antiquaires. Demain, nous avons prévu d’aller le visiter (nous en avons eu un aperçu hier car il nous a fallu faire les courses, il faut bien se nourrir !). Sans doute irons-nous aussi faire un tour à Fontaine de Vaucluse à 2km d’ici.
Nous avons fait Noël avant l’heure car nous avons passé 4 jours merveilleux à arpenter Paris… Margot voulait en effet visiter Paris depuis Paris et non depuis Achères, afin de ne pas perdre de temps en allers-retours RER, qui plus est, fatigants !
Bénédicte a donc loué un appartement du côté de St Lazare, suffisamment grand pour que l’on puisse tous y loger et nous y a invités… Formidable, c’est la première fois que nous séjournons dans Paris depuis plus de 30 ans que nous sommes installés ici !!!
Nous avons donc arpenté notre belle capitale à raison de plus de 10 km par jour et nous nous sommes rendus compte que visiter Paris plusieurs jours d’affilée est absolument épuisant ! La foule (il y avait énormément de monde car le 8 décembre est férié dans plusieurs pays d’Europe dont l’Italie), les distances et les escaliers dans les bouches de métro nous ont vraiment lessivés mais par ailleurs, quelle joie de se retrouver tous ensemble… (sauf, hélas, Alex qui n’est rentré de Boston que le 14 et que nous avons eu la joie de retrouver aussi puisqu’il a fait escale à Paris ! 3 jours ensemble après 1 an, c’était aussi Noël avant l’heure !).
Nous avons « fêté Noël » à bord du « Calife » une péniche qui organise des croisières dinatoires et ce fut un moment vraiment sympa de notre WE : le bateau est magnifiquement bien décoré, la croisière bien organisée car on arrive au pied de la Tour Eiffel juste au moment où elle se met à étinceler, et le repas est excellent ! Je vous recommande…
Margot (et Max aussi d’ailleurs) qui avait suivi « Emily in Paris » était ravie de voir certains endroits où la série a été tournée et c’est pourquoi j’ai mis en scène ma petite Princesse… Petit clin d’œil d’une grand-mère si fière de ses rejetons !
Je ne vais pas m’étendre plus, le diaporama vous montrera tous les endroits que nous avons visités.
J’ai mis un peu de temps pour vous raconter ces bons moments, ce qui n’est pas coutumier, car nous avons été bien occupés depuis (A/R en Bretagne, les fêtes de fin d’année, etc…).
Je vous donne RV dans quelques jours car nous partons samedi en Namibie pour une petite quinzaine, raison pour laquelle je me dépêche de terminer ma prose, le départ va vite arriver maintenant !!!
Nous avions prévu ce WE de longue date car nous voulions marquer les 50 ans de Blandine en famille (et par la même occasion mes 27ans à l’envers) !!! Quoi de mieux que Lyon dont la Sainte Patronne n’est autre que Blandine et dont la situation géographique est idéale, à « mi-chemin » entre nous et nos italiens…
Nous avions loué des studios dans un appart’hôtel et, sans vraiment y avoir prêté attention, nous nous sommes retrouvés quartier Sainte Blandine, juste en face de l’Eglise du même nom, enfin bref, on ne pouvait pas faire mieux !!!
Après avoir pris possession de nos studios et la joie des retrouvailles, nous n’avons pas boudé notre bonheur autour d’un petit apéritif bien sympa !
Dès le lendemain matin, nous sommes partis à la découverte de cette ville que nous ne connaissions absolument pas, et pourtant ce n’est pas faute d’être passés tout près pendant des décennies ! Le seul dommage c’est que nous avons fait toutes ces visites sans Margot qui a étudié pendant toute la durée du séjour pour préparer un examen qui aura lieu le 27 septembre… c’est une courageuse ma Princesse ! Nous ne la verrons donc que le soir.
Allez, assez discuté, c’est parti pour la visite du quartier de la Confluence, le plus près de « chez nous »… Mais pour mieux vous situer, voilà une petite carte avec les quartiers que nous avons visités.
Entre la gare de Lyon Perrache et la pointe sud de la Presqu’île, ce quartier est devenu depuis 2003 et après une vaste opération d’aménagement, le symbole du progrès à la lyonnaise. Nous avons suivi le quai Rambaud le long de la Saône, l’une des vitrines de la reconversion architecturale du quartier. C’est joli, c’est vert et l’on a du mal à imaginer que l’on se promène dans l’une des plus grandes villes de France ! Nous avons découvert des édifices très particuliers tels ce « cube orange » surnommé aussi « la mimolette » et ce « rectangle vert » (siège de la chaîne Euronews)… Au bout du quai Rambaud, la Saône et le Rhône se rejoignent face au Musée des Confluences. Ce musée anthropologique à l’architecture audacieuse a été inauguré en 2014.
Nous avons ensuite traversé le pont Raymond Barre qui enjambe le Rhône (sur lequel nous avons fait une petite pause car la chaleur était vraiment intense), ce qui nous a permis de rejoindre le quartier de Gerland. Mathieu aurait aimé nous entraîner jusqu’au stade du même nom mais nous n’avons pas cédé car nous avions déjà bien marché et nous n’étions qu’à la moitié de notre parcours ! Le quai qui longe le Rhône est moins urbanisé et beaucoup plus vert que le côté Saône.
La deuxième journée, sachant que nous aurons encore beaucoup de marche, nous avons décidé d’aller jusqu’à la Gare de Perrache pour prendre le métro qui nous a conduit jusqu’au Vieux Lyon, début de notre programme du jour.
Le métro nous dépose au pied de la cathédrale St Jean, au cœur du Vieux Lyon. Ce quartier, pris en étau entre la rive droite de la Saône et la colline de Fourvière, se distingue par ses ruelles et ses demeures ocre rose qui marient le Moyen Age et la Renaissance.
La cathédrale dont la construction débute en 1165, a connu des événements marquants, comme les deux conciles de 1245 et de 1274, le couronnement du Pape Jean XXII en 1316, la messe en l’honneur du mariage royal entre Henri IV et Marie de Médicis en 1600… A l’intérieur, une horloge astronomique datant du 14ème siècle a hélas été vandalisée en 2013 et hélas ne sonne plus les heures !
Le « Jardin Archéologique », où des vestiges de plusieurs édifices ont été mis à jour, jouxte la cathédrale.
L’une des caractéristiques du Vieux Lyon sont ses nombreuses traboules. Les traboules, du latin trans ambulare (passer à travers), sont des raccourcis qui relient une rue à l’autre à travers un ou plusieurs immeubles. C’est vraiment une curiosité que nous ne voulions pas manquer et en continuant notre balade dans la rue St Jean, nous avons pu pénétrer dans les plus connues.
Après avoir déambulé dans les coins et les recoins, nous avons décidé de monter à la Basilique Notre Dame de Fourvière… à pied !
Nous avons tout d’abord emprunté la montée des Carmes-Déchaussés et ses 238 marches puis continué par la montée Nicolas de Lange et ses 563 marches, quelques 798 marches en tout ! Nous avons mis du temps (surtout moi et Blandine, les autres nous ont attendus un peu…) mais quelle joie d’arriver en haut ! Il faut dire qu’on n’en voyait pas le bout…
Sur la photo ci-contre, on leur colle encore au train, mais ça ne va pas durer !!!
Nous sommes donc passés du quartier du Vieux Lyon au quartier de Fourvière et c’est un peu fatigués et essoufflés que nous avons découvert l’esplanade, qui offre une vue sur toute la ville, et la basilique, partie intégrante du paysage lyonnais.
La basilique a été élevée après la guerre de 1870, l’archevêque de Lyon s’étant engagé à construire une église si l’ennemi n’approchait pas de la ville. L’édifice a été consacré en 1896. Autant sa silhouette est massive, autant le décor intérieur est exubérant avec ses mosaïques, ses ors, ses bois sculptés… Contempler toutes ces merveilles nous a permis de nous reposer un peu !
Pas très éloignés se trouvent les théâtres romains de Lugdunum, mis au jour à partir de 1933. De dimensions analogues à ceux d’Arles et d’Orange, le grand théâtre est le plus ancien de France. Aujourd’hui, le site accueille le festival d’été des Nuits de Fourvière. Nous avons traversé le site, fort heureusement en descente, et nous avons pris le célèbre funiculaire pour rejoindre le Vieux Lyon. Mais la journée n’était pas finie, loin de là…
Après une pause grignotage, nous avons traversé le pont Bonaparte pour rejoindre le quartier de la Presqu’île et la place Bellecour (que nous avons surnommée Mochecour !), place monumentale qui serait un lieu incontournable de passage, rendez-vous et évènements… mais qui ne nous a pas du tout emballés. Il y faisait une chaleur torride, sans la moindre ombre, bref nous ne nous y sommes pas attardés. Nous avons encore flâné dans les rues, les places, les passages jusqu’à l’Hôtel de Ville. Au passage, nous avons longé l’Hôtel Dieu où Rabelais fut nommé médecin de l’hôpital en 1532 !
Nous avons terminé notre périple par la place de l’Opéra et épuisés, nous avons sauté dans le métro puis dans le Tram qui nous a déposés à l’arrêt Ste Blandine… Petite visite dans « son » église (nous en avons profité malgré notre fatigue car elle n’était pas ouverte habituellement) et retour à l’hôtel heureux après nos 12km parcourus sous la grosse chaleur !
Pour ce dernier jour, il nous restait encore un quartier important à visiter, le quartier de la Croix Rousse. Perché sur la colline qui lui a donné son nom, c’est là qu’œuvraient les fameux canuts. Nous avons repéré sur le plan « le mur des canuts », magnifique fresque évolutive qui couvre 1200 m², et nous avons décidé de commencer par là. Situé tout au Nord du quartier, nous avons pris le métro pour nous y rendre sachant que nous serions ainsi au plus haut et qu’il nous suffirait de redescendre pour visiter le reste de ce quartier… Bien nous en a pris car nous nous sommes aperçus qu’il valait mieux descendre la « Montée de la Grande Côte » que la monter !!!
Après avoir admiré ce magnifique mur peint, nous avons flâné suivant nos envies et les points d’intérêt… La « maison des canuts » qui fait revivre les traditions, le « gros caillou » gros bloc quartzite poussé par le front d’un glacier du quaternaire, la « cour des voraces » lieu de réunion d’une confrérie de canuts pour arriver finalement à « l’amphithéâtre des 3 Gaules » lieu de supplice de Sainte Blandine !
Une petite faim et une grosse fatigue nous ont incités à faire un stop dans un petit restaurant et comme nous étions le 30 août, Bénédicte a eu cette adorable idée d’offrir un petit dessert à sa sœur bien-aimée qui a même fait semblant de souffler des bougies qui n’existaient pas !
Regonflés par cette halte, nous sommes repartis à la recherche des autres « murales » célèbres de la ville, à commencer par la « fresque des lyonnais ». Réalisée en 1995 par CitéCréation (à qui l’on doit aussi « le mur des canuts », pas moins de 31 personnages de la région y sont représentés parmi lesquels Bernard Pivot, l’abbé Pierre, Paul Bocuse…
Plus loin, « la fresque de la bibliothèque de la cité », mur peint sur 400 m² représente une immense bibliothèque recensant plusieurs centaines d’écrivains de genres différents de Lyon et de Rhône-Alpes. Pour nous qui sommes adeptes des « murales », nous avons été gâtés !
Comme il n’était pas encore très tard et que nous étions un peu entamés physiquement, nous avons décidé de nous offrir une petite croisière sur la Saône. Le prochain départ étant « cap sur l’île Barbe », hop nous voilà partis !!! Assis sur le pont du bateau, nous avons apprécié cette jolie balade qui nous a conduit jusqu’à cette petite île dont nous avons fait le tour en admirant son église romane.
Nous avons repris le chemin de retour, tous ensemble jusqu’à la Place des Jacobins où nous nous sommes séparés : les uns faisant quelques emplettes et les autres (nous en l’occurence) rentrant directement en empruntant métro et tram… Nous sommes arrivés à temps, les premières gouttes de pluie orageuse commençant à tomber !
Le soir, après le restaurant, nous avions acheté un beau (et bon) gâteau pour fêter dignement les évènements…
Après avoir parcouru une trentaine de kilomètres à pied, nous pouvons maintenant dire que nous avons un bon aperçu de cette belle ville qui nous a beaucoup plu. Le fait d’avoir fait tout cela en famille a encore amplifié notre plaisir !!! A refaire… ailleurs
Loin d’imaginer la situation dramatique que nous vivons aujourd’hui, nous avions planifié (pourtant au dernier moment) d’aller faire un tour dans ma ville natale puisque c’est à Troyes que je suis née (ainsi que mon frère et ma sœur) et que j’y ai vécu jusqu’à mes 10 ans… J’y ai donc encore beaucoup de souvenirs. Cela faisait des années (je devrais dire dizaines d’années) que je n’y étais pas retournée !
Je vais donc dédier cet article à mon frère et à ma sœur… Cette première galerie de photos les concernera presque exclusivement car ce n’est certainement pas la partie touristique de la ville mais j’espère raviver leurs souvenirs et peut-être leur transmettre l’émotion que j’ai eu de revoir tous ces lieux de notre enfance !
Dès notre arrivée, nous avons pris possession de notre appartement AirBnB superbement bien situé, juste à côté de la synagogue, dans une rue faisant partie du circuit touristique… Nous étions logés dans un immeuble datant du 16ème siècle, un peu de guingois mais très sympa ! Nous avons très vite décidé d’aller faire un tour dans mon ancien quartier et j’étais tellement dans mes souvenirs que je n’ai pas senti la fatigue, j’avais retrouvé mes jambes de gamine… par contre, Pépère et Blandine étaient un peu crevés, pas étonnant quand on s’est aperçu qu’on avait quand même fait 8km !
Troyes est la capitale historique de la Champagne et, bizarrement, à y regarder de plus près, on observe que le tracé du contour de la vieille ville a la forme d’un bouchon de champagne… ça ne s’invente pas ! C’est au cœur du 16ème siècle que nous sommes transportés : les ruelles pavées cheminent au milieu d’un vaste centre piéton, très homogène, entre les maisons à pans de bois (le plus grand ensemble qui subsiste de nos jours en France) superbement rénovées et les monuments religieux (cathédrale, basilique et églises) avec leurs magnifiques vitraux qui font que de nombreux spécialistes ont baptisé Troyes « Ville Sainte du Vitrail ». Un musée du vitrail existe d’ailleurs, que nous voulions aller visiter, mais hélas il était fermé… La ville s’est développée grâce au dynamisme commercial datant des foires médiévales (les fameuses foires de Champagne), au rayonnement artistique et culturel de l’école champenoise de sculpture du 16ème siècle et, enfin, au savoir-faire industriel. Troyes s’est érigée en capitale de la bonneterie dès le 19ème siècle, je me souviens maman travaillant, entre autre, pour Valton (qui n’est autre que la marque Petit-Bateau). Tout le monde avait du travail à l’époque, ce qui n’a pas été la même chose quand nous sommes arrivés en Bretagne !
Nous avons bien sûr consacré pas mal de temps aussi à la visite des églises. Tout d’abord, l’église de la Madeleine dont la construction commença au 12ème siècle est surtout connue pour son célèbre jubé, une dentelle de pierre comme suspendue entre le cœur et la nef. Les magnifiques vitraux du chœur, qui datent du 15/16ème siècle, ont aussi attiré notre attention.
La basilique St Urbain (que j’ai nommé par erreur église !), construite à la demande de Jacques Pantaléon, originaire de Troyes, qui devint pape en 1261 sous le nom d’Urbain IV. Il fit construire la basilique à l’emplacement exact de la boutique de son père, un savetier… Les vitraux ici aussi sont remarquables.
L’église St Nizier attire l’attention par son toit aux tuiles vernissées qui nous font penser aux Hospices de Beaune.
Et pour finir, la Cathédrale St-Pierre-St-Paul, imposant édifice qui fut construit entre le début du 13ème siècle et le début du 17ème. Elle n’a qu’une tour, l’autre n’ayant jamais été élevée… L’intérieur, aux lumineuses pierres blanches, présente une remarquable unité malgré les siècles qu’a nécessités sa construction, mais c’est surtout à ses vitraux que le monument doit toute son originalité : 1500m² de verrières qui résument à elles seules l’histoire du vitrail du 13ème au 19ème siècle… magnifique !
Nous avons pu visiter le musée de Vauluisant (au moins, celui-là était ouvert !). L’élégant hôtel de Vauluisant, dont la façade Renaissance ne manque pas d’allure, abrite 2 musées : le 1er retrace l’âge d’or de l’art champenois à son apogée au 16ème siècle (peintures, sculptures, vitraux) vraiment très intéressant et le second évoque l’histoire de la bonneterie de 1750 à nos jours (avec évocation des marques emblématiques de la région, noms qui ont bien résonnés dans ma tête !)…
Après avoir parcouru pas loin de 25km en 2 jours, donc d’avoir bien exploré la ville, nous avons continué le pèlerinage. Quand j’étais petite, mes parents louaient à l’année une ferme désaffectée et nous y passions toutes nos vacances scolaires (à part les sacro-saintes semaines en Bretagne !) avec nos cousines… Imaginez les souvenirs engrangés dans ma petite tête. Maintenant, la ferme a été bien restaurée par la fille de nos loueurs et elle y a ouvert une maison d’hôtes vraiment très chouette (pour ceux que cela intéresserait, « Les Furets »). Nous y avions passé une nuit il y a une bonne dizaine d’années avec ma famille et avions retrouvé avec joie la propriétaire de l’époque… Hélas, dimanche il n’y avait personne !
Nous aimons beaucoup la campagne environnante et nous avons poussé jusqu’à Chaource, petit village typique, célèbre pour son fromage déjà prisé à l’époque de Philippe le Bel, et à découvrir impérativement pour son église qui recèle un véritable trésor dans une crypte : une mise au tombeau extraordinaire réalisée en 1515 par un artiste connu sous le nom de Maître de Chaource. On peut aussi y voir une magnifique crèche en bois doré datée de 1540, composée de 22 statuettes en bois sculpté, peint et doré à l’or fin…
Sur la route du retour, petit arrêt aux Riceys, seule commune champenoise à détenir 3 AOC viticoles : pour le champagne, les coteaux champenois, et le rosé des Riceys que l’on connaissait déjà à la table de Louis XIV…
J’espère ne pas vous avoir ennuyé avec ce grand article et même, au contraire, vous avoir donné l’envie d’aller découvrir ma belle région… En tout cas, moi, je me suis régalée d’y aller et d’avoir fait ce petit reportage !
Peut-être que certains d’entre vous ne connaissent que les magasins d’usine de Troyes mais là-dessus, je ne peux vous donner aucun conseil car comme vous l’avez peut-être remarqué, les magasins et nous… c’est pas notre truc !
Un week-end de 4 jours se profilant (du moins pour Blandine puisque pour nous… c’est toujours longs week-ends !!!), nous avons cherché un endroit que nous n’avions pas encore visité et digne d’intérêt, avec une météo relativement clémente et avons finalement choisi Le Mans (aidés en cela par un petit reportage télévisé vu quelques jours auparavant !).
Nous logions à deux pas de la ville médiévale, la Cité Plantagenêt, bien pratique pour visiter à notre rythme cette superbe cité. Les premières traces humaines sur le sol du Mans datent d’environ 4000 ans avant JC. Elle est conquise en 56 av JC par les romains mais le nom de cité Plantagenêt commence en 1128 par un mariage en la cathédrale St Julien : celui du comte du Maine Geoffroy V le Bel et de Mathilde, fille du roi d’Angleterre Henri 1er. Il aimait chasser dans les landes proches de sa cité natale et ne manquait pas, selon la légende, d’orner sa coiffe de rameaux de genêts en fleurs. Il fût ainsi surnommé Plantagenêt par les Manceaux, ce qui a donné son nom à cette famille qui allait régner sur l’Angleterre. Voilà un résumé très succinct de l’Histoire de la ville !
Nous avons été charmés et, incultes que nous sommes, très étonnés de découvrir une cité médiévale au Mans car pour nous, comme pour beaucoup de gens je pense, Le Mans se résumait à la célèbre course des 24 heures ! Erreur grossière. Nous avons parcouru avec délice toutes ces ruelles pavées (d’accord, c’est un peu fatiguant…) bordées de chasse-roues qui avaient pour mission de préserver des roues des charriots les murs des maisons. Plus d’une centaine de maisons en pan-de-bois, datant en majorité des 15ème et 16ème siècles, offrent leurs belles façades à nos regards curieux. Certaines sont ornées d’un pilier d’angle (ou pilier cornier) : pilier rouge, pilier vert, pilier aux clés etc… qui représentaient à l’époque des enseignes commerciales mais étaient aussi un moyen de se repérer en l’absence de tout nom donné aux rues ou de numérotation des maisons.
L’histoire de la cathédrale commence au 5ème siècle de notre ère. Le menhir adossé à la cathédrale atteste la permanence d’un lieu de culte, à proximité, depuis le Néolithique. La cathédrale nouvelle date du milieu du 11ème siècle. Sa façade occidentale est aujourd’hui intégralement conservée. Peu de cathédrales romanes ont gardé, authentique, une façade de l’an 1100 ! La nef présente un très important ensemble de vitraux romans dont « l’Ascension » qui a été réalisé à la fin du 11ème siècle. C’est le plus ancien vitrail conservé dans un édifice religieux.
Après nous être un peu reposés à l’hôtel, nous avons remis les baskets et cette fois, nous avons fait le tour de la cité en longeant les murailles d’enceinte.
L’enceinte romaine du Mans, avec celles des deux capitales impériales, Rome et Constantinople, est le mur défensif le mieux conservé de tout l’Empire romain. La profusion de ses décors qui couvrent de bas en haut les tours et les courtines est unique au 3ème siècle de notre ère…
Ce n’est qu’aux 14ème et 15ème siècles, devant les menaces anglaises du début de la guerre de Cent Ans, que de nouvelles enceintes, médiévales cette fois, ont été construites pour renforcer certains points faibles des défenses de la ville, entre autre la cathédrale, l’évêché et le château.
Bien sûr, nous avons été aussi faire un tour dans la nouvelle ville…
Notre première journée a été bien occupée et du coup, le lendemain, nous avons décidé d’éloigner un peu notre terrain de découvertes… Nous nous sommes tout d’abord rendus à l’Abbaye Royale de l’Epau située à quelques kilomètres du Mans. Cette abbaye cistercienne a été fondée en 1230 par Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion. Elle a subi bien des vicissitudes au cours du temps : à la révolution, presque désertée par les moines, elle est vendue comme bien national à un industriel. Transformée en blanchisserie puis en exploitation agricole, elle est enfin rachetée par le département de la Sarthe en 1959.
Nous y avons découvert quelques jolies salles dont le chauffoir où les moines venaient se réchauffer, lire ou méditer. Il s’agissait de la seule pièce du monastère avec une cheminée ! Le scriptorium était utilisé par les moines pour recopier et enluminer les manuscrits et, à notre grand étonnement, cette pièce n’était pas chauffée ! C’est pourquoi nous avons découvert un petit guichet (que nous pensions être un passe-plat !) communiquant avec le chauffoir afin de réchauffer l’encre pour ne pas qu’elle gèle !!! brrrr…
Une exposition était en cours d’installation dans l’abbatiale. L’exposition « Anima(ex)Musica-Bestiaire utopique » créée par le Collectif « Tout reste à faire » repose sur l’idée de créer des arthropodes (animaux dotés de pattes articulées) à partir de pièces d’instruments de musique usagées. C’était vraiment très chouette mais dommage, l’expo n’ouvrira ses portes que le 20 novembre. D’après ce que nous avons compris, les insectes seront animés et sonores !
Et pour terminer en beauté ce WE, nous sommes allés au Château du Lude situé à une cinquantaine de kilomètres. Le château et les jardins du Lude s’inscrivent dans le parcours des grands châteaux de la Loire. Au-delà de son aspect imposant, Le Lude est avant tout un site avec une âme, que l’on ressent tout au long de la visite. En effet, il est un des rares parmi les grands châteaux à être encore habité, objet de tous les soins d’une famille qui l’occupe depuis 260 ans. Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur… Nous avons eu la chance d’avoir un temps agréable pendant la visite des Jardins mais quand nous sommes ressortis du château, nous avons pris quelques gouttes d’eau. Rien de grave, nous avions de toute façons terminé.
Après un super bon repas dans un restaurant de la vieille ville (nous y avions déjà dîné la veille), « La Vieille Porte », que nous vous recommandons chaleureusement si vous passez par là et une bonne nuit de sommeil, nous avons repris la route. Notre beau WE était terminé, mais que de beaux souvenirs encore !
Quel bonheur de pouvoir à nouveau partager quelques découvertes avec vous ! Dès qu’il nous fut possible de partir à plus de 10kms de chez nous, direction l’Italie pour voir les enfants… Cela faisait plus de 8 mois que nous ne nous étions pas vus et on commençait à se languir. Nous nous sommes prêtés bien volontiers aux formalités obligatoires (test antigéniques pour l’aller, test PCR pour le retour…) afin de pouvoir enfin se serrer dans les bras !
Nous sommes donc partis le 5 mai en faisant une escale du côté de Grenoble qui n’a pas eu d’intérêt puisqu’il faisait un temps épouvantable. Par contre, le lendemain, la route nous conduisant à la frontière franco/italienne de Montgenèvre nous a permis de faire de beaux clichés du côté du col du Lautaret où nous nous sommes retrouvés sous la neige !!!
Notre séjour chez les enfants s’est, comme d’habitude, très bien passé. Nous avons profité les uns des autres, fait de belles balades à pied, dîné en terrasse quand, chez nous, ça n’était toujours pas possible, bref plein de plaisirs partagés… Par contre, j’ai un peu oublié l’appareil photo !
Pour le retour, nous avions prévu une étape à Dijon en espérant que le temps soit de la partie et nous n’avons pas été déçus. Une seule (grosse) averse est venue tempérer notre ardeur durant notre découverte de la capitale de la moutarde… Heureusement, c’était à la fin de la balade et nous avons pu nous abriter sous un arbre touffu qui nous a servi de parapluie.
Le parcours de la chouette à Dijon
Nous avons été agréablement surpris par cette ville, capitale des Ducs de Bourgogne. Nous avions un après-midi pour la découvrir et nous avons donc choisi de faire le « parcours de la chouette », bien balisé par des marques facilement repérables sur les trottoirs…
Suivez le guide…
« Bien ancrée dans la pierre de l’église Notre-Dame, on pourrait penser que la chouette date de la construction de l’édifice… et bien détrompez-vous ! Si l’église a été bâtie entre 1230 et 1250, la chouette, quant à elle, est un peu plus jeune et aurait été sculptée au 15ème siècle. Elle a tout de suite été adoptée des dijonnais, si bien qu’elle a donné son nom à la rue où elle se situe dès le Moyen-âge. Dès lors, la petite chouette est devenue la mascotte de la ville et il est alors paru inévitable qu’elle prête également son nom au parcours historique de la ville. »
Flâner dans Dijon est un véritable plaisir, ne serait-ce que par la beauté des rues…
Toutes ces maisons à colombages…
Bien regarder partout… ici, une statue de Ste Catherine (copie d’après un modèle du XVe siecle)
Ste Catherine
Le Palais des Duc de Bourgogne, qui a vu naître Jean-Sans-Peur, Philippe-Le-Bon et Charles-Le-Téméraire (quand même !!!) abrite maintenant l’Hôtel de Ville et le Musée des Beaux-Arts.
Le Palais des Ducs de Bourgogne
Autre bel édifice
La Porte Guillaume
Il semble que les dijonnais ne se contentent pas de moutarde…
Mais nous avons finalement trouvé un magasin de moutarde ! Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts… Nous avons été étonnés tout de même de ne voir qu’un seul artisan et qui plus est, fabrique sa moutarde à Beaune…
La Cathédrale Notre-Dame est un chef d’œuvre de l’architecture bourguignonne du XIIIe siècle, remarquable par sa façade ornée de fine colonnettes et de rangs de fausses gargouilles.
Elles est surmontée du « Jacquemart », prise de guerre de Philippe le Hardi, qui rythme toujours la vie du quartier. C’est une belle histoire que celle de Jacquemart : Le Duc prit cette horloge à Courtrai (Belgique) en 1382 et l’offrit aux dijonnais, chez lesquels elle arriva en 1383, en reconnaissance de leur aide dans la guerre des Flandres. Au XVIIe siècle, le célibat de Jacquemart ayant été plaisamment moqué, on lui adjoignit en 1651 une compagne : Jacqueline. En 1714, ce fut leur stérilité qui fut raillée et on leur fabriqua alors un petit Jacquelinet, rejoint en 1884 par Jacquelinette, pour frapper les quarts d’heure avec lui !!!
Le Jacquemart, qui surmonte la Cathédrale Notre-Dame
Après 2 bonnes heures de balade, un peu de repos est bien appréciable, sous la protection de l’arbre qui va nous abriter dans quelques minutes, quand l’averse va nous tomber dessus !!!
Souvenir des repas en chambre de la période Covid…
J’espère que cette petite escapade vous aura fait plaisir. et vous donnera l’envie d’aller y faire un tour !
Tout semble au beau fixe pour l’instant au niveau de la pandémie, nous partons donc samedi prochain pour Malte (avec un peu plus d’un an de retard)… Nous avons par contre été obligés d’annuler purement et simplement notre voyage aux US qui devait commencer le 20 juin et nous l’avons remplacé par un tour d’Espagne. Cela devrait être très chouette aussi et j’espère pouvoir vous faire profiter de toutes nos prochaines découvertes…
Le logiciel d’édition de ce blog a complètement changé et je n’arrive pas à présenter le diaporama comme habituellement… Vous le trouverez donc ci-dessous, sans avoir besoin de « cliquer », à vous de me dire si cela vous gêne ou non. Si oui, je vais tâcher de me creuser la tête pour comprendre comment faire !
Un peu de soleil dans cette période déprimante ! Enfin, quand je dis soleil, c’est un bien grand mot car si nous avons été ravis de nous échapper du train train confiné quotidien, le soleil n’était, hélas, pas au rendez-vous. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de mettre toutes les chances de notre côté : nous avons attendu la dernière minute pour nous décider où partir afin de consulter la météo que l’on pensait la plus fiable possible ! Au vu des bulletins, c’était L’ENDROIT où jeter notre dévolu… ciel bleu et grand soleil étaient assurés ! Grisaille et vent ont remplacé ce bulletin si optimiste. Nous nous sommes finalement contentés de ne pas avoir de pluie et du coup, nous avons passé un excellent séjour ! On devient de moins en moins difficile…
Nous avions réservé un appartement très sympa à St Jean de Monts (entre Pornic et Les Sables d’Olonne), excellent endroit pour partir à la découverte de la région. A peine installés, nous sommes partis explorer cette petite station balnéaire (il ne fallait pas perdre de temps, couvre-feu oblige !) et avons fait une belle balade sur la plage, qui, soit dit en passant, est magnifique : énorme avec un sable extra fin. C’est fou ce que l’air de la mer est vivifiant et vous terrasse de fatigue (bonne la fatigue…).
Plage de St Jean
Le lendemain, un magnifique ciel rouge nous a laissés espérer une belle journée (encore que… rougeur du matin, chagrin – rougeur du soir, espoir, comme disait ma grand-mère), nous avons donc décidé de partir pour l’île de Noirmoutier située à une vingtaine de kilomètres. Le seul dommage fut le vent, vraiment très fort, à tel point que par moment, je me demandais si je n’allais pas m’envoler !! Nous en avons fait le tour complet, avec beaucoup de stops et de marches entre mer et marais. La petite ville de Noirmoutier est mignonne, surtout le quartier de Banzeau avec ses maisons typiques. Bien sûr, dès le matin, nous sommes allés voir le passage du Gois, chaussée submersible reliant l’île au continent, praticable uniquement à marée basse. Avant la construction du pont, c’était la seule voie possible hormis le passage par bateau. Nous y sommes retournés en soirée, la marée basse étant prévue à 16h53, nous pensions peut-être voir toute la chaussée découverte mais il était encore trop tôt… Cette fois, il y avait beaucoup de monde, certains attendant pour pouvoir emprunter cet itinéraire. Nous nous sommes arrêtés au port du Bonhomme, réputé pour ses ventes de fruits de mer, et nous avons succombé à la tentation : huîtres pour Pépère, divines crevettes pour nous… Nous avons même eu droit à quelques rayons de soleil dans l’après-midi !
Quartier de Banzeau
L’Anse Rouge
Le dimanche, le temps toujours aussi maussade, nous avons décidé d’aller visiter St Gilles Croix de Vie que l’on nous avait décrit comme la plus belle station balnéaire du coin ! Ce n’est pas du tout notre avis, nous n’y avons rien trouvé d’extraordinaire et les plages, à côté de celles de St Jean de Monts, sont inexistantes à marée haute et dotées d’un sable grossier… nous n’avons certainement pas les mêmes valeurs !
St Gilles
Du coup, nous avons poussé jusqu’aux Sables d’Olonne et là nous avons été charmés. Il y avait beaucoup de monde sur le port pour aller voir les bateaux de retour du Vendée-Globe, mais nous, nous avons pris la direction du centre ville pour aller visiter un quartier adorable, « l’île Penotte » qui n’a rien d’une île, mais qui est très original. A l’origine ce quartier, tout ce qui a de plus ordinaire, est devenu un musée en plein air grâce à une artiste sablaise Danièle Arnaud-Aubin. Elle n’avait qu’un seul objectif, redonner vie à son quartier d’enfance et commença à créer en 1997 des fresques de coquillage sur les murs avec l’accord des propriétaires et de la Mairie. Le résultat est superbe !
Les Sables
L’île Penotte
Le dernier jour, qui était prévu épouvantable d’un point de vue météorologique, a finalement été tout à fait passable : pas de vent et pas une goutte de pluie ! En fait, d’ailleurs, nous n’avons pas eu une goutte de pluie durant tout le séjour, donc nous ne pouvons pas nous plaindre. Ce dernier jour, donc, nous l’avons consacré à la visite de Pornic, charmante petite ville balnéaire dont nous avons fait le tour avec beaucoup de plaisir. Nous nous sommes aussi baladés sur le sentier du littoral avec toutes les « pêcheries » (cabanes de pêcheurs au carrelet) et les belles maisons bourgeoises.
Pornic
Cabane de pêcheur
C’est avec grand plaisir que je vous invite à partager ce week-end si convoité en espérant que cela vous sortira un peu de la morosité ambiante. J’espère pouvoir vous faire d’autres articles dans un avenir prochain, mais pour l’instant, je me demande si on ne va pas plutôt vers un durcissement des conditions sanitaires !!!
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