Week-End à Lyon

C’est la fête !

Du samedi 27 au mercredi 31 août 2022

Nous avions prévu ce WE de longue date car nous voulions marquer les 50 ans de Blandine en famille (et par la même occasion mes 27ans à l’envers) !!! Quoi de mieux que Lyon dont la Sainte Patronne n’est autre que Blandine et dont la situation géographique est idéale, à « mi-chemin » entre nous et nos italiens…

Nous avions loué des studios dans un appart’hôtel et, sans vraiment y avoir prêté attention, nous nous sommes retrouvés quartier Sainte Blandine, juste en face de l’Eglise du même nom, enfin bref, on ne pouvait pas faire mieux !!!

Après avoir pris possession de nos studios et la joie des retrouvailles, nous n’avons pas boudé notre bonheur autour d’un petit apéritif bien sympa !

Dès le lendemain matin, nous sommes partis à la découverte de cette ville que nous ne connaissions absolument pas, et pourtant ce n’est pas faute d’être passés tout près pendant des décennies ! Le seul dommage c’est que nous avons fait toutes ces visites sans Margot qui a étudié pendant toute la durée du séjour pour préparer un examen qui aura lieu le 27 septembre… c’est une courageuse ma Princesse ! Nous ne la verrons donc que le soir.

Allez, assez discuté, c’est parti pour la visite du quartier de la Confluence, le plus près de « chez nous »… Mais pour mieux vous situer, voilà une petite carte avec les quartiers que nous avons visités.

Entre la gare de Lyon Perrache et la pointe sud de la Presqu’île, ce quartier est devenu depuis 2003 et après une vaste opération d’aménagement, le symbole du progrès à la lyonnaise. Nous avons suivi le quai Rambaud le long de la Saône, l’une des vitrines de la reconversion architecturale du quartier. C’est joli, c’est vert et l’on a du mal à imaginer que l’on se promène dans l’une des plus grandes villes de France ! Nous avons découvert des édifices très particuliers tels ce « cube orange » surnommé aussi « la mimolette » et ce « rectangle vert » (siège de la chaîne Euronews)… Au bout du quai Rambaud, la Saône et le Rhône se rejoignent face au Musée des Confluences. Ce musée anthropologique à l’architecture audacieuse a été inauguré en 2014.

Nous avons ensuite traversé le pont Raymond Barre qui enjambe le Rhône (sur lequel nous avons fait une petite pause car la chaleur était vraiment intense), ce qui nous a permis de rejoindre le quartier de Gerland. Mathieu aurait aimé nous entraîner jusqu’au stade du même nom mais nous n’avons pas cédé car nous avions déjà bien marché et nous n’étions qu’à la moitié de notre parcours ! Le quai qui longe le Rhône est moins urbanisé et beaucoup plus vert que le côté Saône.

La deuxième journée, sachant que nous aurons encore beaucoup de marche, nous avons décidé d’aller jusqu’à la Gare de Perrache pour prendre le métro qui nous a conduit jusqu’au Vieux Lyon, début de notre programme du jour.

Le métro nous dépose au pied de la cathédrale St Jean, au cœur du Vieux Lyon. Ce quartier, pris en étau entre la rive droite de la Saône et la colline de Fourvière, se distingue par ses ruelles et ses demeures ocre rose qui marient le Moyen Age et la Renaissance.

La cathédrale dont la construction débute en 1165, a connu des événements marquants, comme les deux conciles de 1245 et de 1274, le couronnement du Pape Jean XXII en 1316, la messe en l’honneur du mariage royal entre Henri IV et Marie de Médicis en 1600… A l’intérieur, une horloge astronomique datant du 14ème siècle a hélas été vandalisée en 2013 et hélas ne sonne plus les heures !

Le « Jardin Archéologique », où des vestiges de plusieurs édifices ont été mis à jour, jouxte la cathédrale.

L’une des caractéristiques du Vieux Lyon sont ses nombreuses traboules. Les traboules, du latin trans ambulare (passer à travers), sont des raccourcis qui relient une rue à l’autre à travers un ou plusieurs immeubles. C’est vraiment une curiosité que nous ne voulions pas manquer et en continuant notre balade dans la rue St Jean, nous avons pu pénétrer dans les plus connues.

Après avoir déambulé dans les coins et les recoins, nous avons décidé de monter à la Basilique Notre Dame de Fourvière… à pied !

Nous avons tout d’abord emprunté la montée des Carmes-Déchaussés et ses 238 marches puis continué par la montée Nicolas de Lange et ses 563 marches, quelques 798 marches en tout ! Nous avons mis du temps (surtout moi et Blandine, les autres nous ont attendus un peu…) mais quelle joie d’arriver en haut ! Il faut dire qu’on n’en voyait pas le bout…

Sur la photo ci-contre, on leur colle encore au train, mais ça ne va pas durer !!!

Nous sommes donc passés du quartier du Vieux Lyon au quartier de Fourvière et c’est un peu fatigués et essoufflés que nous avons découvert l’esplanade, qui offre une vue sur toute la ville, et la basilique, partie intégrante du paysage lyonnais.

La basilique a été élevée après la guerre de 1870, l’archevêque de Lyon s’étant engagé à construire une église si l’ennemi n’approchait pas de la ville. L’édifice a été consacré en 1896. Autant sa silhouette est massive, autant le décor intérieur est exubérant avec ses mosaïques, ses ors, ses bois sculptés… Contempler toutes ces merveilles nous a permis de nous reposer un peu !

Pas très éloignés se trouvent les théâtres romains de Lugdunum, mis au jour à partir de 1933. De dimensions analogues à ceux d’Arles et d’Orange, le grand théâtre est le plus ancien de France. Aujourd’hui, le site accueille le festival d’été des Nuits de Fourvière. Nous avons traversé le site, fort heureusement en descente, et nous avons pris le célèbre funiculaire pour rejoindre le Vieux Lyon. Mais la journée n’était pas finie, loin de là…

Après une pause grignotage, nous avons traversé le pont Bonaparte pour rejoindre le quartier de la Presqu’île et la place Bellecour (que nous avons surnommée Mochecour !), place monumentale qui serait un lieu incontournable de passage, rendez-vous et évènements… mais qui ne nous a pas du tout emballés. Il y faisait une chaleur torride, sans la moindre ombre, bref nous ne nous y sommes pas attardés. Nous avons encore flâné dans les rues, les places, les passages jusqu’à l’Hôtel de Ville. Au passage, nous avons longé l’Hôtel Dieu où Rabelais fut nommé médecin de l’hôpital en 1532 !

Nous avons terminé notre périple par la place de l’Opéra et épuisés, nous avons sauté dans le métro puis dans le Tram qui nous a déposés à l’arrêt Ste Blandine… Petite visite dans « son » église (nous en avons profité malgré notre fatigue car elle n’était pas ouverte habituellement) et retour à l’hôtel heureux après nos 12km parcourus sous la grosse chaleur !

Pour ce dernier jour, il nous restait encore un quartier important à visiter, le quartier de la Croix Rousse. Perché sur la colline qui lui a donné son nom, c’est là qu’œuvraient les fameux canuts. Nous avons repéré sur le plan « le mur des canuts », magnifique fresque évolutive qui couvre 1200 m², et nous avons décidé de commencer par là. Situé tout au Nord du quartier, nous avons pris le métro pour nous y rendre sachant que nous serions ainsi au plus haut et qu’il nous suffirait de redescendre pour visiter le reste de ce quartier… Bien nous en a pris car nous nous sommes aperçus qu’il valait mieux descendre la « Montée de la Grande Côte » que la monter !!!

Après avoir admiré ce magnifique mur peint, nous avons flâné suivant nos envies et les points d’intérêt… La « maison des canuts » qui fait revivre les traditions, le « gros caillou » gros bloc quartzite poussé par le front d’un glacier du quaternaire, la « cour des voraces » lieu de réunion d’une confrérie de canuts pour arriver finalement à « l’amphithéâtre des 3 Gaules » lieu de supplice de Sainte Blandine !

Une petite faim et une grosse fatigue nous ont incités à faire un stop dans un petit restaurant et comme nous étions le 30 août, Bénédicte a eu cette adorable idée d’offrir un petit dessert à sa sœur bien-aimée qui a même fait semblant de souffler des bougies qui n’existaient pas !

Regonflés par cette halte, nous sommes repartis à la recherche des autres « murales » célèbres de la ville, à commencer par la « fresque des lyonnais ». Réalisée en 1995 par CitéCréation (à qui l’on doit aussi « le mur des canuts », pas moins de 31 personnages de la région y sont représentés parmi lesquels Bernard Pivot, l’abbé Pierre, Paul Bocuse…

Plus loin, « la fresque de la bibliothèque de la cité », mur peint sur 400 m² représente une immense bibliothèque recensant plusieurs centaines d’écrivains de genres différents de Lyon et de Rhône-Alpes. Pour nous qui sommes adeptes des « murales », nous avons été gâtés !

Comme il n’était pas encore très tard et que nous étions un peu entamés physiquement, nous avons décidé de nous offrir une petite croisière sur la Saône. Le prochain départ étant « cap sur l’île Barbe », hop nous voilà partis !!! Assis sur le pont du bateau, nous avons apprécié cette jolie balade qui nous a conduit jusqu’à cette petite île dont nous avons fait le tour en admirant son église romane.

Nous avons repris le chemin de retour, tous ensemble jusqu’à la Place des Jacobins où nous nous sommes séparés : les uns faisant quelques emplettes et les autres (nous en l’occurence) rentrant directement en empruntant métro et tram… Nous sommes arrivés à temps, les premières gouttes de pluie orageuse commençant à tomber !

Le soir, après le restaurant, nous avions acheté un beau (et bon) gâteau pour fêter dignement les évènements…

Après avoir parcouru une trentaine de kilomètres à pied, nous pouvons maintenant dire que nous avons un bon aperçu de cette belle ville qui nous a beaucoup plu. Le fait d’avoir fait tout cela en famille a encore amplifié notre plaisir !!! A refaire… ailleurs

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