Road trip canadien (17)

De Aulds Cove à Sydney

Lundi 15 juin 2026

Comment qualifier cette journée… Je n’oserai même pas dire le mot !

Tout a commencé ce matin dans un brouillard épais où l’on n’y voyait pas à 20 mètres… et tout s’est terminé par une « catastrophe » complètement idiote et de ma faute : j’ai supprimé d’un coup d’un seul toutes mes photos de la journée, c’est à dire 112 clichés qui retracent tout ce que l’on a vu aujourd’hui… D’accord, le brouillard ne nous a pas quitté, donc la route qui aurait due être belle ne nous a rien dévoilé, mais Blandine nous a trouvé un plan B à visiter pour ne pas arriver à l’hôtel beaucoup trop tôt et donc risquer de ne pas avoir notre chambre prête.

Ce plan B s’appelle « la forteresse de Louisbourg » qui se situe à une quarantaine de kilomètres de Sydney, notre étape de ce soir.

Les Français ont construit la forteresse de Louisbourg pour en faire un port de pêche, de transbordement et d’approvisionnement, essentiel à leur empire maritime. À titre de capitale administrative des colonies françaises établies à l’Île Royale et à l’Île-Saint-Jean, elle abritait le gouvernement local, une garnison militaire et une population civile. Il s’agissait aussi d’un important centre commercial pour les bateaux français sillonnant le monde, et pour le développement d’un empire commercial nord-américain basé sur les pêches. Ainsi, Louisbourg était une ville fortifiée qui servait de base stratégique visant à protéger la lucrative industrie des pêches et le commerce hauturier des Français, et à surveiller les voies d’accès au golfe du Saint-Laurent, principale route d’approvisionnement vers le Québec et l’intérieur de l’Amérique du Nord. Les gouvernements français et britannique se disputaient ce fleuron de l’établissement français. En 1745 et 1758, les Britanniques l’ont assiégé et capturé, puis ont systématiquement démoli ses fortifications de 1760 à 1768, avant d’abandonner la ville au milieu des années 1780. Parcs Canada a reconstruit environ un quart de la ville fortifiée (de 1961 à 1981) grâce à l’obsession administrative des français (déjà !!!) qui avaient tout cartographié en 3 exemplaires. Voilà pour l’histoire !

La nôtre d’histoire est un peu plus compliquée puisque, comme je vous l’ai dit, j’ai supprimé toutes mes photos ! Heureusement, Blandine est notre cinéaste attitrée et à chaque fois qu’elle commence à filmer une scène, la première photo de la scène est automatiquement sauvegardée dans un dossier séparé. Du coup, nous avons pu récupérer de quoi avoir un souvenir de cette journée !

La visite, par certains côtés, similaire à celle d’hier (reconstitution de lieux expliqués par des gens en costumes d’époque) est pourtant bien différente. Aujourd’hui, nous étions en 1744 et non pas fin du 19ème siècle, et dans un environnement plutôt militaire. Nous avions pris une visite guidée en français et ô quelle chance, nous étions les 3 seuls francophones sur cette visite qui est donc devenue une visite privative ! Notre guide, pur acadien, était adorable et nous a fort bien expliqué toute cette histoire.

Nous avons pu rentrer dans beaucoup de maisons et même acheter du pain d’époque (tout du moins selon la recette de cette époque !).

Pour le reste, la visibilité était très réduite, à tel point que l’on ne pouvait pas voir au-delà des remparts ! Le pire, c’est que la journée de demain ne semble pas être meilleure, voire même pire ! Et quand on pense que nous devons suivre la route du « Cabot Trail », un des joyaux de cette île royale, nous ne sommes pas très rassurés ce soir… Wait and see !

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