Le bac, Royan et Saintes
Vendredi 30 mai et samedi 1er juin
Je vous écris mon dernier article pour boucler ce joli circuit ! Hier, nous avons donc pris la route qui nous a menée jusqu’au bac du Verdon sur Mer distant de 200 km de St Julien en Born. L’embarquement se fait à la Pointe de Grave, très facilement, en passant par un péage qui ressemble à s’y méprendre au péage autoroutier et hop, nous voilà sur le ferry ! La petite traversée d’une demi-heure fut très agréable, sous un beau ciel bleu et sur une mer calme !
Nous avons débarqué à Royan et en avons profité pour faire un petit tour et pour se restaurer. La ville a l’air plutôt agréable à vivre !
Après encore une heure de route, nous sommes arrivés à Saintes où nous avions réservé un hôtel extrêmement bien situé, en plein centre ville. Nous n’avons pas perdu de temps et grâce aux conseils du réceptionniste de l’hôtel et de son plan de la ville, nous avons pu suivre un parcours repéré par une ligne verte qu’il nous suffisait de suivre pour découvrir les richesses de cette ville et de ses 2000 ans d’histoire.
Nous avons commencé par traverser le pont Bernard Palissy (qui a vécut dans cette ville) pour nous rendre à l’Abbaye aux Dames fondée en 1047, qui fut le premier monastère de femmes en Saintonge. Pour y aller, nous sommes passés au pied du très bel Arc de Germanicus, symbole de la romanisation de la Saintonge. Il fut érigé en 18-19 après J-C à l’entrée d’un pont qui permettait alors d’entrer dans la cité. Il a failli être détruit en 1843 mais, grâce au soutien de Prosper Mérimée (qui était inspecteur de Monuments Historiques) il a juste été déplacé… Ouf !
Après être passés près de l’Office du Tourisme et des vestiges gallo-romains qui le jouxtent, nous avons retraversé la Charente, beau fleuve qui traverse la ville pour nous rendre à la Cathédrale St Pierre, reconnaissable de loin avec son clocher surmonté d’un dôme métallique.
Mais pour quelle raison la cathédrale Saint-Pierre ne put jouir de sa pointe ? Perché à plus de 50 m du sol, le clocher de la cathédrale ne put être achevé en raison des guerres de Religion qui sévirent dans la région au milieu du XVIe siècle. La cathédrale ayant été pillée, saccagée et détruite en bonne partie, il fallut reprendre sa restauration. Comme tout travail, cela eut un coût financier. C’est pourquoi, au vu de l’ampleur des dégâts, la restauration s’étala sur de nombreuses années et passa entre les mains de nombreuses personnes décisionnaires. Alors dans le but de mettre fin à cette construction, un dôme de cuivre fut mis en place, clôturant des siècles d’édification.
Nous avons ensuite continué le parcours, les yeux fixés sur la ligne verte 🤪, jusqu’à un magnifique point de vue sur la ville depuis le Logis du Gouverneur… mais il faut la mériter cette vue ! Cela a bien entamé notre vélocité (qui n’est plus ce qu’elle était il y a quelques années !!!).
Malgré tout nous avons continué notre « chemin de croix » jusqu’aux arènes, malheureusement en pleine restauration ce qui, pour les photos, n’est pas du plus bel effet. Tant pis, cela donne quand même une bonne idée des richesses historiques de cette ville.
Pour terminer, après avoir encore grimpé une bonne côte, nous sommes arrivés au dernier site du parcours : l’église St Eutrope qui se distingue surtout par sa crypte, l’une des plus vastes cryptes romanes d’Europe, appelée aussi la basilique funéraire.
Il ne nous restait plus qu’à rebrousser chemin pour retrouver le douillet de notre chambre… mais il nous fallait encore bien marcher. Nous avons fait un petit stop rafraîchissement tout à côté de l’hôtel, je n’en pouvais plus (Pépère n’était guère mieux que moi, je tiens quand même à le souligner). Il faut dire qu’en plus des heures de voiture, nous avons marché plus de 10km dans la journée. Pas si mal quand même les vieux !
Aujourd’hui, nous avons fait le dernier tronçon sans encombre et avons retrouvé avec plaisir désolation la grisaille parisienne (mais quand même avec grand plaisir notre fille !!!).
Je n’ai pas oublié ma promesse de vous faire un article sur Brive-la-Gaillarde, mais ce sera pour un plus tard…































































































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