En route pour Mesa Verde

Vendredi 19 juillet

Nous nous sommes décidés hier soir à pousser jusqu’à Mesa Verde, Pépère en avait très envie et de plus, cela ne nous faisait qu’un peu plus de 2h de route depuis Moab (ville jouxtant le Parc des Arches), donc pas un grand détour. Mesa Verde n’est sûrement pas le parc le plus connu des Etats-Unis mais nous pensons qu’il a un grand intérêt. Il abrite en effet des habitations troglodytes construites par des indiens vivants ici entre le 6è et le 14è siècle, sous d’immenses falaises de grès. Nous en saurons un peu plus demain, après l’avoir visité.

La route que nous avons parcourue aujourd’hui est vraiment sans intérêt ! Je n’ai d’ailleurs fait que 2 photos lors d’une pause cigarettes et si elles sont moches, du moins ont-elles l’avantage de vous montrer la platitude des lieux !

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Tout en roulant, je me demandais ce que j’allais bien pouvoir vous raconter ce soir ! J’ai donc pensé à vous donner nos impressions après un mois passé aux « Stètes », vous savez, « aux Stètes, c’est le dollar » (tiré d’une pub bancaire bien connue chez nous !).

D’abord, les gens : ils sont adorables les américains, vraiment chaleureux et curieux de savoir d’où vous venez, ce que vous faites et si vous aimez leur pays… Leur réputation en France, pour les gens qui les connaissent un peu, c’est d’être très superficiels. D’après notre amie Laurie (Laurie et Olivier de Chicago) qui est américaine, ils sont très sincères et intéressés quand ils vous demandent tous ces renseignements. Nous lui avons demandé s’ils étaient fidèles en amitié et elle nous a dit que oui, d’une certaine façon, mais que dès que vous quittez la région, les liens se cassent immédiatement. Loin des yeux, loin du cœur…

Ensuite, le pays : immensément immense !!! On s’en rend compte presque quotidiennement quand on regarde une carte et que l’on se dit que l’on pourrait aller ici ou là… Sur la carte, ça parait tout proche, mais en kilométrage, ce n’est pas la même paire de manches. On s’y fait au bout d’un moment ! Quant à la beauté des paysages, c’est comme partout, il y a des endroits idylliques et d’autres plat comme le plat pays qui était celui de Jacques Brel. Pour l’instant, ce que nous avons préféré, ce sont les Badlands et le Wyoming/Montana (vers Yellowstone), là où au milieu coule une rivière et où l’on peut murmurer à l’oreille des chevaux…. Ce qui ne veut absolument pas dire que nous n’avons pas aimé le reste, bien loin de là!

Et maintenant, j’aborde un point crucial : la « malbouffe » américaine est-elle une simple légende… Hélas, trois fois hélas, NON… Très difficile de manger correctement (c’est à dire avec une nappe, des couverts, des assiettes qui ne soient pas en plastique), sans 10 écrans de télé autour de vous et un brouhaha insupportable. Même dans les meilleurs restaurants que nous avons fait, il y a toujours un bruit épouvantable, très loin du feutré reposant des restaurants de bon niveau français (ou italien d’ailleurs). Quant à ce qu’il y a dans l’assiette, cela dépend. Nous arrivons à trouver des grillades de boeuf, mais tout d’abord, c’est plus cher que le repas basique et il faut quand même chercher un peu. Nous avons atteint le sommet ce soir car nous sommes allés dans un KFC (on voulait essayer et puis c’était en face de notre hôtel) mais alors là, ce fut le clou : avec 2 morceaux de poulet, on nous a servi des « macaronis au fromage » qui n’avaient de macaronis que le nom puisque j’ai assimilé ça à d’énormes coquillettes super bien cuites (enfin 10 fois trop cuites, une bouillie quoi) mélangée avec une crème sans goût que nous pensons être le fromage ! Bien sûr, pour 13$ à 2, on ne peut pas demander la lune !!! Mais je crois que mon adorable petit inconditionnel des pâtes, j’ai nommé mon petit-fils Mathieu, n’en n’aurait pas touché une miette ! En bref, nous avons des cultures très différentes à ce niveau : ici, on peut dire qu’ils mangent pour vivre et que nous vivons pour manger….

Les routes : elles sont belles, même les routes « départementales ». Les américains sont des gens très cool au volant, il est donc tout à fait agréable de conduire ici. Le seul risque qui existe est le risque de somnolence car quelquefois, sur de longs trajets de routes rectilignes dans les plaines américaines, il y a de quoi s’endormir…

Je voudrais aussi vous signaler que ce soir je vous ai mis en ligne sur la page « Itinéraire » le trajet déjà parcouru depuis Chicago (pour ceux qui ne manipule pas très bien cet engin diabolique qu’est l’ordinateur : ça se trouve en haut de la page d’accueil à droite entre « nos photos » et « notre histoire »). Une fois sur cette page, descendez jusqu’à trouver la 3ème carte. Vous pouvez l’agrandir, la déplacer car c’est une carte « google maps ».

Aujourd’hui, exceptionnellement, il est inutile de cliquer ici car il n’y a pas de page photos. Désolée, je me rattraperai demain ! (et que je n’entende personne râler… je fais ce que je peux !)

Catégories : USA | Étiquettes : | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “En route pour Mesa Verde

  1. carmen

    Je rattrape mon retard de la semaine avec une matinée cool et votre serie de photos. C’est toujours magnifique, vous nous fetes voyager « un peu avec vous ». Prennez bien soin de vous et attention à la chaleur americaine ! Bises

  2. Auude

    C’est vrai que sa doit pas être facile au niveau de la nourriture. Sa changera suivant les cultures, les américains ne sont pas connu pour leur gastronomie 😉

  3. Blandine

    Enfin, je me suis inscrite !!! même si je vous envoie des mails perso très régulièrement, ça vous fera un commentaire de plus à lire quand vous rentrez de balade ! t’as bien fait de prendre le temps d’écrire vos impressions, c’est important de dire ce que l’on ressent. Mais bon, effectivement, les photos, c’est un peu léger !!
    Bonne continuation et continue à nous faire rêver (surtout moi d’ailleurs !).
    Bisous

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