Au marché de Rivière Pilote et au Diamant
Mercredi 14 janvier 2026
La météo ne change pas, alternance de soleil et d’averses (grosses averses 🌧️!) et comme cela ne semble pas vouloir évoluer, nous allons faire avec ! Nous avons chacun un ☂️ dans notre sac au cas où… jusqu’à présent, nous ne l’avons pas encore ouvert.
Nous sommes donc partis à Rivière Pilote (j’adore les noms ici) car il y a, paraît-il, un marché intéressant, surtout le samedi. Bon, on n’était pas samedi, et du coup, il n’y avait pas une activité délirante… n’empêche, on a quand même trouvé des fruits et de bons avocats (pas en robe les avocats 😜) et surtout des accras confectionnés par une adorable martiniquaise. C’est un marché couvert construit dans les années 1930, inscrit au titre des monuments historiques depuis 2018. A part ça, il faut avouer qu’il n’y a pas grand chose à voir ! Nous n’étions pas loin de la distillerie La Mauny, nous en avons profité pour nous offrir une petite bouteille de rhum afin de pouvoir déguster un ti punch 🍹 le soir, on est à la Martinique après tout ! Nous avons découvert avec stupéfaction que la nouvelle égérie de la maison La Mauny ressemblait à s’y méprendre à Blandine 😂!
Après un temps de repos sous notre pergola, nous avons repris la voiture pour faire un petit circuit sur la presqu’île des Trois-Îlets, la route des anses. Cette route est bordée d’une succession de baies et de plages, parmi les plus touristiques de l’île, du coup il y a tellement de monde (même en ce moment) qu’il est presque impossible de trouver un endroit où se garer : ce n’est pas faute d’avoir essayer mais nous avons dû abdiquer ! Nous n’avons donc pas pu accéder à la Pointe du Bout. Nous avons traversé les Trois-Îlets, très joli village, mais nous ne nous sommes pas arrêtés, toujours pour la même raison. Nous referons cette partie un autre jour, en partant de bonne heure le matin et ainsi, nous aurons aussi le temps d’aller (re)visiter La Pagerie afin de faire un petit coucou à Joséphine…
Nous avons continué notre route vers la Pointe du Diamant en nous arrêtant aux Anses d’Arlet, puis à Petite Anse (un peu moins courues que du côté des Trois-Îlets). Le Rocher est vraiment tout près de la pointe, c’est impressionnant.
Nous avons fait un petit stop à la minuscule Maison du Bagnard… Cette case pittoresque est l’œuvre de Médard Aribot, sculpteur, né en 1901 à Sainte Luce. Pour la petite histoire, cet homme était un ancien bagnard condamné au bagne à perpétuité pour avoir sculpté, sans y avoir été invité, le buste d’un certain colonel Coppens. Cette erreur, associée à des vols qu’on lui attribua fut un cocktail fatal pour le sculpteur. Le condamné passa quinze ans de sa vie au bagne de Cayenne et fut libéré en 1945 au moment de la fermeture du pénitencier. Il revint en Martinique en 1953 où il construisit la petite maison. Il y passa le reste de ses jours jusqu’à sa mort en 1973.
Dernier stop avant de rentrer : Le mémorial Cap 110 de Laurent Valère, situé Anse Cafard, fut édifié en 1998, sur le territoire et à l’initiative de la ville du Diamant, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Le concepteur, Laurent Valère, est un artiste martiniquais né en 1959. Le site a été choisi en hommage aux victimes du dernier naufrage de navire négrier de l’histoire de la Martinique. Aux abords de l’Anse Cafard, un navire transportant des esclaves s’échoua en pleine tempête sur les rochers de la côte la nuit du 8 avril 1830, alors que la traite avait été déclarée illégale. Le bateau fut entièrement détruit, son nom et sa nationalité jamais établis. Sur près de 300 individus, il y eut 86 rescapés : 46 cadavres furent repêchés, dont les corps furent inhumés au cimetière.
L’œuvre déposée à même le sol forme un ensemble de quinze bustes de personnages affligés, présentés de manière serrée, en triangle, en évocation au commerce triangulaire. Chacune des statues pèse quatre tonnes pour une hauteur de 2,50 mètres. Elles sont orientées au Cap 110 (Est-Sud-Est), en direction de l’Afrique et du golfe de Guinée, d’où venait vraisemblablement le navire. Toutes présentent un même visage penché dans le même sens, accablé, les yeux baissés vers la terre et la mer. Elles figurent la foule des victimes anonymes de la traite.
Juste avant de regagner nos pénates, nous nous sommes arrêtés pour un dernier cliché du Rocher du Diamant.
Notre soirée fut à la hauteur de nos espérances… nous avons dégusté nos chipolatas aux herbes (barbecue mené de mains de maître par Blandine !) après avoir mangé nos accras et bu notre ti punch…
Aujourd’hui, nous allons probablement faire un saut à la plage par le petit chemin qui borde « notre » propriété et pour le reste, on verra bien !



















































































































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