Au pays des loukoums (7)

Et pour clore le séjour, la citerne basilique…

Vendredi 20 mars 2026

A l’heure où je vous écris ce post, nous sommes déjà rentrés à la maison depuis avant hier ! Après avoir remis la maison en état de marche, je peux vous raconter la fin de nos aventures turques…

Ce dernier jour passé à Istanbul a commencé sous un ciel surchargé de pluie, et il s’est terminé de la même façon d’ailleurs ! En fait, tout a mal commencé, c’était vraiment la journée de « la loose »…

Nous avions acheté nos billets d’entrée « coupe file » à la citerne basilique sur internet afin d’avoir le temps de faire nos valises et malgré tout d’arriver assez tôt sur le site pour pouvoir prendre notre temps. Tout s’est très bien déroulé jusqu’à là mais quand nous sommes arrivés devant l’entrée, il y avait un petit écriteau sur la porte pour dire qu’exceptionnellement, le site était fermé jusqu’à 13h00… ce qui nous faisait poireauter pendant 2 heures 1/2 sous la grosse flotte. Dépités nous sommes allés prendre un café pour encaisser la nouvelle et voir ce que nous allions faire ! Heureusement, nous avons pu rester jusqu’à midi face à notre espresso sans que personne ne vienne nous embêter… ce n’est pas à Paris que l’on pourrait faire ça ! Bref, nous sommes retournés à la citerne mais là, une queue incroyable s’était formée et ce, plus d’une heure avant l’ouverture ! Nous avons failli abdiquer mais hors de question d’avoir payé 125 euros et de ne pas en profiter. Résignés, nous avons commencé à faire la queue, qui s’agrandissait inexorablement, ne comprenant pas ce que voulait dire « coupe file »… Finalement, nous avons réussi à comprendre qu’il y avait 2 queues et que nous avions pris la mauvaise (il faut dire que les indications étaient nulles). Une fois cette erreur rectifiée, nous avons encore attendu que les portes s’ouvrent et que notre tour arrive pour enfin franchir l’entrée, trempés comme des soupes mais heureux, bien que frigorifiés !!!

C’est une infime partie de la queue ! Nous étions à une bonne cinquantaine de mètres du début, quant à la longueur derrière nous, difficile à évaluer…

Après, nous n’avons pu qu’admirer la splendeur du lieu ! La Citerne Basilique a été construite à l’époque de Justinien Ier (527-565) pour alimenter le palais byzantin en eau. Elle était alors située sous une basilique, dont il ne reste rien aujourd’hui, mais qui lui a donné son nom. C’est pour remplir la citerne que les aqueducs de Valens (que nous avions vu un autre jour) et Adriano ont été construits. Ces aqueducs recevaient de l’eau des forêts de Belgrade, à une vingtaine de kilomètres de Constantinople. La citerne mesure 140 mètres de long sur 70 mètres de large. On estime qu’elle pourrait stocker environ 100 000 m3 d’eau.

La Basilique Citerne possède en tout 336 colonnes de 9 mètres de haut. Les styles des colonnes sont très variés, puisqu’elles ont été construites à partir des vieilles structures de monuments. Parmi ces 336 colonnes, deux ont comme base une tête de Méduse renversée, cette figure mythologique qui transformait les personnes qui la regardaient en pierre. Ouf, nous sommes toujours en chair et en os et pourtant, on les a bien regardées 🤣!

Quand nous sommes sortis, il pleuvait toujours autant ! La visite n’ayant duré qu’un peu plus d’une demie heure, nous avions le temps d’aller nous restaurer avant de rentrer à l’hôtel où un véhicule venait nous prendre à 16h pour nous rendre à l’aéroport. Nous avons choisi un restaurant très sympa, agréé par le guide Michelin (au diable l’avarice 😜), et surtout qui possédait une belle cheminée avec un magnifique feu, très alléchant pour nous réchauffer… enfin, la journée devenait agréable.

Pour conclure, nous avons beaucoup aimé notre petit séjour à Istanbul. Les gens sont sympathiques, nous nous sommes toujours sentis en sécurité et, ce qui ne gâte rien, on y mange très bien !

Une particularité que je n’ai pas su mettre en valeur, c’est le nombre incroyable de chats qui errent dans cette ville ! Les chats turcs, en particulier à Istanbul, ont été des compagnons de l’homme pendant des siècles. Pendant l’Empire ottoman, les chats étaient appréciés pour leur capacité à contrôler la population de rongeurs dans les maisons, les mosquées et les bazars. De plus, dans l’Islam, les chats sont considérés comme des animaux propres. Selon la légende, le prophète Mahomet avait une grande affection pour les chats, ce qui a contribué à leur statut élevé dans la culture islamique. Cela a influencé la manière dont on traite les chats en Turquie, en assurant leur bien-être et leur protection.

Les chats errants semblent bien nourris et en bonne santé. Il n’est pas rare de voir des gens leur donner des restes de nourriture. Des gens qui mangent au restaurant, des commerçants ou des cuisiniers, il reste toujours un petit morceau pour un chat. Des assiettes de nourriture et de l’eau sont également laissées à l’extérieur des maisons pour les nourrir. Les quartiers ont même des « abris pour chats » pour protéger leurs amis à fourrure quand il fait froid et des distributeurs automatiques de croquettes. Il semble y avoir une règle tacite ici… que les chats n’appartiennent à personne et à tout le monde. Cela permet aux animaux d’être libres mais aussi bien soignés puisque chacun se sent impliqué dans son bien-être. J’aurais pu prendre des tas de photos de chats partout, mais quand j’ai pensé à mettre cette particularité dans mon blog, c’était vendredi, et il pleuvait tellement que j’ai abdiqué !

Nous sommes heureux de notre séjour, la météo, sans être parfaite, nous a quand même gâtés puisque nous n’avons eu qu’un jour de pluie mais à l’inverse, qu’un jour de soleil ! Qu’importe, nous garderons un très bon souvenir de cette escapade…

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