Premiers pas dans Istanbul
Samedi 14 mars 2026
Nous y sommes ! La destination n’était peut-être pas rêvée en ces temps perturbés, mais nous sommes très heureux d’être ici… Nous nous sentons en parfaite sécurité et rien ne semble perturber le quotidien des turcs, du moins, en apparence !
Nous sommes arrivés assez tardivement à l’hôtel vendredi soir (nous n’avons pu aller dîner qu’après 22h – heureusement, les restaurants font nocturne) et comme nous avions un rendez-vous à 8h30 hier matin samedi, (je vous écris aujourd’hui et nous sommes dimanche !), le timing était chargé ! Notre hôtel est bien situé, mais notre chambre est vraiment petite, ce qui n’aide pas forcément pour l’organisation quand on arrive… après, on s’y fait et on s’adapte !
Donc, hier matin, nous étions à l’heure au rendez-vous, après avoir pris un bon petit déjeuner, pour notre visite guidée d’une demi journée de la vieille ville (visite comprise dans notre package). Nous avons eu en plus une guide turque adorable qui parlait un anglais très compréhensible pour nous ! Elle nous a raconté l’histoire du pays et avait beaucoup d’humour, ce qui a rendu la balade très agréable. Nous avons ainsi visité l’hippodrome qui se trouve à côté de la Mosquée Bleue et de la Basilique Sainte Sophie, dans le quartier de Sultanahmet. Il n’en reste que deux obélisques et une colonne en bronze (Colonne Serpentine) mais avec un peu d’imagination et un excellent guide expliquant l’histoire on s’y croirait ! L’Hippodrome était un lieu central dans l’histoire de la ville pendant l’Empire romain et l’Empire byzantin. Il a été construit au 3e siècle et a servi de lieu de divertissement, de compétitions sportives et de rassemblements politiques pendant des siècles. Il a été le théâtre de nombreux événements majeurs de l’histoire de la ville.
Nous sommes ensuite entrés dans la Mosquée bleue, après avoir retiré nos chaussures bien sûr et revêtu un adorable foulard, très seyant 😂. Construite sur les ordres d’Ahmet 1er afin de défier la grandeur de Sainte-Sophie, elle jauge sa rivale de ses 6 minarets. Les 21043 carreaux de faïence d’Iznik de la salle de prière lui donnent une teinte bleutée, une élégante légèreté soulignée par 260 fenêtres et une série aérienne de coupoles et de demi-coupoles. Magnifique ! Nous avons continué, en longeant l’hippodrome, jusqu’à Sainte-Sophie en complète restauration, extérieur comme intérieur, ce qui fait que nous n’irons pas la visiter, la guide nous l’ayant déconseillé, le prix étant exorbitant pour voir des échafaudages !
La destination suivante fut le Grand Bazar, mais nous avons fait deux stops intéressants en cours de route : l’un dans une fabrique artisanale de céramiques où une jeune femme nous a fait une démonstration de poterie. Nous aurions bien rapporté une de ces œuvres, mais il aurait trop fallu casser la tirelire, la moindre pièce valant plusieurs centaines d’euros (un simple mug valant 180 euros). Le deuxième stop, beaucoup plus à notre portée et beaucoup plus gourmand fut une boutique d’épices et de loukoums… et quand on a goûté un morceau de ces divines gourmandises, on ne peut pas résister à la tentation !!! Nous en avons acheté bien sûr 😋!
C’est en arrivant au Grand Bazar que nous avons quitté notre guide. Le Grand Bazar, avec ses 4000 échoppes, est le plus grand marché couvert d’Orient. Inutile de vous dire que nous n’avons parcouru que la « rue » principale afin de ne pas nous perdre dans ce labyrinthe ! C’est un très bel endroit.
De là, nous avons « volé » de nos propres ailes !!! Au début, nous étions un peu paumés dans ce dédale de ruelles bondées de monde mais grâce aux appareils sophistiqués dont nous disposons à l’heure actuelle (j’ai nommé le sacro-saint téléphone-appareil photo-GPS) nous sommes parvenus sans encombre au marché aux épices. Entre-temps, nous nous sommes rempli le ventre pour recharger les batteries, juste à proximité du marché. Ce fameux marché palpite au rythme du négoce depuis 1663, époque où génois et vénitiens régnaient en maîtres sur le commerce. Choix illimité d’aromates, fruits secs et autres douceurs, auxquels s’ajoutent bijoux et habits… Lovée au creux des minuscules ruelles surpeuplées, un petit escalier quasi invisible (merci au street view google que nous avions pratiqué avant de partir !!!) nous amène à la mosquée Rustem Pasha, mosquée joyau de 1561 qui marque l’apogée de l’ornementation murale ottomane : merveilleuses faïences d’Iznik aux motifs floraux et géométriques.
Après une montée infernale, qui nous a achevés 🥵, nous sommes arrivés sur la 3ème colline du vieux Stamboul sur laquelle est bâtie la superbe mosquée de Soliman le Magnifique. De ces jardins, la vue sur le Bosphore et le quartier de Galata est splendide. Elle date des années 1550 et n’a rien à envier aux autres mosquées !
Le retour jusqu’à l’hôtel s’est fait par des petites rues bordées de maisons de bois, mais nous espérons en voir beaucoup plus dans d’autres quartiers. Ravis de notre journée, nous n’en étions pas moins éreintés et le pauvre Gilbert a payé le tribut avec de terribles crampes aux jambes cette nuit… Aujourd’hui donc, un peu de calme, avec un rendez-vous à 16h00 cet après-midi pour une croisière sur le Bosphore au coucher du soleil… si tant est que nous le voyions apparaître aujourd’hui !





































































































































En effet magnifique journée, attention aux loukoms, 5 mn dans la bouche et toute la vie sur les hanches. C’est une très belle ville. Bisous. Josette