La presqu’île de la Caravelle et Sainte-Marie
Mardi 20 janvier 2026
Pour la première fois depuis que nous sommes ici, nous avons passé la journée sur la route… Malgré le temps plus que maussade ici ce matin (beaucoup d’averses) nous avons pris la voiture pour nous rendre dans le Nord-Est de l’île, à savoir jusqu’à Sainte-Marie. Ce n’est pas tant les kilomètres qui comptent (une cinquantaine) mais plutôt l’état des routes ! Nous sommes passés par le centre de l’île (donc la montagne) pour éviter les embouteillages incontournables de la N5, du coup, ce sont virages et dénivelés qui ralentissent la vitesse…
Nous avons vu de beaux paysages sous le soleil… et sous la pluie ! Nous avons commencé par nous rendre sur la presqu’île de la Caravelle, avec le petit village de pêcheurs de Tartane et sa très belle plage (Sophie, ça ne te rappelle rien ? les jolies femmes de pêcheurs qui viennent attendre leurs maris dans une ambiance joyeuse et décontractée… 😂). La presqu’île s’avance de 10km dans l’océan Atlantique et est constituée par un amas de laves volcaniques anciennes, ce qui offre une superbe variété de paysages et de plages. Son classement en Parc naturel régional de la Martinique lui vaut d’avoir été préservée de la bétonisation.
Toujours sur cette presqu’île, le château Dubuc dresse ses ruines dans un cadre splendide. En 1657, Pierre Dubuc, originaire de Dieppe en Normandie, débarque en Martinique pour échapper aux mousquetaires du roi de France, à la suite d’un duel. En récompense de ses victoires contre les indiens, il prend possession de Trinité et de Tartane à partir de 1671 et se lance dans la culture de canne à sucre, café et tabac. La famille Dubuc prospère, et quelques années plus tard, c’est Louis Dubuc, le petit-fils de Pierre, qui reprend l’habitation baptisée Caravelle qui deviendra le château Dubuc.
La situation, l’importance et les activités du château Dubuc en font une demeure au passé sombre… Sous ses airs de grande habitation sucrière du XVIIIe siècle, on y soupçonne certains agissements de contrebande, des trafics de marchandises et d’esclaves. Certains indices rendent évidentes les pratiques clandestines qui s’y sont déroulées : entrepôts surdimensionnés par rapport à la sucrerie, coffres, cachots d’esclaves…
Abandonné après le passage du cyclone désastreux de 1766, le château Dubuc est classé parmi les monuments historiques depuis 1992.
On peut se rendre au château en voiture jusqu’à un certain point mais ensuite il faut marcher sur un sentier très pentu, descente à l’aller et… remontée au retour ! On a attrapé une bonne suée 🥵 car il faisait très chaud et humide. Malgré tout, nous nous estimons chanceux car nous arrivons toujours à nous mettre à l’abri lors des averses…
Nous avons continué notre route jusqu’à Sainte-Marie où nous avions prévu d’aller déjeuner au restaurant St James car j’en avais gardé un très bon souvenir lors de notre premier séjour en Martinique. Nous avions déjeuné dans une salle très créole, ce qui m’avait beaucoup marquée, mais depuis ils se sont bien agrandis et c’est sous un grand auvent que nous avons pris notre repas… créole bien sûr !!! (boudin antillais, accras de crevettes, colombo de cabri, fricassée de lambi et pour finir, blanc-manger coco).
C’est avec le ventre bien plein que nous avons visité le musée du rhum Saint-James, très plaisant à découvrir. Il retrace l’histoire au travers d’une exposition de photographies et d’anciennes affiches présentant la culture de la canne, les différentes étapes d’élaboration du rhum au vieillissement en fût. Il est situé dans une très ancienne et très belle maison coloniale.
La maison de la distillation retrace l’histoire de l’art distillatoire au travers des différents appareils utilisés selon les époques, de l’alambic aux colonnes à distiller. On y découvre également la cave à Millésimes St James recelant, parmi une collection rare et exceptionnelle, des Millésimes de 1885 à nos jours.
Seul bémol, nous avions envie de faire la balade en petit train à travers les plantations de canne et de bananes mais hélas, il ne fonctionne pas l’après-midi !!!!
Nous sommes rentrés en fin d’après-midi, et tout de suite, petit « plongeon » dans la piscine ! une merveille pour se rafraîchir et pour oublier la fatigue de la journée… Même Pépère commence à y prendre goût !













































































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